Le solaire thermique va faire de l’ombre au photovoltaïque

Le solaire tout le monde connaît mais il y a grand à parier que lorsqu’on pense solaire on pense surtout photovoltaïque.

Il faut dire que ces dernières années les autorités ont surtout investi dans le particulier et dans l’installation de le photovoltaïque délaissant ainsi une autre source d’énergie le thermique.

Quand on parle de thermique il faut aussi distinguer le chauffe eau solaire, efficace certes mais guère intéressant en collectivité, et le thermique électrique.

Tout d’abord on ne va pas vous parler ici de nouvelle technologie, le solaire thermique a derrière lui des siècles d’histoire, rappelez vous Archimède (Miroirs ardents) qui s’en fit le promoteur pour repousser la flotte romaine de Syracuse.

Donc ici on va vous parler de solaire thermique générateur électrique à l’image des traditionnelles centrales électriques où le but est de produire de la vapeur pour alimenter une turbine.

C’est en 1913 que Frank Suhman réalisa la première « centrale » thermique pour des besoins d’irrigation en Egypte mais c’est pendant la première crise pétrolière de 1970 que ce système révéla tout son potentiel.

Rappelez vous, on en avait déjà touché un mot sur le blog : ICI.

Alors pourquoi déterrer ce vieux post ?

Parceque aujourd’hui on parvient même à stocker cette énergie de manière à rendre ces centrales beaucoup plus efficace.

En effet si les centrales solaires thermiques sont efficaces pendant 30% du temps, les nouvelles centrales permettant le stockage de sel fondu à haute température permettent d’atteindre 70% d’efficacité.

Sachez enfin le phénomène de transfert de chaleur assure quand à lui une génération d’électricité stable pendant 15-30 minutes en cas de perturbation météorologique (ce qui n’est pas du tout le cas du solaire photo-voltaïque pour lequel cette durée est bien inférieure).

Enfin pour rendre ce type de centrale utilisable 24h/24 on parle aujourd’hui « d’hybridisation » à savoir que l’on greffe sur ce projet une petite centrale gaz naturelle.

Ces deux systèmes possédant en commun la partie conversion de la vapeur en électricité, l’adaptation d’une centrale thermique en centrale à gaz représenterait donc un coût marginal.

L’ « hybridisation » pourrait même être envisagée dans l’autre sens, solaire thermique comme mode d’entraînement des turbines des centrales à gaz…

L’obstacle majeur à la généralisation de ces centrales est le manque d’investissement dans ce secteur ; on estime à 6 ans le temps nécessaire à réunir les fonds et persuader les investisseurs du bien fondé de ce genre de production.

Malgré cela, la possibilité de produire de l’électricité à coût moindre et surtout l’opportunité unique de stockage de l’énergie fournit au solaire thermique un avantage concurrentiel déterminant par rapport au solaire photo-voltaïque qui n’a pas réellement d’autres alternatives pour sa production nocturne que les sources fossiles habituelles…

En savoir plus : eSolar

Source : Bulletins électroniques

Des solutions pour le CO2

L’école polytechnique fédérale de Lausanne vient de créer une chaire dédiée à l’étude du stockage souterrain et à long terme du CO2 .

Ce poste, rattaché à la Faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (ENAC), a été créé grâce à un financement de 2,5 millions de la société Petrosvibri SA.

«C’est un domaine émergent, où beaucoup de questions scientifiques se posent encore», explique Lyesse Laloui, professeur de géo-ingénierie, directeur du Laboratoire de mécanique des sols à l’EPFL.

Mieux connaître les interactions entre ce gaz et les roches hôtes de la séquestration sera l’une des priorités du nouveau professeur.

Il s’agira notamment d’en étudier les réactions dans une variété de milieux géologiques, de conditions de températures, de profondeurs ou encore de mouvements tectoniques.

Le financement de la société Petrosvibri n’est pas totalement désintéressé.

Les forages qu’elle mène sous le lac Léman devrait vérifier la présence d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans ce sous-sol, les probabilités sont de l’ordre de 15% de chance de voir aboutir.

Dans le meilleur des cas cela représenterait l’équivalant de la consommation Suisse en gaz pendant une vingtaine d’année et dans le pire des cas le forage permettrait d’étudier la structure géologique pour vérifier son utilisation comme un emplacement pour séquestrer du CO2 et être ainsi intégrée dans un réseau mondial de stockage de ce gaz.

Le stockage sous terrain n’est pas vraiment une nouvelle idée, les risques liés à une fuite sont loin d’être nul sauf si le CO2 peut être assimilé par les roches.

Pétrole vert

L’idée de produire du pétrole, ou plutôt du carburant, à partir de matières organiques n’est pas nouvelle et il existe de très nombreuses méthodes plus ou moins efficaces et donc rentables (en terme énergéthique).

Rappelons d’ailleurs en passant que le pétrole n’est lui même jamais que de la biomasse puisque issu de matières organiques sédimentées et fermentées.

Une nouvelle filière à partir du traitement d’algues vertes vise à obtenir un « pétrole » au pouvoir calorifique de près de 45 800 J/g soit autant que l’essence et le diesel.

Précédemment les algues, difficiles à traiter car gonflées d’eau, étaient séchées au soleil ou dans un four pour être ensuite réduite en poudre.

Cette poudre est ensuite traitée pour « casser » les parois cellulaires et extraire ainsi les huiles à partir desquelles on produit un carburant appelé « Pétrole brut vert ».

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Le soleil brille nettement moins sur le photovoltaïque !

Le journal Het belang van Limburg publie un article reprenant une étude de la Xios Hogeschool Limburg démontrant que sans les primes les panneaux solaires et autres pompes à chaleur ne pourraient être rentabilisé en moins de 20 ans (article dans la langue de Vondel).

La fédération belge du photovoltaïque BelPV n’en démord cependant pas, la rentabilité reste d’après elle acquise entre six et huit ans.

L’étude démontre qu’une période de 12 ans serait plus réaliste pour atteindre le remboursement de l’investissement ; ensuite la perte d’efficacité des panneaux liés à l’immobilisation de l’investissement (l’argent qui ne peut plus vous rapporter puisque dépensé) reporte la véritable rentabilité d’encore quelques années.

L’étude conclu en précisant aux personnes intéressées qu’il y a lieu de tenir compte de plusieurs facteurs comme l’orientation et des revenus possibles en électricité avant de se lancer dans l’aventure.

J’apporterai un bémol à cette étude en précisant que ceci n’est valable que pour les panneaux solaires « standards », aujourd’hui il y a de très nombreux développements dans ce domaine et on peut espérer retrouver demain des panneaux moins chers à produire et plus efficace ; tout ceci tendra à en augmenter la rentabilité.

Enfin comme l’a déjà écrit Gizmo ici même avant de faire un investissement conséquent (comptez à la grosse louche €20 000) réfléchissez à ce que vous pourriez faire d’autre pour diminuer bien plus efficacement votre dépense énergétique (isolation, double vitrage, nouvelle chaudière à haut rendement, …).

L’éolien domestique, le sujet qui suit avec la météo !

On vous a déjà parlé ici de quelques projets d’éolien domestique, en voici un autre.

L’Aérocube est une structure modulable à pales non apparentes qui s’adapte sur toute les toitures.

Et comme une image vaut mieux qu’un long discours voici à quoi ça ressemble :

Côté chiffre on annonce qu’un module de 1,30 m de large permet de couvrir entre 8 et 2 0% des besoins en énergie, soit une économie potentielle de près de 2 tonnes de CO2/ an ; ceci représente l’émission d’un petit véhicule (100 gr CO2/km) parcourant 15 000 km/an.

Ce type d’éolienne est facilement démontable et permet de remettre la toiture dans l’état d’origine facilement (pratique pour les locataires), ajouter à cela une durée de vie de 20 ans et d’un entretien épisodique quinquennal, avouez qu’elle a tout pour séduire, non?

J’oubliais que la société annonce que son éolienne est entièrement recyclable … alors vous ne craquez pas ?

Et avouez que côté esthétique c’est pas trop moche…

Côté investissement il faut compter sur un apport de 5 000 €, le module sera disponible vers la mi 2010.

Plus d’info sur le site Aeolta

Ecoblanchiment ou la mère Denis fait son père vert !

Dans notre société moderne où le but est de faire du fric et toujours plus de fric aucun filon aussi peu ragoutant soit il ne doit être négligé.

L’écolomie (contraction de économie et écologie) ne fait pas exception et on voit apparaître ainsi une nouvelle religion, le « Greenwashing » ou « écoblanchiment ».

Il devient obligatoire pour vendre, pour être vendable et finalement vendu d’être vert … en dehors du vert c’est satanique (p’tit clin d’oeil à Salman Rushdie)!

Ainsi a-t-on vu apparaître l’année passée celui-là …

Il ne manquerait plus que celui-ci tourne mal également …

Trêve de plaisanterie, les commerciaux, publicitaires ont bien compris que pour vendre de nos jours il faut, comme hier être tendance ; et aujourd’hui la tendance c’est vert ou revers !

Plus rien ne vous est vanté sans un côté écologique et nous aussi nous subissons, plions, acceptons ce dictat.

N’avez vous pas lu ici même quelques articles sur les éco-gadgets ?

Gadget certes, éco uniquement de nom …

Moi même je me suis laissé prendre au piège, pour ne finalement pas craquer, de l’électroménager qui consomme moins que rien (ici) .

Avec l’évolution et la modernisation ce que nous avons perdu finalement c’est de notre jugeote et du bon sens.

Avez vous déjà prêté une attention un peu soutenue à la définition de l’écoblanchiment ?

Alors je site d’après l’organisation Corpwatch : « Le comportement d’entreprises nocives du point de vue social ou environnemental qui tentent de préserver et étendre leurs marchés en se présentant comme des amis de l’environnement et des leaders dans le combat pour éradiquer la pauvreté  »

Ou encore d’après Erza Winton dans « L’écoblanchiment des entreprises : la construction de nouvelles mythologies »

« L’acte de faire de l’écoblanchiment est l’acte de transmettre au public des informations qui sont – dans le fond et dans leur expression – une présentation erronée des faits et de la vérité, dans le but d’apparaître socialement et/ou environnementalement responsable aux yeux d’un public ciblé. C’est un système de communication vaste et complexe destiné à faire passer une « mauvaise » donnée ou information pour une « bonne ». « 

Vous voulez quelques exemples bien gras et peu ragoutant ?

Il y a le Clean-Coal ou le charbon propre … et on a l’impression d’entendre à nouveau les détracteurs du tabac !

Il y a celle là que j’aime beaucoup aussi : « 101 km d’éco autoroute ouverts à la circulation … »

Et comment passer à côté de la voiture qui ne remet presque rien ?

Enfin pour conclure ce florilège comment ne pas mentionner dans le genre « au plus je vous prends pour des moutons au plus j’ai raison » le CO2 is green

Des exemples de ce genre il y en a des centaines et de nouvelles bonnes idées sortent tous les jours.

Mais finalement consommer malin et consommer vert ne serait ce pas simplement consommer avec parcimonie, judicieusement ? Juste ce dont nous avons besoin !

Le problème c’est que ce genre de matraquage publicitaire donne l’impression d’être éco actif, de faire un geste ou plusieurs pour l’environnement alors que finalement le bilan global est négatif.

Négatif aussi l’impact sur notre appréhension du problème, il suffit de payer un peu plus pour avoir quelques choses de respectueux, pour devenir respectueux… et finalement je paye donc peu m’importe mon comportement !

Le seul qui pourrait nous donner des conseils sur le greenwashing cela ne pourrait être que lui :

En fait au plus j’y pense au plus je me dis qu’il suffit simplement de prendre le temps quelques instants pour étudier la question et la réponse s’imposera à vous comme une évidence

La réponse fera appelle à votre bon sens et vous trouverez pas vous même ce qu’il y a lieu de faire, ne pas faire ; ce qu’il faut considérer ou non.

Jeux olympiques d’hiver à Vancouver…

Pas besoin d’être poète ça rime avec vert !

D’ailleurs c’est devenu une obligation sine qua non pour l’organisation de jeux olympiques, qu’ils soient d’hiver ou d’été.

Je travaille dans un secteur où nous sommes en relation avec des clients qui seront fournisseurs des JO de Londres en 2012 … je ne vous raconte pas la paperasse qu’on nous demande !

Des analyses de cycle de vie, des conformités en veux tu en voilà … un vrai boulot de petite souris qui prend du temps.

Alors je dis bravo, bravissimo … mwouais faudrait quand même pas nous prendre non plus pour des débiles !

Les jeux olympiques sont donc vert ?

Heu oui mais ils seraient plutôt de ce vers là, celui qui ronge notre pomme de terre.

J’en veux pour preuve le fait que Vancouver est vert et non blanc comme on aurait du s’y attendre pour les divers jeux d’hiver.

Catastrophe ? Mais non qu’à cela ne tienne on va transporter la neige par camion …

Alors franchement ça ne vous dérange pas ce genre d’ineptie ?

Bien entendu ceci n’est qu’une toute petite goutte d’eau dans un océan de gaspillage, il en aura fallu des investissements pour « fabriquer » ce terrain de jeu.

Et on vous chante les louanges de ces investissements… de l’emploi plein d’emploi… pendant quelques temps mais après ?

Finalement si on regarde une autre ville étape, Albertville en Savoie organisatrice des JO d’hiver de 1992, on se rend compte qu’une fois tout pris en compte on se retrouve avec des déficits colossaux pris en charge par l’état.

Voici un extrait des archives de l’INA :

"Toutefois, après la réussite de l'organisation des épreuves sportives, le bilan des Jeux Olympiques est apparu bien plus contrasté. Le déficit des Jeux, que l'Etat s'est engagé à prendre en charge à 75%, s'est ainsi élevé à plus de 280 millions de francs, soit 6,6% du budget total. Les équipements sportifs ont en particulier coûté plus cher que prévu: la piste de bobsleigh de La Plagne a vu son coût passer de 130 à plus de 220 millions de francs et le tremplin de saut de Courchevel a coûté deux fois plus cher qu'envisagé. En outre, si les Jeux Olympiques avaient permis de créer des emplois, une partie disparaissent avec eux. La Savoie et la vallée de la Tarentaise sont également rattrapées par la crise en 1993"

Et tout cela n’est finalement qu’un grand cirque, mais ne soyons pas non plus rétrograde.

Les jeux c’est loin d’être nouveau, Panem et circenses comme disaient les romains, il en faut et il doit y en avoir mais pas à n’importe quel prix.

Pas dans des circonstances où l’on nous jette à la figure les mots développement durable, consommation intelligente, économie d’énergie et puis on y oppose ce gaspillage sans nom.

Faut il pour autant interdire tout ce cirque sportif ?

Non bien sûr mais pourquoi ne pas créer un ou deux sites permanents sur chaque continent pour les JO, coupe de ceci ou de cela ?

Cela permettrait une rotation et on pourrait mieux tenir compte des problématiques liées aux déplacements, constructions et investissements nécessaires.

Mais las, mon réveille sonne … je dois sans doute encore rêver !

Smog: Le débat …

Hello lecteur assidu !

Je m’étais farci un petit blabla sur la mesure de limitation à 90km/h suite à l’apparition du smog mais finalement après avoir lu et parcouru tout, ou presque, sur ce sujet je me suis dit que pour une fois le débat pourrait se faire de manière plus participative.

Alors allez-y dites nous ce que vous pensez de cette mesure et faites nous part de ce que nous pourrions envisager (ou pas) pour améliorer la qualité de l’air.

Allez-y avec les tripes, poliment et dans le respect des autres …

Comme il est toujours difficile de s’y mettre je vous fait part de mon avis tout personnel.

Cette mesurette c’est de la poudre aux yeux pour amadouer le public et pour faire croire à tous qu’ »On » maîtrise la situation.

Réfrigérateur : La question à 100 ball€$

Voilà un petit moment que cette question me chatouille :

En terme environnemental, vaut il mieux acheter un nouveau frigo ou conserver les anciens (13 ans pour l’un et 18 ans pour l’autre) ?

Ha oui c’est une question piège … pourtant j’ai parcouru tout ce qui pouvait se lire à ce propos et je n’ai pas encore vraiment de réponse.

Le pour :

Un nouveau frigo c’est pratiquement 3 fois moins gourmand qu’un frigo de plus de 10 ans.

Notez que l’âge moyen d’un vieux frigo fonctionnel est de 25 ans! (source Hydro Québec)

Enfin et surtout un frigo qui consomme peu (<100 kWh/an classe A++) c’est au minimum 2 à 3 fois plus cher qu’un frigo de même capacité mais de catégorie énergétique plus basse (classe A).

Le contre:

En dehors du prix d’achat on peut aussi mettre dans la balance l’énergie pour produire métal et matières plastiques qui composent ce frigo.

De plus faire son choix entre un A et un A++ ne représente qu’un surcoût d’exploitation que de 10€/an pour un prix d’achat au moins doublé.

Les consommations notées sont aussi théoriques, vous pourrez déjà gagner quelques kWh rien qu’en entretenant convenablement votre frigo.

Pensez ainsi à nettoyer le moteur, les ailettes de refroidissement, dégivrez le (si nécessaire) … tous ces petits gestes vous permettront de grappiller quelques centimes sur la facture globale.

Enfin, bien que dans notre pays c’est assez bien suivi, il faut aussi tenir compte de ce que vous ferez de votre ancêtre.

Si c’est pour l’abandonner dans le garage, la cave ou pire au coin de la rue alors ne vous posez pas la question … gardez le !

Pour que ça soit rentable environnementalement parlant il faut le déposer dans une filière de recyclage (parc à conteneur) qui recyclera les gaz, métaux et plastiques.

Donc pour répondre à cette question à 100 ball€$ il faut tenir compte de l’analyse complète du cycle de vie du frigo … et là c’est nettement moins évident que de compter les kWh!

Le cycle de vie ne se limite pas seulement à la durée de vie du produit mais inclus aussi toutes les étapes nécessaires à sa fabrication et commercialisation.

Cela va de l’extraction des matières premières, la fabrication, l’emballage, les transports, la consommation jusqu’au recyclage.

Bref je n’ai toujours pas tranché mais je crois que je vais encore garder mes deux frigos …

Et vous c’est quoi votre avis ???

La fusion nucléaire ou le mariage réussi de l’énergie et de l’environnement

La fusion nucléaire, à ne pas confondre avec la fission, est une source d’énergie qui si elle était maitrisée pourrait nous libérer de nos problèmes énergétiques tout en protégeant notre environnement.

C’est justement cette fusion qui fait vivre notre soleil, nous chauffe et nous éclaire.

La fusion, comme son nom l’indique, consiste à fusionner deux noyaux atomiques pour former un noyau plus lourd, ceci s’accompagnant d’une libération d’énergie considérable.

Facile à dire, beaucoup plus difficile à réaliser car les noyaux atomiques ont la propension de se repousser très fortement un (tout petit) peu à l’image de deux aimants dont les pôles se repoussent.

Pour arriver à cette fusion il faut que ces noyaux franchissent ce que l’on appelle la barrière coulombienne qui est la répulsion inhérente à leurs charges positives communes.

Dans le cas décrit dans l’image ci dessus il s’agit de faire s’interpénétrer un noyau de deutérium (hydrogène comprenant un neutron) et un noyau de tritium (hydrogène à deux neutrons) ; la résultante est la production d’un isotope de l’hélium (He) et le dégagement d’énergie.

Simple en apparence et déjà « maitrisée » dans le domaine militaire (Bombe H) l’application civile n’en est encore qu’à ses balbutiement.

Pour pouvoir parvenir au phénomène de fusion et que son rendement devienne positif il faut travailler à des températures supérieures à 100 millions de degrés Celsius et c’est là qu’on comprend le problème majeur.

Il y a peu des chercheurs américains sont parvenus à franchir la barrière de 111 millions de degrés en concentrant pas moins de 192 rayons laser de haute puissance dans un tube pas plus gros qu’un crayon.

Cela vous fait sourire mais c’est un pas de géant qui vient d’être franchi et ce même s’il en reste encore beaucoup avant d’arriver à une maitrise complète du système.

Pour vous faire une idée de la grandeur de ce pas cette énergie produite pendant quelques milliardièmes de secondes a nécessité un dispositif laser occupant la place d’un terrain de football (taille américaine).

L’énergie ainsi produite par ces lasers équivalait à 500 fois celle utilisée aux USA à tout moment et représentait 30 fois ce qu’on avait obtenu jusqu’à présent avec des lasers.

Cela vous laisse un peu sur votre faim ? Et pourtant c’est un véritable succès qui ouvre bien des portes pour transposer cet essais dans les applications civiles.

Il faudra cependant encore être patient car on ne prévoit pas d’exploitation civile avant 2050.

Cette aventure de la fusion est d’ailleurs une extraordinaire histoire de mise en commun des ressources et recherches mondiales.

C’est à cette fin qu’a été développé le projet ITER en 2006 qui représente plus de dix milliards de dollar d’investissement et qui réuni la Chine, Russie, Japon, Inde, Corée du Sud, USA et Union européenne.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet visitez les liens:

Fusion nucléaire

Tokamak

Bombe H

Source France24 via une dépêche AFP

Copenhague: la décision des Etats-Unis …

L’accord de Copenhague obtenu à l’arrachée et au forceps prévoit que les pays soumettent leurs objectifs pour le 31 janvier à l’ONU.

Les USA viennent de faire connaître leur position qui prévoit une réduction de 17% des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 par rapport à l’émission de 2005.

Il faut encore que le congrès valide cette décision mais il semblerait que cela soit acquis.

Encore un petit pas dans la bonne direction … on finira peut être par y arriver un jour, qui sait !

Addendum du lundi après la revue de presse.

… Et de son voisin !

Le Canada vient également d’annoncer son intention de réduire de 17% ses émissions de gaz à effet de serre.

C’est une bonne nouvelle comme je le pensais de prime abord et puis en grattant un peu les chiffres et les données on se rend compte que cette décision c’est de la poudre aux yeux.

En effet réduire ce niveau par rapport au niveau de 2005 revient à autoriser une croissance de 2.5% des émissions par rapport au niveau de référence de 1990.

L’Europe une fois de plus pionnière dans ce domaine se fixe comme objectif une diminution de 20% par rapport à ce niveau de 1990 et ils (les européens) se disent prêts à descendre à 30% en cas d’alignement des autres pays.

Alors Messieurs avez vous du courage et êtes vous prêt à relever le défi ???

The wind of change!

Comme on vous en touchait déjà un mot dans l’article sur l’éolien chinois, les USA sont le premier producteur mondial d’électricité éolienne et manifestement ce dernier compte rester premier (dernier, premier … pfff c’est fatiguant).

En 2009 l’installation de moulin à vent a battu tout les records chez l’oncle Sam avec plus de 10GW supplémentaire ,ceci place cette énergie au même niveau que les investissements en infrastructure gazière.

On compte donc actuellement 35 GW venteux soit une augmentation de près de 40% en 5 ans, belle avancée !

Qui osera encore critiquer les pollueurs du monde et de les taxer d’immobilisme ? En même temps c’est pas une raison suffisante pour les encenser.

Toujours du côté chiffre on porte ainsi l’économie de CO2 à 62 millions de tonnes ce qui représente (on est aux USA) la consommation de près de 11 millions de voitures.

Je ne sais pas vous mais je trouve de plus en plus qu’on commence à prendre une bonne direction, non ?

Et nous dans l’histoire ?

Si on compare des choses comparables et donc que l’on compare un pays comme les USA ou la Chine avec l’Europe et non plus pays par pays on est nettement plus performant.

L’Europe a une capacité globale de près du double de celle des USA avec une capacité installée de 65GW.

Allons Messieurs les Cow-Boys vous pouvez faire mieux, don’t you ???

Une info que j’ai lue en passant comme ça est qu’à la grosse louche on estime que un réacteur nucléaire de 1GW = 1000 éoliennes … ça décoiffe, hein ?

Via DDMagazine

Le soleil comme s’il en pleuvait …

Le problème de l’alimentation électrique solaire est que le besoin est continu alors que la production solaire est par essence dépendante des conditions météorologiques et de la durée d’ensoleillement.

Stockons cette énergie me diront certains … heu certes mais les solutions sont loin d’être véritablement éprouvées et surtout très peu écologiques.

Qu’à cela ne tienne me direz vous, installons notre centrale dans des zones désertiques où le soleil est omniprésent (le jour hein, ne vous gaussez pas !).

Et là comme un grain de sable dans un rouage bien huilé je vous répondrais : “Fausse bonne idée” en effet trop éloigné des zones de consommation le transport de l’électricité se ferait avec de très grandes pertes énergétiques.

Alors il n’y a vraiment rien à faire ?

Et si on se penchait sur de très vieux dossiers poussiéreux ?

Une idée émise dans les années 1960 par le pentagone imaginait le lancement d’une centrale solaire spatiale qui par sa situation pouvait ainsi transformer 24h/24 et toute l’année l’énergie solaire en électricité.

Cette idée bien que réalisable avait été à l’époque vite abandonnée devant le coût pharaonique de ce projet … mais les temps changent !

Il y a deux ans le Pentagone a repris ses calculettes et en tandem avec la National Security Space Office a construit un prototype expérimentale ; la production est modeste puisqu’elle ne dépasse pas les 20 W (oui oui 20 Watts … à peine de quoi alimenter une dizaine de petites leds) mais prouve sa viabilité technique.

Le problème crucial est le coût d’une telle production, les calculs actuels indiquent qu’on arriverait à près de 10 Mds de dollar pour une production électrique de 10 MW.

Il ne faut pas être grand clerc pour deviner l’issue d’un tel projet -> retour dans les vieux dossiers !

Et pourtant faisant fis de toutes ces difficultés une start-up composée de vétérans de l’aéronautique et de l’industrie de la défense se propose de relever le défi.

Le projet qu’ils proposent aujourd’hui serait selon leur calcul 5 fois moins élevé que l’estimation du Pentagone, les économies étant réalisées sur le plus gros budget à savoir le lancement et l’installation de ces panneaux dans l’espace.

Un projet fou, je vous l’accorde mais qui a le support du Pentagone qui le considère comme un avantage stratégique militaire.

En effet lors de campagne militaire le ravitaillement en combustible permettant aux génératrices électriques de fonctionner nécessite une logistique à toute épreuve.

On comprend dès lors l’avantage que l’armée pourrait en tirer …

Il est néanmoins prématuré d’ouvrir les bouteilles de champagne (et de libérer ainsi du CO2 captif ;-) ) de très nombreux obstacles, et pas seulement financier, doivent encore être franchis.

Restons optimistes, pour avoir une vraie bonne idée il faut en avoir beaucoup de stériles.

Source: Techno-Science

Le réchauffement climatique, oui ? non ? peut être ? pourquoi pas ?

Vous l’avez lu quelque part, ici même entre autre, le réchauffement climatique ne convainc pas tout le monde.

Il faut bien avouer que les conditions de ces dernières semaines n’incitent pas à penser que ça se réchauffe,  si ?

On voit ainsi que les américains sont près de 45% à penser que le réchauffement est un fait avéré ; très bien mais ça laisse quand même 55% de sceptique !

Pire, ces mêmes américains sont 22% à penser que l’activité humaine n’y est pour rien et 31% pensent même que c’est une théorie erronée…

Alors ça chauffe ou pas ?

Il faut quand même se rendre compte que la réponse à la question est loin d’être évidente, il ne suffit pas de planter un thermomètre et d’observer vaguement la montée ou non du mercure.

Le climat est complexe, il subit des changements naturels à la hausse et à la baisse de manière régulière et ces changements se font sur des siècles ; alors vous pensez bien qu’une évolution à la hausse ou à la basse de quelques degrés sur quelques mois n’est pas vraiment significatif.

Donc observer l’évolution du climat pendant  quelques ‘années  ne suffit malheureusement pas pour comprendre le mouvement imprimé de celui ci, mais il donne quand même une idée de son évolution.

D’après l’organisation mondiale de la météorologie (OMM) la dernière décennie que nous venons de vivre (2000-2009) devrait être la plus chaude depuis l’enregistrement des données en 1850 mais d’un autre côté vous avez les sceptiques qui vous rétorquent que l’hiver 2008-2009 fut l’un des plus froids depuis 20 ans.

Alors comment s’y retrouver ? ça chauffe ou ça chauffe pas ?

Comme vous le voyez il n’est pas facile de se faire un avis clair et inattaquable d’autant que les lobbys investissent dans des études contradictoires qui viennent rajouter de la confusion sur l’ensemble.

Une chose est indéniable c’est que l’Homme a un impact sur l’environnement et que cet impact est chaque jour un peu plus perceptible.

Mais je vous le concède, il est difficile de s’y retrouver mais une chose est certaine c’est que la guerre froide n’existe plus !

Piégons le CO2

Une des idées retenues pour réduire la concentration en CO2 dans l’atmosphère est le piégeage artificiel.

Mais qu’est ce que le piégeage artificiel ?

Pour y voir plus clair reprenons un peu depuis le début …

Le CO2 est un des gaz à effet de serre, comme le sont la vapeur d’eau (H2O), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (NO2) et l’ozone (O3) pour les principaux, contribuant à l’augmentation de l’effet de serre sans lequel la vie sur terre serait impossible.

Rappelons que la vapeur d’eau est à l’origine de près de 75% de l’effet de serre (source).

Le problème réside dans le fait que la combustion des énergies fossiles, qui n’est rien d’autre qu’une libération d’un piégeage ancestral, libère de trop grande quantité de CO2 (entre autre) qui accentue cet effet de serre.

Notez en passant que l’effet de serre «s’autoalimente», en effet plus la température augmente plus vous avez de la vapeur d’eau dans l’air, plus vous offrez la possibilité à des puits de méthane de libérer le méthane (dans le permafrost sibérien), plus vous réduisez la banquise réflecteur solaire naturel, … bref la cata!

Les possibilités offertes de réduction des concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère ne sont malheureusement pas nombreuses.

On note ainsi que l’on peut agir sur :

° la réduction des émissions par la réduction de la consommation d’énergie fossile combinée à une diminution de la consommation liée à l’optimisation des performances de combustion

° utilisation de nouveau combustible fossile moins émetteur (remplacer le charbon par le gaz)

° encourager les énergies vertes et renouvelables

° augmentation de l’efficacité des puits naturels (océan, forêt, …)

    Malheureusement ces solutions ne sont que partielles et il faudra développer d’autres méthodes pour enrayer l’expansion croissante des concentrations en gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

    La question est posée et donc que faire ?

    Et bien piégeons ce qui peut l’être … facile à dire, plus difficile à réaliser !

    Si vous me permettez une image l’idée retenue est de balayer les poussières et de les glisser sous le tapis mais il est impératif que ce type piégeage se fasse «à la pampers» c’est à dire sans fuite !

    La solution retenue dans ce cas précis serait l’injection de CO2 liquéfié dans des roches basaltiques qui se transformera ainsi en solide ayant l’aspect du carbonate de calcium (calcaire – craie) ce qui empêcherait un relargage accidentel.

    D’après les chercheurs l’un de ces pièges basaltiques les plus grands, situé aux USA, permettrait ainsi de piéger l’équivalent de 1 milliard de tonne de CO2 soit la production de quatre centrales à charbon d’un gigawatt pendant 40 ans.

    D’après Futura-Sciences