13 oct
La fin du pétrole est proche …
… Oui mais quand ?

C’est la question que s’est posée l’Ukerc (Centre de recherche sur l’énergie du Royaume Unis) et la réponse est « Avant 2030 » mais la date exacte est sans intérêt.
On parle ici de Peak Oil ou en français de pic pétrolier c’est à dire le moment à partir duquel la production baissera irrémédiablement du fait du tarissement des puits et du non renouvellement par la découverte de nouveaux sites.
Précisons que ce Peak Oil est annoncé depuis des années et que les progrès technologiques et les nouvelles découvertes n’ont eu de cesse que d’en repousser l’apparition (on vous en parlait déjà ici).
Aujourd’hui il faut néanmoins se rendre à l’évidence qu’un jour on viendra à bout des ressources et la difficulté à prévoir cette date réside dans le fait qu’il y a quelques inconnues.
D’abord les réserves de pétrole mondiales sont estimées (et donc non connues précisément) à partir des données fournies par les compagnies pétrolières (qui ont intérêt à gonfler leur stock, leur valorisation boursière en dépendant).
Ensuite les conditions d’exploitation ont évolué tant et si bien que des puits considérés comme taris ont réouvert grâce à l’utilisation de nouvelles technologies d’extraction.
Pour terminer certains sites inexploitables économiquement à un pétrole à 70$ le baril le deviendront lorsque le pétrole gratterra les 100$ ou chatouillera les 200$.
La question est donc : « Mais alors quand ? »
C’est dans un rapport étayé de 500 pages publié ce 8 octobre que l’on peut trouver la réponse à cette question.
Attention point de Madame Soleil on ne vous donnera ni date ni heure mais une fourchette d’évaluation pondérée par une probabilité d’apparition.
Il ressort ainsi à la lecture de ce rapport que ce pic sera atteint avant 2030 et ce quelles que soient les ressources découvertes et l’évolution de la technologie.
Plus précisément on parle d’une fourchette allant entre 2009 et 2030 avec un risque significativement élevé d’une apparition avant 2020.
Vous voyez sur le graphique ci après une estimation de ce Peak Oil réalisée par l’Association pour l’Etude du Pic Pétrolier (ASPO) en 2004.
Cette association prévoit le pic vers 2012, comme on peut le constater sur son graphique.

Pic de production atteint vers 2012
Pourquoi est-ce si important de connaître la date d’apparition de ce pic ?
Parce que les délais nécessaires à l’implémentation de nouvelles sources énergétiques sont tels qu’un risque de pénurie global est loin d’être négligeable et qu’il nous faut aujourd’hui sans plus tarder ni ergoter investir énormément dans la recherche.
2030 c’est dans 20 ans et ce délai est bien trop court pour mettre en place un système prouvé de substitution.
Et quel est le risque ?
Bien entendu il est énergétique mais surtout géopolitique et climatique.
Climatique ?
L’exploitation de base carbonnée non conventionnel deviendra très attractive (sable et schistes bitumineux, gaz naturel, biomasse, …) et leur impact sur le climat est loin d’être négligeable..
Ainsi les sables bitumineux ont un impact beaucoup plus conséquent sur l’environement que ne l’avait l’exploitation pétrolière.
Géopolitique ?
Privez de ressource les pays dont la démocratie est soutenue par les pétro-dollars et vous ne tarderez pas à en observer les conséquences.
La seule chose certaine c’est que lorsque nous aurons atteint ce Peak Oil plus rien ne sera plus comme aujourd’hui.
Via Futura-Sciences





Rédigé par Tweets that mention La fin du pétrole est proche … | Energethique -- Topsy.com, le 13.10.09 à 15:28
[...] This post was mentioned on Twitter by Gizmo_ben and audrey_couleau. audrey_couleau said: RT @Energethique: La fin du pétrole est proche … http://bit.ly/43fSWK : C'est peut être ce qu'il faut pour qu'ils se bougent… :p [...]
Rédigé par Twitted by audrey_couleau, le 13.10.09 à 15:31
[...] This post was Twitted by audrey_couleau [...]
Rédigé par Gizmo, le 13.10.09 à 15:39
Je me suis permis de rajouter un lien vers notre précédent article sur le pic pétrolier
.
J’ajouterai juste que j’avais entendu dire que ce ne sont pas que les compagnies qui déclarent les stocks, dans le cas des pays de l’OPEP, ils déclarent eux mêmes leurs réserves (qui ne sont pas vérifiées par des organismes extérieurs) car la production max de chacun est calculée en fonction de ses réserves… Ils avaient donc tout intérêt à gonfler certains chiffres pour pouvoir produire un peu plus !
Rédigé par Bonfire, le 13.10.09 à 15:44
Merci Giz’ …
Pour être complet et permettre à l’avocat du Diable de s’exprimer je suis tombé sur un article déconcertant signalant que toute cette théorie de pic pétrolier était de la foutaise.
Il y a des choses intéressantes dans cet article, je vous laisse juge et vos commentaires sont les biens venus.
http://eco-sceptique.over-blog.fr/article-26830117.html
Rédigé par Gizmo, le 13.10.09 à 16:10
Je reste très sceptique… Ce qui est remis en cause, n’est pas la théorie du pic en elle-même, mais plutôt la genèse du pétrole. En effet, la théorie du pic est purement mathématique, si on consomme un stock fini de ressources, on aura un pic de consommation à un moment ou un autre !
Sinon pour l’histoire de formation du pétrole dans des couches terrestres, comment justifie-t-il cela comme renouvelable ? La terre réabsorbe d’immense quantité de carbone qu’il transforme en pétrole… Même en admettant ça, vue que pour le moment la quantité de CO2 dans l’atmosphère, ça veut dire qu’on produit plus de gaz carbonique qu’il n’y a de carbone absorbé au niveau global. On se retrouve donc pour moi avec un renouvellement du pétrole obligatoirement plus petit que notre production, donc un pic… Vous m’avez suivi ? Je sais pas si je suis clair !
Rédigé par Twitted by roald, le 13.10.09 à 22:27
[...] This post was Twitted by roald [...]
Rédigé par Sables bitumineux | Energethique, le 27.11.09 à 15:54
[...] pourtant une autre source d’énergie dont nous avions vaguement parlé sur le site (ici et là) il s’agit des sables [...]
Rédigé par Peak oil vue d’artiste. | Energethique, le 07.10.10 à 19:31
[...] d’artiste de ce que représente ce peak oil ; pour ceux que ça intéresse on en avait parlé ICI et LA Past Peak Oil Travelling Towards Transition Animation from Anita Sancha on [...]
Rédigé par Bonfire, le 08.04.11 à 18:54
Et voilà des nouvelles bonnes pour l’environnement et mauvaise pour notre portefeuille….
« Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole. La production ne peut maintenant que décroître »
Dixit François Fillon premier ministre français.
Rédigé par Gizmo, le 09.04.11 à 08:37
Au moins ils commencent à l’admettre, pas mal
Rédigé par Bonfire, le 29.04.11 à 10:58
Une preuve que nous sommes dans un tournant énergique est que Total vient de lancer une OPA amicale sur SunPower ; cette société américaine fabrique des panneaux solaires.
Et Total n’y va pas avec un portefeuille en peau d’oursin … jugez plutôt :
« L’accord de garantie financière prévoit que Total garantisse, à hauteur de un milliard de dollars, les obligations de remboursement de SunPower au titre des lettres de crédit qui seraient émises pendant les cinq prochaines années pour le développement des activités de centrales solaires et grandes toitures à l’échelle mondiale », indiquent les deux groupes.
Rédigé par Gizmo, le 29.04.11 à 11:03
Je vais faire mon rabat joie mais Total investit depuis plusieurs années dans le renouvelable, pour moi le vrai déclic viendra quand Exxon investira de grosses sommes dans le renouvelable !
Rédigé par informatique grenoble, le 02.11.11 à 02:19
plus le petrole bon marché est rare, plus le petrole difficile a extraire (couteux) devient faisable, donc plus on avance dans le temps, plus on peut exploiter des gisements inexploités … de la à dire la fin du pétrole ? je ne sais pas quelles sont nos reserves mais d’ici la j’espère que d’autres energie sauront remplacer celle ci !
Sebastien
Rédigé par Bonfire, le 02.11.11 à 11:06
Pour compléter le commentaire de Sébastien il y a même des puits qui ont été fermés par défaut de rentabilité et qui sont réouverts depuis que le pétrole fleurte les 100$ le baril.
De plus le pétrole cher induit que les autres énergies deviennent parfois plus compétitives et donc que l’on consomme un peu moins de pétrole.
Le problème vient surtout du fait du manque d’investissement dans les raffineries, plus personne ne veut y investir massivement et on maintient en exploitation des sites vieillots et dont la rentabilité énergétique n’est pas optimale.
En conséquence l’éthylène base pétrole est devenu hors de prix et complètement décalé par rapport aux prix du pétrole.