Êtes vous prêt à payer plus cher pour une voiture verte ?

La moitié des Belges (51%) et des Européens (53%) sont prêts à l’avenir à payer davantage pour acquérir une voiture moins polluante, révèle jeudi un sondage Eurobaromètre réalisé par la Commission européenne.

 

Deux Européens sur trois, et 63% des Belges, sont également prêts à ce que la vitesse de leur véhicule soit bridée à l’avenir afin de limiter les émissions polluantes.

Soixante-six pour cent des Européens, et 56% des Belges, pourraient également accepter une réduction de la taille (et donc du poids) de leur voiture pour réduire ces mêmes émissions, selon cette enquête menée en octobre dernier auprès de 25.000 personnes, dont un millier en Belgique.

Il en ressort également que 53% des Européens (et même 60% des Belges) sont favorables à la substitution des taxes actuelles sur les voitures par de nouveaux régimes de tarification calculés au prorata de leur utilisation réelle.

L’étude montre toutefois que les Belges, tout comme les Européens, restent largement attachés à leur voiture, jugée nettement plus pratique que les transports en communs.

Septante et un pour cent des Européens sondés se déclarent toutefois prêts à envisager une utilisation accrue de ceux-ci s’il était possible d’acheter un ticket unique valable pour tous les modes de transport public.

Selon l’enquête, 61% des Belges (et 53% des Européens) ont aujourd’hui la voiture pour principal mode de transport, contre 17% les transports en commun (27% des Européens).

La publication de ce sondage intervient quelques jours avant la publication, lundi, par la Commission européenne d’un Livre blanc sur l’écologisation des transports européens à l’horizon 2050. (belga)

Passage à l’heure d’été : avant l’heure c’est plus l’heure !

Voilà un marronnier comme on les aime.

Ce week-end nous allons repasser à l’heure d’été et que vous le vouliez, supportiez ou l’attendiez il faudra vous y plier avec plus ou moins de bonheur.

Mais au fait plus ou moins une heure ?

Pour vous y retrouver pensez simplement qu’on vous enlève une heure de votre vie au moment où le temps devient clément et qu’on vous la rendra dès le début des frimas ; donc comme on vous enlève une heure il faudra faire courir votre horloge et faire passer la petite aiguille du chiffre deux au trois.

 

 

L’histoire

C’est durant la première crise pétrolière en 1973 que l’idée a germé dans l’esprit saugrenu de nos dirigeants, d’abord en Angleterre ensuite en France et enfin au BENELUX en 1977.
Sachez cependant que cette idée est loin d’être nouvelle puisque déjà en 1784 Benjamin Franklin eu cette idée géniale mais qui resta lettre morte avant d’être remise au jour en 1907 par un certain William Willet.
Ce changement d’heure devait permettre l’économie de pas moins de £ 2,5M en énergie dépensée en éclairage.
Les débuts furent cahotiques avec une année « on le fait » une année « peut être » et puis une année « finalement non », l’Allemagne a même été plus loin en instaurant entre mai et juin une Hochsommerzeit où le décalage était de deux heures.

Des économies ?

La question que l’on se pose aujourd’hui et que l’on se posera encore à la fin octobre au moment du changement inverse : est-ce vraiment utile ?
Si l’on en croit l’ADEME (agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) le passage à l’heure d’été permettrait l’économie de pas moins de 440GWh (chiffre 2009) soit 44 000 tonnes de CO2.
Le poste gagnant est principalement l’éclairage mais ce changement d’heure a aussi des effets collatéraux ainsi on profite plus longtemps des soirées et donc sorties et donc voiture et donc …
Bref il est très difficile de faire un bilan global même si certain avance un gain énergétique général de 0,5% ; je ne me risquerai pas de vérifier cette donnée.

oui mais …

Une heure juste une heure c’est peu mais c’est déjà beaucoup pour certains.
Ainsi le passage à l’heure d’été a des impacts négatifs prouvés, le nombre d’accident de travail et de la route est accru dans les jours qui suivent le changement et ceci est du à la fatigue.
De même des études suédoises ont montré que les crises cardiaques sont en augmentation de l’ordre de 5% la semaine suivant le passage à l’heure d’été.
Mais pour être honnête d’autres études réalisées en Estonie entre 2004 et 2006 n’ont pas conclu dans le même sens.

… alors finalement !

Devant ces débats contradictoires il est très difficile de tirer une conclusion sur l’efficacité ou la dangerosité de ce changement.
Un rapport de la commission européenne remarque que : « la plupart des Etats membres constatent, en partie sur la base des consultations des secteurs, qu’il n’existe pas dans leur pays d’indications d’un impact notable de l’heure d’été sur les secteurs économiques les plus concernés, notamment l’agriculture, les transports et le tourisme » et conclu que : « les informations mises à la disposition de la Commission pour la préparation du présent rapport permettent de conclure que l’analyse présentée dans la proposition de la directive reste valable: outre le fait qu’elle favorise la pratique de toutes sortes de loisir le soir et qu’elle génère quelques économies d’énergie, il y a peu d’impacts de l’heure d’été« .

Cette conclusion n’a pas été tirée par la Russie qui a décidé une fois pour toute de ne plus changer l’heure … après le changement d’heure d’été de ce printemps.

En conclusion

Qu’on le veuille ou non il faudra bien faire avec et il faudra bien faire le tour de toutes les horloges ce dimanche matin alors prenez le avec le sourire et surtout soyez patient on en reparlera le dernier Week-end d’Octobre.

 

Pour en savoir plus :

ACHED (association contre l’heure d’été double)

Heure d’été sur Wikipedia

La petite histoire de l’heure d’été

La nature : Loin des yeux, près du coeur …

Selon Edward Glaeser, économiste à Harvard, vivre loin de la nature serait bénéfique pour celle-ci.

En effet d’après ses calculs un ménage citadin émettrait six tonnes de CO2 en moins par an qu’un ménage campagnard.
En y réfléchissant il est vrai que vivre en ville permet de se passer plus souvent de sa voiture, vivre dans un appartement nécessite moins d’apport calorifique qu’une villa 4 façades et ce même à superficie équivalente, …

Bref pour sauvegarder la nature il vaut mieux être un indécrottable citadin qu’un banlieusard aux doigts verts !

Son conseil : « Si vous aimez la nature, restez loin d’elle pour son propre bien »

Paradoxal, non?

Source

Sartre : Prenez le convoi mon cher Jean-Paul !

Dans les recherches sur l’amélioration de la fluidité du trafic on retrouve un vieux projet qui commence à faire son petit bonhomme de chemin.

Le nom de ce projet : SARTRE pour Safe Road Trains for the Environment prévoit d’accrocher virtuellement sa voiture, comme un wagon, à un camion.

On imagine par exemple une voiture monter sur l’autoroute à hauteur de la sortie 19 dialoguant avec un camion dont la destination est au identique (ou dans la même direction).

Il ne reste plus qu’au véhicule à suivre le camion et à se décrocher lorsqu’il approche de sa destination par exemple avant une sortie d’autoroute.

Les premiers tests réalisés par Volvo au début 2009 et qui devraient se poursuivre jusqu’à l’horizon 2012 ont pour la première fois quitté l’étude virtuelle pour se poursuivre sur route avec succès semble-t-il.

L’idée derrière est d’une part d’augmenter la fluidité du trafic un peu à l’image de nos blocs routiers les W-E d’affluence vers la mer et d’autre part d’augmenter la sécurité.

Encore que pour ce dernier point on reste tributaire d’un seul et unique chauffeur celui du poids lourd.

Ce projet rencontre aussi un autre avantage celui de réduire les consommations (vitesse constante et réduite) et donc a fortiori les émissions de CO2 ; sur ce point on parle d’une réduction pouvant aller jusqu’à 20%.

Enfin le conducteur du véhicule ainsi déchargé de la conduite pourrait s’adonner à d’autres tâches comme la lecture, le téléphone ou encore la rédaction d’un blog …

Pour le moment ce projet se cantonne à des petits trains ainsi qu’à des espaces entre véhicule de tête et suiveur d’au moins 10m.

A terme cette distance sera réduite et les vitesses pourraient être revues à la hausse ce qui entre nous n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.

Source: Autoscout24

Augmentez le rendement de vos panneaux PV

La société SolOptics a développé un film transparent autocollant à appliquer sur n’importe quel panneau photovoltaïque permettant un gain de 12.5% en rendement.
L’accroissement de rendement a été validé par le National Renewable Energy Laboratory (NREL)qui est aux Etats-Unis le principal laboratoire national du département de l’Énergie.

Ce film nommé Fusion est un film polymère incrusté de microstructures permettant une plus grande absorption de lumière.
D’une part le chemin du rayon lumineux est augmenté dans la structure active même du panneau.

D’autre part la surface du film permet de rediriger le rayon lumineux vers les capteurs augmentant ainsi la quantité de photon absorbée.

Enfin le film lui même est anti-reflexion réduisant du même coup les pertes dues à la réverbération des rayons lumineux et ce surtout lorsque le soleil est peu actif (lever ou coucher)

L’ensemble devient plus rentable pour un faible coût d’investissement d’autant que le film peut être appliqué à posteriori ce qui permet de diluer un peu l’investissement si besoin.
Les professionnels émettent de très bonnes critiques ce qui devraient permettre une commercialisation rapide.

L’entreprise Soloptics devrait s’associer à un grand fabricant pour la commercialisation de son produit, sans plus de précision, et aucun prix n’a encore été communiqué.

Image issue du site de SolOptics.

Via le blog Technologies Propres

Nos poumons ont la tuberculose …

Si l’on posait la question de savoir où se trouve le poumon de la terre il y a grand à parier que la majorité le placerait en Amazonie et pourtant il n’en est rien.

Le véritable poumon de la terre, celui qui transforme annuellement 100 millions de tonnes de dioxyde de carbone en oxygène, n’est autre que le phytoplancton.

Mais qu’est ce que le phytoplancton ?

Pour faire vite on dira que c’est un micro-organisme végétal marin , la pelouse de la mer si vous préférez, qui sert de nourriture de base à la plupart des poissons et mammifères marins.
Malheureusement il semble que son avenir soit grandement menacé.

Depuis 1899, des mesures sont effectuées régulièrement dont la transparence de l’eau, le niveau de chlorophylle et la couleur de l’océan par satellite (heu ça c’est beaucoup plus récent bien entendu) et les résultats ne sont pas bons… D’après les chercheurs de l’université de Dalhousie au Canada, la quantité de phytoplancton a fortement diminué dans huit des dix océans étudiés.

On remarque particulièrement cette baisse dans l’océan Atlantique sud et équatorial, et aux pôles, dans les océans Arctique et Antarctique. Seul l’océan Indien voit son phytoplancton se développer.
Selon cette étude dévoilée il y a peu dans le magazine Nature, la quantité de phytoplancton déclinerait d’environ 1% par an et depuis 1950 soit plus de 40% à l’heure actuelle !

A cette allure, il aura donc disparu d’ici un siècle et vu sa position de leader dans la chaîne alimentaire marine, il est évident que de nombreuses espèces en subiront les conséquences sans oublier le manque d’apport en oxygène, indispensable à notre survie.

On toussote et on crachote et si on y fait rien l’asphyxie nous guette…

Source: 7sur7

Une vague énergie

Rien de nouveau ou presque puisqu’on en a déjà touché un mot ICI mais il faut bien avouer que les énergies marines sont bien plus discrètes que le solaire ou l’éolien ; il ne faut pas non plus en déduire que si on en parle pas c’est que rien n’est fait .

Si on regarde le potentiel des énergies marines on ne peut être que conquit puisque la terre est recouverte à 70% d’eau, bien entendu il faut aussi prendre en compte certaines contraintes comme le fait d’installer une production électrique au milieu de l’océan n’a aucun sens, il faut que ces centrales soient conçues intelligemment et donc pas trop éloignées des côtes.

La France a ainsi mis en service en 1966 une unité de 240MW à Rance transformant l’énergie de la mer en électricité (Usine maréemotrice de la Rance) mais ce qui est encore plus fou c’est que ce projet a débuté en 1925 … mais fut abandonné en 1930 faute de financement !

Voici la maquette de l’installation où l’on peut voir la turbine placée sous le barrage, on imagine facilement le fonctionnement avec le flux et reflux des marées.

Bref vraiment rien de nouveau et on ne peut, avec le recul, que regretter le manque de clairvoyance de l’époque.

Aujourd’hui ce sont les Etats-Unis qui se lance dans l’aventure en installant et connectant des superbouées OPT PB40 dont voici quelques photos ainsi qu’un schéma d’ensemble.

On peut voir ici après la bouée à l’horizontal avant immersion et ainsi se rendre compte de la taille en comparant avec les engins situés à son pourtour.

Une fois immergée la bouée devient pratiquement invisible dans l’immensité marine, il faut donc qu’elle adopte des couleurs vivent et un système de signalisation pour les bateaux.

Dans le schéma ci après on voit clairement la mise en série de différentes bouées ainsi que la connexion sur le réseau continental.

Vous trouverez plus de renseignements sur le site Ocean Power Technologies.

Source: Technologies propres

Le soleil de Californie mis à profit

Le solaire a le vent en poupe dans l’Ouest américain: l’installation de quatre centrales solaires a été approuvée hier par le gouvernement des Etats-Unis. Produisant au total 1000 mégawatts, elle prendra la première place dans le classement des plus grandes centrales solaires au monde.

La surface nécessaire pour cette installation est de 2842 hectares (environ 4000 terrains de foot, pour vous faire une idée). La société responsable du projet est Millenium LLC, une firme déjà présente en Espagne et en Egypte notamment. Le Ministère américain de l’Energie va avancer un prêt conditionnel de 1,9 milliards de dollars pour la construction, et ce projet va générer 300 emplois permanents et jusque 1000 emplois lors de sa mise en oeuvre.

Le gouvernement des Etats-Unis semble donner de plus en plus d’importance à ces projets, et plus spécialement au Nevada et en Californie, deux Etats fort touchés par la récession. Un autre exemple est celui de l’inauguration récente de la plus grande usine au monde de production de mâts d’éoliennes à Pueblo, dans le Colorado, par le ministre des affaires intérieures, Ken Salazar.

Source : RTBF info

Peak oil vue d’artiste.

Le peak oil tout le monde connait ou en a déjà entendu parler.
Voici deux animations présentant une vue d’artiste de ce que représente ce peak oil ; pour ceux que ça intéresse on en avait parlé ICI et LA

Past Peak Oil Travelling Towards Transition Animation from Anita Sancha on Vimeo.

La maison blanche prend des couleurs …

Le locataire de la maison blanche vient d’annoncer, par l’intermédiaire du secrétaire à l’énergie Steven Chu, que des panneaux solaires seront installés sur le toit de la maison blanche.
La maison blanche un peu plus verte ?
Enfin vert très pâle car ce ne sont que deux petits panneaux qui seront implantés sur le toit de la bâtisse …
A ce propos la déclaration de Mr. Chu prête quand même un peu à sourire : « Ce projet reflète le solide engagement pris par le président Obama de placer les Etats-Unis à la tête (du développement) de l’énergie solaire »

Même s’il n’y a pas de quoi pavoiser on ne peut que saluer ce renouveau pas vers les énergies vertes ainsi que de l’engagement du président d’un pays à la pointe de la pollution !

Re nouveau ? Hé oui … comme le montre cette photo des panneaux (chauffe eau solaire) avaient déjà été installé sous la présidence de Jimmy Carter (1977-1981) … et qui furent retirés par Ronald Reagan.

Même le très peu charismatique Georges W. Bush avait fait installer des chauffe eau solaires … pour la piscine !

Source:  Cyberpress.ca

Réduire ses émissions ou pas … un choix libre mais qu’il faut assumer !

J’ai un peu hésité avant de vous proposer cet article issu d’une campagne d’information réalisé pour le compte de 10:10, c’est anglais mais visuellement c’est quand même très gore (comme disait Al).

Personnellement ça ne me choque pas mais s’il y a des âmes sensibles mieux vaut ne pas lancer la vidéo … même si ça n’est pas plus trash que les informations à la télé.

L’idée est de faire prendre conscience que la réduction d’émission de gaz à effet de serre est un choix libre mais qu’il faudra a posteriori en assumer toutes les conséquences.

Pour la petite histoire 10:10 est un mouvement qui se fixe comme objectif de réduire de 10% nos émissions en 2010 … un pari fou et qui sera difficile à atteindre mais tant qu’à choisir un défi autant viser haut !

Trêve de bavardage voici la vidéo qui d’une manière ou d’une autre ne vous laissera pas indifférent !

Source: Presse-Citron

Piège à CO2 un autre héritage pour les générations futures

Comme nous en avions déjà touché un mot sur le blog (ICI) devant le problème d’accroissement des concentrations en CO2 atmosphérique certains se tournent vers la séquestration.

A priori c’est une bonne idée qui nous permettrait de gagner quelques précieuses années de recherche dans le développement d’énergie « propre » ou à tout le moins plus respectueuse de l’environnement, mais ne nous leurrons pas ce n’est pas non plus la panacée ; ainsi à l’instar des déchets nucléaires c’est un pesant héritage que nous laissons à nos enfants et avec lequel ils devront composer.

De plus la crainte est de voir les lobbys s’activer pour museler les décisions qu’il nous faudra immanquablement prendre pour pérenniser notre environnement et sa diversité.

Il serait tellement simple et suicidaire de se dire que puisque nous avons pu limiter les risques de dérèglement  climatique grave que nous pouvons continuer à consommer comme avant.

Mais quelles sont les possibilités qui s’offrent à nous pour piéger le CO2 aujourd’hui ?

1. Activer d’une manière ou d’une autre les puits actuels et plus particulièrement les puits océaniques.

Ceci n’est pas sans problème car on constate une augmentation du pH (acidification) qui induit automatiquement une diminution des capacités de ces mêmes puits.

De plus la faune et la flore ne sont pas insensibles à cette acidification et le risque de voir s’appauvrir la biodiversité marine n’est pas négligeable.

Enfin ces puits ne sont pas garantis et le relargage du gaz ainsi emprisonné est assez rapide ne reportant que de peu le problème.

2° Le stockage géologique

Cette solution semble actuellement la plus cohérente puisque l’on vise ici à replacer le carbone dans son lieu d’origine (puits de charbon, gaz ou pétrole), bien entendu pour que ce piégeage soit intéressant il faut que les fuites, inéluctables, restent inférieures à 1% tous les 1000 ans.

En effet il faudra à l’avenir prendre en compte des fuites des réservoirs océaniques (dissolution du CO2 dans l’eau répondant à un équilibre délicat) et géologique qu’il faudra re-séquestrer.

Cette re-séquestration devrait alors se faire sur des milliers d’années ce qui serait un autre héritage que nous laisserons à nos enfants…

En conclusion le piégeage est une solution mais ne devrait pas être utilisé pour que nous éludions notre problème actuel de boulimie énergétique bien au contraire nous devons rapidement faire face à nos responsabilités afin que le fardeau que nous laissons à nos héritiers ne soit pas trop pesant.

L’effet pervers de l’électricité verte

L’électricité verte qu’elle provienne de l’éolien ou du photovoltaïque a le vent en poupe et est très largement subsidiée par les états.

Cette subsidiation n’est pas sans avoir quelques effets absurdes, ainsi en Allemagne est apparu plusieurs fois le phénomène de prix négatifs ; ce qui signifie que l’on est payé pour acheter de l’électricité !

On a vu dans la nuit du 3 au 4 octobre 2009 le prix du MWh atteindre -500€ alors qu’habituellement il oscille autour des +40€.

Pour faire court c’est le distributeur d’électricité qui s’est vu contraint de payer l’acheteur pour parvenir à écouler sa marchandise … stupide n’est ce pas ?

Ce coût de -500€ le MWh est bien entendu un record mais sans en atteindre de tel sommet ce phénomène s’est reproduit près de 25 fois en 2009 et 4 fois cette année.

De plus pour en arriver là il faut la conjonction de deux phénomènes :

- une faible demande

- une production verte à pleine capacité (vents forts, ensoleillement maximal)

Il est à noter qu’en Allemagne, comme dans bon nombre de nos pays, les énergies renouvelables sont très largement subsidiées et plébiscitées.

En clair l’électricité issue de ces filières bénéficie d’une priorité pour être injectée et les revendeurs d’électricité sont obligés de l’acheter à un prix garanti et ce quelle que soit la demande finale.

Derrière ce mécanisme les gouvernements tentent de favoriser l’écoulement de l’électricité à ceux qui font l’effort d’investir dans ce secteur.

Mais voilà c’est le consommateur qui se retrouve avec une facture alourdie puisque la perte engendrée par le prix négatif se retrouve in fine dans la facture des citoyens.

Et alors à qui profite le crime ?

Car il y a bien entendu un gagnant malgré tout … pour le voir il faut se tourner vers les propriétaires de barrages hydraulique.

Ceux ci se font payer pour utiliser de l’électricité avec laquelle ils font tourner les pompes qui remplissent au maximum ces barrages.

Une fois le prix redevenu « normal » ils ne leur restent plus qu’à rouvrir les vannes et à produire une énergie gratuite pour eux … qu’ils feront payer à prix d’or !

Que retenir de cette situation ?

Tout d’abord avec l’engouement des énergies renouvelables ce genre de situation risque de se reproduire de plus en plus fréquemment si on y prend garde.

Ensuite que ce phénomène de prix négatif est un plaidoyer des défenseurs des énergies conventionnelles et surtout des centrales nucléaires.

Pour terminer il faut bien comprendre que le vent, magnifique pourvoyeur d’énergie verte, peut d’un jour à l’autre tomber de 0% à « plus qu’il n’en faut »  en terme de production.

Il faut donc y adosser des centrales conventionnelle pour supporter les jours de carence et cerise sur le gâteau il serait bon de trouver le moyen de stocker une partie de cette électricité les jours de surproduction.

Bien entendu on pourrait arguer du fait qu’il suffirait de ralentir, voir d’arrêter certaines centrales conventionnelles lorsque le prix de l’électricité devient négatif mais attention ceci n’est pas sans inconvénient.

D’une part on peut très bien basculer d’un excès vers un autre et se retrouver en quelques heures en déficience et redémarrer ces centrales coûte très cher … certains préfèrent donc produire en pure perte !

Source: AFP

Grand messe de l’énergie

C’est assez discrètement que se réunissent depuis lundi les principaux acteurs économiques mondiaux à Washington, leur but est de passer autant que faire se peut à une énergie propre.

Bonne nouvelle même si on est loin aujourd’hui d’une déclaration unanime et favorable mais rien que le fait que la conscience collective soit en train de changer est un signe inéluctable de maturité.

Cette grande messe rassemblera pas moins de 21 pays, et ce à l’invitation du président américain, pendant deux jours ; les participants qui représentent 80% du PIB mondial devraient annoncer des initiatives conjointes.

Le directeur de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) Mr. Nobuo Tanaka a annoncé la couleur en déclarant : « Sans changements majeurs dans la façon dont nous produisons et nous utilisons l’énergie, nous allons faire face à d’importants risques pour notre sécurité énergétique commune, et l’avenir de l’environnement »

Le tragique accident de la plate forme d’extraction de BP n ‘est sans doute pas totalement sans rapport avec cette nouvelle prise de position, une piqûre qui fait mal mais qui, espérons le, débouchera sur quelque chose de positif.

Une nouvelle étude commandée par l’AIE a montré que sans l’abandon des énergies fossiles les émissions de CO2 responsable du dérèglement climatique actuel doubleront d’ici 2050.

Bien entendu ces changements coûteront cher, très cher mais l’inertie n’est pas non plus gratuite puisqu’on estime que chaque année de retard engendrera un surcoût de 500 milliards de dollars au coût de l’action.

Et ne rien faire revient purement et simplement à mettre le revolver sur la tempe et à presser la détente.

Le travail sera long et pénible puisqu’il faudra mettre d’accord toutes les parties dont les économies émergentes comme la Chine et l’Inde qui aimerait aussi profiter de la manne céleste.

Les pays qui participeront à ce sommet sont les suivants: Australie, Brésil, Grande-Bretagne, Canada, Chine, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Russie, Corée du sud, Espagne, Afrique du Sud, Suède, Emirats arabes unis, Etats-Unis.

L’Union européenne est également présente.

Source: RTBF

Le laser solaire

Les japonnais viennent de prendre de vitesse les européens dans une démonstration d’une nouvelle utilisation de l’énergie solaire : le laser solaire.

Quesako que c’t'affaire là, me direz vous ?

L’idée est de capter le rayonnement solaire à partir de satellites et de transformer l’énergie en un rayonnement laser très puissant vers des récepteurs photovoltaïques terrestres.

Une image valant mieux qu’un long discours voici à quoi cela devrait ressembler :

On peut y voir certains avantages comme le fait de capter l’énergie la nuit pour la redistribuer le jour, être moins dépendant des conditions atmosphériques, …

On peut aussi se demander quel en est le coût et le rendement global, quel est le danger inhérent à l’utilisation d’un laser très puissant ?

Autant de questions qui trouveront, je l’espère, une réponse satisfaisante ; rien ne sert de remplacer un polluant par un autre ou un danger par un autre.

Source: Journal du Développement Durable