L’éolien tel qu’on le voit aujourd’hui ne diffère pas ou peu de ce que nos aïeux utilisaient au moyen-âge ; pour mémoire les premiers moulin à vent date du VII ème siècle.
Alors diantre ne peut on vraiment faire mieux aujourd’hui ? Quatorze siècles et aucun perfectionnement ou presque ???
Rassurez vous voici venir tout droit issu des laboratoires de l’université Joseph Fourier à Grenoble où la société Eléna Energie vient de commercialiser la Turbolienne (cliquez sur le lien il y a une animation sur le site du mode de fonctionnement de la turbolienne).
Petite, silencieuse et performante cette turbolienne est munie de deux élices contrarotatives qui permet ainsi un rendement plus important qu’une éolienne traditionnelle.
Du côté des chiffres nous avons ici un modèle de 1,60 m et pesant près de 56 kg qui devrait ainsi pouvoir, selon une étude réalisée sur des moyennes de vent dans notre pays, produire 10MW pour un prix avoisinant les 20 000€ (hors TVA et placement).
Le placement doit s’effectuer à une dizaine de mettre de hauteur sur un toit ou sur un mat.
Si cela vous intéresse sachez que Marc Bolland, bourgmestre de Blegny, vient d’autoriser l’investissement de 100 000 € pour l’installation sur sa commune de ces turboliennes.
En Belgique c’est la société DTA sise à Herstal qui se chargera de l’étude d’implantation et de la commercialisation de ces éoliennes privatives.
La société Riedel Recycling, située en Allemagne (près de Moers, Duisbourg) spécialisée dans la collecte et le recyclage des matériaux de construction, vient d’installer le plus grand toit solaire en allemagne.
Il s’agit de pas moins de 11 000 modules photovoltaïques pouvant produire jusqu’à 837kW au total.
Le courant continu est transformé par quatre ondulateurs dont, cerise sur le gâteau, la chaleur générée pour la transformation en courant alternatif est récupérée pour chauffer les locaux de la société.
L’énergie produite devrait permettre d’alimenter pas moins de 700 foyers.
On parle ainsi d’une récupération de près de 45kW de chaleur.
A quelques heures de la clôture du sommet de Copenhague on commence à entendre des discours aussi noir que le charbon.
Alors qu’à l’ouverture tout le monde était serein aujourd’hui c’est le moment de retourner sa veste!
Alors opportuniste les dirigeants ?
Comme on l’a déjà dit le sauvetage du climat est un plan à très long terme, du moins d’un point de vue politique qui n’a en général pas de vision au delà de ses 4 années de mandat.
Donc au départ chacun veut donner la meilleur image qu’il soit de son pays et on y va de phrases alambiquées et décorées comme un sapin de Noël (c’est de saison) avec des cadeaux à faire rougir le Père Noël : 30% de réduction par ici, 20 de plus par là, … on se croirait en pleine solde !
Maintenant le temps des décisions est venu et il faut se rendre à l’évidence que rien ne sera gratuit, ni la réduction de notre mode de consommation ni même le laisser aller qui à terme risque d’être bien plus couteux.
Malheureusement à terme signifie pour un autre politicien bref le « C’est pas moi c’est lui » …
Alors raz de marée sur les discours, les uns ne pensent plus pendant que les autres n’entendent pas …
Une tactique éprouvée pour permettre d’applaudir un pet de mouche, en effet si vous promettez la lune et n’offrez qu’un peu de sable il y a fort à parier que vous n’en sortirez pas grandi alors que promettez un peu de sable et offrez un joli rocher et vous obtiendrez l’effet inverse.
Finalement les promesses n’engagent que ceux qui y croient !
Je terminerai par un petit clin d’oeil issu de l’excellent Snut :
Selon un rapport publié par le WWF en marge du sommet de Copenhague les technologies dites vertes devraient devenir le troisième secteur industriel à l’horizon 2020.
Le rapport estime que d’ici 2020, l’industrie (verte) vaudra 1.600 milliards d’euros par an, devenant le troisième secteur industriel juste dernière celui de l’automobile et de l’électronique
Cette étude prévoit ainsi une augmentation de près de 15% l’an des investissements dans les énergies renouvelables.
Carte d'implantation des éoliennes
C’est une excellente nouvelle, si elle venait à se concrétiser, qui démontre qu’écologie et économie peuvent faire cause commune et qu’il n’est pas nécessaire d’envisager l’avenir sous un oeil morose.
L’expression It rains cats and dogs que l’on traduit par Il pleut des cordes en français a été revue et corrigée par Planet Stupid.
Planet Stupid est connu pour sa position contre l’expansion de l’aviation dont l’impact sur l’environnement est catastrophique comparé aux autres moyen de transport.
Son slogan est très clair à ce sujet : « Bringing the aviation industry down to earth »
Je vous laisse apprécier, c’est second degré (si je puis me permettre ce mauvais jeux de mot) … et réfléchir à vos propres actes.
On ne va pas revenir une fois de plus sur les effets du pétrole sur le climat, il n’y a je pense que quelques uns pour avoir encore un doute.
Aujourd’hui je vais vous parler d’une autre face cachée du pétrole, au moins aussi noir que le pétrole lui même, c’est l’exploitation pétrolière et l’influence sur son environnement proche.
En Amazonie les indiens intentent un procès historique contre l’une des plus puissante organisation pétrolière mondiale, la firme Texaco.
Avec l’appui de journalistes d’investigation une enquête approfondie a été menée et un film, Crude, est sorti reprenant les faits constatés.
Les plaignants, 30 000 autochtones, ont assigné la firme Chevron, fusionnée depuis avec Texaco, pour avoir délibérément pollué l’eau, l’air et la terre de leur territoire et ce pendant plusieurs décennies.
Le résultat un habitat devenu impropre qui oblige ces indiens à la migration et tout une série de maladies dégénératives tels que cancers, malformations, … à tel point que ce territoire a été rebaptisé le Tchernobyl amazonien.
Bien entendu la firme Chevron réfute toutes ces accusations…
Crude dont vous pouvez voir un extrait ci après est un l’excellent résultat d’un journalisme d’investigation.
Ce film a reçu ce 24 novembre 2009 le premier prix du festival international du film d’environnement.
Si vous avez l’occasion d’avoir une copie de ce film je vous le recommande chaudement.
Du 27 novembre au 30 novembre se tiendra à Namur Expo pour la troisième fois le salon Energie & Habitat.
Avec 250 exposants et plus de 30 000 visiteurs, le Salon « Energie & Habitat » est devenu LA référence belge en matière d’économie d’énergie dans le bâtiments.
Les nouvelles réglementations en matière de consommation énergétique rendent un tel Salon plus nécessaire que jamais : Réduction obligatoire des émissions de CO2 de 7,5% en Wallonie et à Bruxelles à l’horizon 2008-2012; Nouvelles normes contraignantes de Performance Energétique des Bâtiments d’application en Wallonie et à Bruxelles depuis l’été 2008; Introduction du « Certificat énergétique » courant 2009; Raréfaction des énergies fossiles, augmentation imprévisible du prix de l’énergie, etc.
Une réduction de 2€ du droit d’entrée est possible via le site Energie & Habitat
Malgré les publications rassurantes de ces derniers mois montrant une diminution globale du taux de CO2, massivement du au ralentissement économique que nous connaissons, la concentration en CO2 dans l’atmosphère continue de croître.
Ces nouvelles optimistes risquent d’ailleurs d’induire un public non averti dans l’erreur, en effet certains journaux à grand tirage n’ont pas manqué de publier cette fausse bonne nouvelle.
Sur cette bonne nouvelle on prend la voiture et on va faire un petit tour pour s’aérer l’esprit …
Trêve de plaisanterie et d’optimisme.
Il faut relativiser ces informations car bien qu’une légère diminution ait été constatée cette année la concentration en CO2 atmosphérique est toujours croissante.
Ce qui importe n’est pas le bilan annuel mais le bilan global.
Bien entendu si d’année en année nous étions sur une phase décroissante il y aurait lieu de se réjouir mais ce n’est malheureusement pas le cas.
Ainsi comme le précise l’Agence International de l’Energie (AIE) ce qui importe c’est l’état de la planète en 2030.
Alors même si une bonne nouvelle est toujours la bien venue ne versons pas dans l’euphorie aveugle et continuons à ménager nos émissions.
Quand on mélange les mots énergie et Chine on pense immanquablement à pollution, c’est un fait avéré dans ce pays où une centrale électrique base charbon voit le jour chaque semaine.
Et pourtant il ne faut pas non plus masquer le fait que ce pays s’est doté d’une production électrique éolienne considérable.
Ainsi ce n’est pas moins de 30 GW éolien qui sont installés ce qui équivaut à cinq fois la puissance électrique nucléaire belge ou la moitié de la puissance nucléaire française.
Ce fait est d’autant plus remarquable que l’objectif de cet engagement vert avait été fixé en 2020.
Si la Chine continuait sur cette croissance (9% l’an) elle pourrait théoriquement baser son électricité entièrement sur cette source à l’horizon 2030 (j’ai bien dit théoriquement).
Avec une telle capacité la Chine est devenu le second producteur éolien au monde, juste derrière les USA ; un bémol cependant ces deux pays sont aussi (parmi) les plus polluants au monde
Les panneaux photovoltaïques (qui étaient) poussés par les primes octroyées par les régions ont eu leur petit succès.
Aujourd’hui pour être dans le vent (:-)) il faudra compter sur l’éolien domestique qui s’impose petit à petit dans les esprits.
Un des plus grands designers Philippe Stark aurait ainsi préparé un projet d’éolienne domestique.
La taille et bien entendu le design de ces modèles permettraient ainsi une intégration pratique et réussie dans l’habitat traditionnel.
D’une puissance comprise entre 250 et 5000 W ces kits représenteraient jusqu’à 60% des besoins d’une famille pour un prix relativement modeste puisqu’ils sont annoncés entre 300 et 400€.
Trop beau pour être vrai ?
Il semble en effet que le concept ait un peu de retard puisque sa commercialisation d’abord prévue pour la fin de cette année a été repoussée sine die.
Comme vous pouvez le voir sur l’image ci après le design ressemble plus à une grosse sucette qu’aux moulins à vent traditionnels que l’on peut croiser sur nos chemins.
Je voudrais ajouter un énorme disclaimer à cet article ; on a beau fouiller les méandres du web, le site de Philippe Starck et les sites référents rien ne transpire, aucune information n’est donnée sur les caractéristiques techniques et de fonctionnement de cet éolienne.
Espérons qu’il ne s’agisse donc pas que d’un effet d’annonce et que nous pourrons effectivement nous doter bientôt d’une production électrique bon marché.
Mais je reste néanmoins très sceptique sur ce projet… et vous ?
Pourquoi faut il indéfiniment réinventer la roue ? C’est sans doute sur cette base qu’est né le concept de l’arbre habitat.
Il n’est pas question ici de cabane nichée à 30 mètres du sol ou d’un nid à la Marsupilami, non l’idée est de remplacer notre habitacle traditionnel par une structure basée sur l’arbre.
Le concept un peu futuriste est d’ériger un toit à partir des plantes environnantes.
La structure de base est imaginée à partir de la végétation qu’on aura au préalable pliée, manipulée, agencée afin de se prêter à la construction.
Nous parlerons ici de fission nucléaire, le rêve étant un jour de voir des centrales à fusion beaucoup plus puissantes mais surtout pratiquement pas polluantes.
Il est parfois difficile de se faire un avis sur le nucléaire, il y a des avantages indéniables à cette énergie dites décarbonée mais il ne faut pas occulter les problèmes inhérents au traitement des déchets.
Pour vous faire une opinion, un avis, circonstancié je vous invite à regarder le reportage qui sera diffusé sur ARTE le 13 octobre à 20h45.
Le titre est éloquent : « Déchets, le cauchemar du nucléaire » dont voici un court extrait :
Sans vouloir me faire l’avocat du diable il faut reconnaitre qu’à moins de trouver une solution de traitement de nos déchets, nous lèguerons à nos descendants un lourd héritage.
Néanmoins aujourd’hui supprimer simplement ce mode de production d’énergie serait également un suicide.
Il est des choix difficiles à faire entre la peste et le choléra …
Vaste débat chez nos voisins entre le coût CO² d’un déplacement en avion comparé à celui d’un déplacement en TGV.
Vaut-il mieux faire Paris-Marseille à bord d’un avion ou dans le train ?
Personnellement en terme de confort j’ai déjà choisi le train … mais mon avis personnel ne vaut pas un pet de CO² !
La réponse semble évidente à tout un chacun et pourtant c’est loin d’être aussi facile à déterminer.
En effet si l’option rail bénéficie d’un transport peu gourmand en énergie, comparé à l’avion, il faut inclure dans le calcul la dépense effectuée pour construire tout l’infrastructure ferroviaire.
Aujourd’hui le RFF (réseau ferré Français), la SNCF et l’ADEME (Agende De Environnement et Maîtrise de l’Energie) ont profité de la construction d’une nouvelle ligne grande vitesse pour calculer le bilan carbone global. Lire la suite
Il est acquis que les biocarburants ne pourront pas provenir de produits cultivés traditionnels comme la canne à sucre ou les betteraves, céréales, …
L’avenir de ces types de carburants passe par l’efficacité des bactéries, levures et autres micro-algues.
Une nouvelle bactérie vient à ce propos de pointer le bout de son nez aux chercheurs du MIT et semble très prometteuse.
Lointaine cousine du bacille de Koch cette bactérie nommée Rhodococcus opacus est une vorace sans limite et très peu difficile dans ses choix alimentaires.
On la retrouve ainsi dans les sols pollués par les hydrocarbures et elle se développe dans aucun problème pour autant qu’on lui procure des composés sucrés, ceci sans être nullement dérangée par d’éventuelles molécules toxiques.
Gardons nous de l’euphorie il faudra sans doute encore quelques années de recherche et développement au MIT pour tripatouiller dans les gènes de cette bactérie et la rendre efficace.
La recherche reste donc pour la moment confinée au laboratoire et ne devrait trouver une éventuelle commercialisation avant de nombreuses années.
Néanmoins ceci montre que dans le domaine des biocarburants la recherche progresse et tente de trouver une réponse aux exploitations agricoles ayant pour but de remplir nos réservoirs.
C’est la prévision alarmante exposée aujourd’hui à Genève par le WWF lors de la conférence sur le climat.
En effet, il semblerait que la fonte des glaces s’accélère plus que prévu. Les glaces arctiques en fondant relâche du méthane, gaz à effet de serre, qui vient s’ajouter aux autres émissions humaines et naturelles.
Il y a aussi le fait que l’augmentation du niveau implique une augmentation de l’étendue d’eau, qui est donc plus à même de capter l’énergie solaire. Bref, tout cela ressemble bien à une spirale de laquelle il nous sera difficile de sortir.