Première centrale britannique équipée d’une unité de capture et de stockage de CO2

Première centrale britannique équipée d’une unité de capture et stockage du carbone

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68871.htm

Le 30 novembre dernier, Chris Huhne, Ministre de l’énergie et du changement climatique (Secretary of State for Energy and Climate change, DECC), a inauguré la première centrale électrique britannique équipée d’un système de capture et stockage du carbone (CSC).

Si quelques équipements de test et de démonstration avaient, jusque là, été construits au Royaume-Uni, cette fois-ci il s’agit d’une centrale électrique opérationnelle, située à Ferrybridge (Yorkshire), appartenant à la compagnie électrique Scottish and Southern Energy (SSE) qui voit les fumées issues de la combustion du charbon traitées pour retirer le carbone qu’elles contiennent.

C’est une petite victoire pour l’industrie du CSC qui fait face à une sérieuse remise en cause du soutien gouvernemental à ces technologies. En effet, la veille, le Chancelier de l’Echiquier (ministre des finances), George Osborne, avait annoncé la suspension du financement de 1 Md£ promis (depuis près de cinq ans) au vainqueur d’un concours destiné à construire une centrale pilote opérationnelle et intégralement équipée pour capturer et stocker le carbone. Après l’abandon d’un autre projet à la station de Longannet (Ecosse), le Ministre du Trésor, Dany Alexander, avait précisé que ce financement pourrait ne pas être disponible avant le prochain parlement, c’est-à-dire après 2015. Ces propos ont rapidement fait l’objet d’une clarification et le financement devrait bien être rendu disponible. Gregory Barker, Secrétaire d’Etat au DECC, a néanmoins précisé que la forme et les conditions sous lesquelles ces fonds seront débloqués feront sans doute l’objet d’une révision. L’abandon du projet de Longannet, qui était le plus avancé et que beaucoup regardaient comme le vainqueur probable du concours, ne laisse que des projets bien moins avancés, ce qui pourrait en effet encourager le gouvernement à retarder l’attribution de ce financement.

Cette centrale de Ferrybridge, conçue et construite par Doosan Power Systems en collaboration avec le suédois Vattenfall, ne captura les émissions de CO2 équivalentes qu’à 5 MW, c’est-à-dire une petite fraction des 2.000 MW de la puissance installée de la centrale. C’est cependant 50 fois plus que ce qui avait été réalisé jusqu’à maintenant dans le pays. De plus, si le carbone sera capturé, il ne sera pas stocké, car l’objet de ce système pilote est uniquement de démontrer la faisabilité économique de l’étape de piégeage du carbone. Le projet, nommé CCSPilot 100 +, et qui doit durer un an, vise à capturer 100 tonnes de CO2 par jour et ainsi démontrer la performance de la technologie utilisant un composant aminé pour piéger les molécules dans le flux même des fumées émises en sortie de la zone de combustion. Les chercheurs espèrent pouvoir ainsi récupérer 90% du CO2.

Le gouvernement, qui a injecté 6,3 M£ dans le projet (avec le Technology Strategy Board, TSB – Conseil stratégique pour l’innovation – et l’agence de développement Northern Way, sur un total de 21 M£), a indiqué par la voix de Chris Huhne que « cet investissement sera très précieux dans le cadre du déploiement commercial à grande échelle du CSC en réduisant les incertitudes, tirant les coûts vers le bas et en développant la chaîne des fournisseurs au Royaume-Uni ainsi que les compétences ».

En effet, depuis plusieurs années, le gouvernement met en avant la technologie de CSC comme une composante clef de sa stratégie pour réduire les émissions des gaz à effet de serre (GES) du Royaume-Uni et atteindre ses objectifs très ambitieux d’émissions réduites de 80% d’ici 2050, par rapport à celles de 1990. Alors que le pays va devoir faire face à une réduction importante de ses capacités de production électrique d’ici 2030 (fermeture des anciennes centrales au charbon et nucléaires) et une hausse de la demande (électrification des transports et du chauffage domestique), le gouvernement fait reposer une grande part de sa stratégie de sécurité énergétique sur le développement des énergies renouvelables comme l’éolien en mer. Mais ces énergies produisant de manière intermittente, il est nécessaire de construire en parallèle des centrales plus conventionnelles, en particulier au gaz, qui ne pourront être suffisamment propres que si elles sont équipées de technologies de CSC. Ce qui fait qualifier ces technologies de « critiques pour les objectifs du Royaume-Uni en matière de lutte contre le changement climatique et de sécurité énergétique » par le PDG de SSE, Ian Marchant.

De son côté, l’association de soutient au CSC, CCS Association, souligne que le pays qui est pionnier dans ces technologies bénéficiera de l’avantage d’être le premier sur le marché et pourra exporter ses compétences et technologies au niveau mondial. Elle estime ainsi que 100.000 emplois pourront être créés au Royaume-Uni dans ce secteur d’ici 2030. Le Royaume-Uni bénéficie déjà de réels avantages grâce à l’exploitation du gaz et du pétrole en mer du nord. En effet, les technologies employées pour injecter le carbone capturé en sortie des centrales électriques, sont très proches de celles de l’industrie pétrolière. Le pays dispose des infrastructures pour accéder aux puits de la mer du Nord et remplacer le pétrole et le gaz déjà exploités, tout en assurant la reconversion de ces champs pétroliers et de l’industrie associée dont le déclin devrait se faire fortement sentir dans les toutes prochaines décennies.

Pourtant, les récentes déclarations du ministère des finances laissent craindre une remise en cause du soutien du gouvernement au développement de ces technologies, ce qui pénaliserait fortement l’avance que le pays avait pu prendre dans ce domaine. En effet, ces technologies sont encore loin d’atteindre un niveau qui autorise leur commercialisation et les incertitudes sont nombreuses. Un financement public de la R&D sur le long terme est donc nécessaire. En cette période de crise, il semble que les objectifs ambitieux du gouvernement de coalition, qui avait placé la croissance verte au coeur de sa politique, n’échappent pas à la réalité d’une situation économique difficile et des budgets toujours aussi contraints.

Les Technologies de capture et stockage du carbone (CSC) permettent, en thérorie, de capturer jusqu’à 90% des émissions de CO2 des industries et centrales électriques. Elles comprennent le piégeage, le transport et l’enfouissement du carbone afin d’éviter qu’il ne contribue à l’effet de serre.

Il existe trois techniques principales : l’extraction du carbone au niveau postcombustion utilise des procédés chimiques pour piéger le CO2 présent dans les fumées ; les techniques précombustion convertissent le charbon en gaz dé-carboné (hydrogène principalement) ; enfin, la méthode dite Oxyfuel, consiste à brûler le combustible en présence d’oxygène liquide afin que les gaz produits par la combustion soient quasi exclusivement composés d’eau et de CO2, alors plus simple à extraire. Une fois le CO2 capturé, il est liquéfié et transporté, sur parfois de très longues distances, avant d’être injecté en sous-sol dans des formations géologiques stables, des aquifères salins profonds, ou d’ancien réservoirs de pétrole ou de gaz (où il peut alors servir à prolonger la durée de vie de champs en déclin).

Cependant, les technologies de CSC sont coûteuses. Ainsi, les chercheurs estiment que de 16% à 40% de l’énergie produite par une centrale pourrait servir à capturer et stocker le carbone. Equiper des centrales existantes pourrait coûter 1 Md£ par centrale et le réseau de transport du CO2 liquide, 1 M£ par mile construit. De plus, le stockage fait l’objet de controverses quant à sa dangerosité potentielle sur le long terme, la stabilité de grands réservoirs de CO2 souterrains est mal comprise. Si tous les composants de la chaîne de CSC existent et sont utilisés depuis des décennies par les industries chimique et pétrolière, l’intégration reste encore peu expérimentée jusqu’à maintenant : seul un petit projet au nord de l’Allemagne, Vatenfall Schwarze Pump, a connecté tous ces composants de la chaîne en générant 30 MW de chaleur et 12 MW d’électricité avec une technologie d’Oxyfuel, et un projet pilote à Lacq, dans les Pyrénées françaises.

Sources :

- The Guardian, 30/11/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CknlK
- Business Green, 30/11/2011, www.businessgreen.com/bg/news/2128989/huhne-uk-s-ccs-plant
- The Guardian, 5/09/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/NRvnf
- The Guardian, 28/11/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tuSLV

Rédacteurs :

Olivier Gloaguen

Origine :

BE Royaume-Uni numéro 113 (23/01/2012) – Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68871.htm
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Bon vent de Belgique…

La Belgique compte actuellement 498 éoliennes. Plus de 80 nouvelles éoliennes ont été implantées dans notre pays en 2011, portant la capacité installée totale à plus de 1.080 MW, ce qui correspond à la consommation électrique annuelle de 650.000 ménages, annonce mercredi Edora, la Fédération de l’énergie d’origine renouvelable.

Les derniers relevés des associations flamande VWEA et wallonne APERe indiquent que près de 500 éoliennes sont installées en Belgique: 246 en Wallonie, 191 en Flandre et 61 en mer.

Plus de la moitié de la capacité éolienne belge se trouve en Wallonie, soit 541,5 MW. La capacité de l’éolien wallon a connu une croissance de 22,5% en 2011. « Un taux intéressant », concède dans un communiqué Edora, qui souligne toutefois que ce taux est le plus faible de ces quatre dernières années et est inférieur à celui enregistré en Flandre en 2011 (37%).

Edora estime par ailleurs que le nouveau cadre de référence éolien en Wallonie, en cours de préparation, « devra reposer sur des critères d’installation univoques et être associé à des objectifs d’installation annuelle clairs et ambitieux permettant d’atteindre au moins les 4.500 GWh/an de production éolienne en Wallonie annoncés pour 2020 par le gouvernement ».

La Fédération de l’énergie d’origine renouvelable juge également que l’implantation de 600 nouvelles éoliennes d’ici à 2020 est possible et réaliste en Wallonie étant donné l’évolution du secteur et la quantité de projets actuellement dans les cartons.

Mais il est « essentiel », considère Edora, que ces projets bénéficient du soutien des riverains de parcs tout en étant bien intégrés dans l’environnement. « Pour ce faire, il est capital que les installations dans des zones militaires et aéronautiques (proximité de radars, d’aéroports) actuellement interdites ou encore dans des zones forestières à faible valeur en biodiversité soient désormais autorisées », conclut Edora. (belga)

2012 année de la voiture électrique ?

Si vous faites une petite recherche sur le blog vous constaterez que  nous vous avons déjà parlé de la voiture électrique mais on a beau en parler de plus en plus force est de constater qu’on ne la voit pas beaucoup.
Et pour cause puisque sur l’année 2011 seul 80 de ces véhicules ont été vendus et parmis eux 36 voitures de société ; une bien maigre récolte face au plus de 500 000 nouvelles voitures immatriculées.
Pour l’année 2010 il n’y a eu que 47 immatriculation de voiture 100% électrique dont 14 Tesla et un peu plus de 3800 véhicules hybrides (source FEBIAC).

La faute à qui ? Certains pointent du doigt le manque de borne de rechange, d’autres arguent que le prix est un obstacle non négligeable … les raisons sont nombreuses mais on peut aussi ajouter que devant l’inconnu et l’investissement qu’il vous faudra consentir bon nombre d’entre nous préfèrerons le bon vieux moteur à explosion.

Et pourtant d’après une étude menée par l’équipementier Bosh nous serions près de deux tiers à croire en l’électricité … dans les dix prochaines années ce qui induit que pour cette année seul 3,8% seront près à faire confiance à ce type de moteur.

Alors pour doper un peu le marché certain constructeur sont prêt à faire une confiance indéfectible à la fée électricité, ainsi Huyndai propose dans sa gamme la Sonata Hybrid avec une garantie des batteries à vie (moteur de 2,5l  essence conso annoncées 5,8 à 6,8 l/100 pour 205 CV +/- 150 kW : prix annoncé 25 800 $).
Les données sont issues du site américain de Hyundai … je n’ai pas encore trouvé de modèle européen (genre moteur 1,6 ou 2,0 l maxi).

Par comparaison voici ce qu’on peut trouver pour une Peugeot 3008 HYbrid 4 : 200CV moteur 2.0 HDi  et conso 5.0 à  6.5 l/100 (pour un diesel !).

Donc si le pack batterie venait à défaillir Hyundai propose de le remplacer gratuitement ainsi que tous les frais y afférant, la confiance est telle que cette garantie est valable pour 100 000 miles ou plus (soit un peu plus de 160 000 km) sur toute la durée de vie du véhicule (dixit Hyundai).

Pour l’instant le groupe a été testé sur plus de 300 000 miles (près d’un demi million de km) avec une dégradation très minime de la puissance et de l’autonomie … avouez que ça réveille en vous les électrons, non ?
Vous pensez peut être que c’est du tout venant ? Sachez que ce constructeur est le premier à utiliser la technologie Li-Polymère sur des véhicules de production.
La voiture a été testée dans des conditions rigoureuses de température (-40°C à +50°C) dans lesquelles les batteries Li-Ion sont inadaptées.

Ce type de batterie (Li-Polymère) est considérée comme la prochaine génération de batterie et est particulièrement adaptée aux véhicules hybrides.

Alors cette année ferez vous le pas de l’hybridation ? du tout électrique ? ou resterez vous sagement chez vous car vous ne pourrez plus faire le plein de votre gourmande ???

A ce propos Pierre Terzian directeur de la revue « Pétrostratégies » déclare : « …avec des prix élevés de pétrole il n’y a plus à craindre une pénurie » … et si ça c’est pas une bonne nouvelle !

 

 

 

 

Une amende pour les mauvais constructeurs automobiles ?

Plusieurs constructeurs automobiles encourent une amende pouvant atteindre au total 10 milliards d’euros s’ils ne réduisent pas davantage leurs émissions de CO2 pour obéir aux objectifs fixés pour 2012, a annoncé mardi l’Agence européenne pour l’environement (AEE).

« Si les constructeurs ne font pas davantage de progrès dans l’efficacité carbone des nouveaux véhicules entre 2010 et 2012, ceux qui ne seront pas en conformité pourraient faire face à des amendes qui pourraient au total s’élever à 10 milliards d’euros », a annoncé l’agence spécialisée de l’UE.

Les grands constructeurs sont soumis à des objectifs de réduction d’émissions de CO2, principal gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. L’objectif d’émission global pour le secteur est de 130 grammes de CO2 par kilomètre pour chaque nouveau véhicule particuliers immatriculé dans l’Union européenne, avec des cibles individualisées par constructeur.

A partir de 2012, 65% des voitures neuves d’un constructeur devront respecter la norme. En 2013, ce seuil passera à 75%, puis à 80% en 2014 et finalement à 100% en 2015. En 2010, 32 constructeurs, représentant environ 80% des nouvelles immatriculations, avaient atteint leur objectif de 2012, a souligné un rapport de l’agence européenne basée à Copenhague.

Toyota loin devant

Toyota est le plus en pointe, suivi par les constructeurs français Renault et Peugeot-Citroën, qui sont par ailleurs proches d’atteindre déjà leurs objectifs pour 2015, souligne l’AEE. Parmi les retardataires se trouvent Dacia, Nissan, Mazda, GM-Daewoo, Daimler et Skoda.

Les émissions du transport routier représentent 17,5% des émissions globales de gaz à effet de serre de l’UE. Elles ont augmenté de 23% entre 1990 et 2009, précise l’agence européenne. « Aujourd’hui, les gens utilisent beaucoup de modes de transport mais la voiture représente toujours une part importante de la vie quotidienne », a dit dans un communiqué Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l’AEE.

« Les données montrent que la plupart des constructeurs ont atteint leurs objectifs individuels pour 2012. Cependant, plusieurs autres ont besoin de prolonger les progrès réalisés année après année », a-t-elle ajouté. En 2010, le niveau d’émission moyen d’un nouveau véhicule immatriculé dans l’Union européenne était de 140,3 g CO2/km, selon l’AEE. L’UE a un objectif à long-terme de 95 g CO2/km en 2020. (afp)

A consommer de préférence avant …

Une décision pour le moins étonnante fait son petit bonhomme de chemin, celle d’inclure pour tous les appareils électriques une date de péremption.

Bien que de prime abord cela paraisse étonnant, d’autant qu’elle émane de partis écologistes, en y regardant à deux fois on peut comprendre le bon sens de cette décision.

Et donc demain on pourrait voir nos gadg’geek arborer un : « A consommer de préférence avant fin … »

(c) Digitalsolidarity

Faudra-t-il jeter aussi simplement son dernier smartphone, imprimante, fax qu’une banane pourrie ou un yaourt périmé ? … absurde de prime abord, non ?

Et pourtant en y réfléchissant bien cette décision est pleine de bon sens, en effet souvenez-vous cet article où l’on y apprenait toute l’ingéniosité machiavélique des industriels.

Alors en tant que consommateur ne seriez vous pas intéressé de savoir que tel appareil à tel prix à une longévité plus importante que tel autre appareil à tel autre prix ?

Personnellement je suis pour une information claire et détaillée comme de savoir que tel ou tel article à nécessité autant de ressource car pour consommer malin et en adéquation avec ses convictions il est impératif de connaître ces détails… et de savoir clairement pourquoi ce bidule A coûte plus cher que le même bidule B.

 

 

Pince à linge contre sèche linge : malheureusement le ridicule ne tue pas

Il y a quelques jours je suis distraitement tombé sur une information qui m’a fait de prime abord bien rire et après mure réflexion me rendre compte de l’incomensurable profondeur de la bêtise humaine.

Aux Etats-Unis, pays des libertés, une nouvelle guerre est en train d’éclater … peu médiatique car peu sanglante elle n’en est pas moins primordiale aux yeux des écologistes.

Mais quel est le problème me direz vous ?
Sachez tout d’abord qu’au pays de l’oncle Sam il est interdit, dans certains états, de faire sécher son linge sur une bonne vieille corde.
Alors bien sûr si certains peuvent arguer du fait que cela manque parfois d’esthétique …

 

… voire de vulgarité pour une Amérique puritaine …

 

 

Il n’en reste pas moins qu’avant d’installer des éoliennes à tout vent, profiter des biens fait d’Eole peut être d’une simplicité exemplaire pour un investissement ridicule.
Dans la news entendue il y était fait état d’une consommation équivalant à la moitié de la production nucléaire des USA rien que pour faire tourner les millions de sèche linge … affirmation que je n’ai malheureusement pas pu recouper, donc à prendre avec un certain recul.

C’est tout simplement ahurissant … ainsi il semble que certains enfants ne savent pas à quoi peuvent servir les pinces à linge en dehors de refermer un paquet de chips !

Heureusement certains sont là pour réveiller les consciences et faire bouger les choses comme le site LaundryList fondé par un avocat.
Vous pensez que tout ceci est futile et exagéré ? Un coup d’oeil sur le trailer du film Drying For Freedom vous fera sans aucun doute changer d’avis.

Une fois de plus c’est Pépé qui avait raison !

La chimiothérapie climatique ou le combat de la dernière chance.

Dans la folle course contre le changement climatique certains scientifiques proposent des solutions (cela s’appelle la geo-engineering) pour le moins très inquiétantes comme celle de bricoler, bidouiller serait le terme plus approprié, le climat artificiellement.

Je vous vois un air surpris … Comment peut on bidouiller le climat ?
A cela je répondrais rien de neuf sous le soleil, en effet l’ensemencement des nuages à base d’iodure d’argent est une technique connue et appliquée depuis le milieu de vingtième siècle.
Certains états y recourent massivement pour prévenir des sécheresses, ce qui est un moindre mal,  mais également par le passé comme arme militaire (aujourd’hui un traité international l’interdit).
Enfin l’arsenal chimique est également utilisé à des fins beaucoup plus futil comme lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin en 2008.

La Chine veut absolument que la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’été de Pékin se déroule à la perfection et Pékin a ainsi mis en place un arsenal de missiles et d’avions pour disperser les nuages potentiels qui pourraient entâcher l’évènement.

Alors on bidouille mais comment ?

C’est là que cela devient effrayant, en effet si on injectait  des millions de tonnes de soufre, sous sa forme oxydée SO2, dans l’atmosphère celui-ci agirait comme autant de miroir et permettrait de renvoyer les rayons du soleil avant qu’ils ne réchauffent l’atmosphère.
Donc nous pourrions artificiellement réduire voire juguler l’accroissement de température lié au gaz à effet de serre.
En fait cette pratique ne serait que la copie conforme, mais plus grande, du phénomène naturel observé lors d’éruption volcanique (voir dossier sur Futura-Sciences).

Alors bonne idée ?
De prime abord je dis non, que dis-je … je crie NON ! mais force est de constater qu’en tout dernier recours si nous échouons à modérer et donc à contenir le climat  il faudra bien agir pour préserver  … ce qu’il reste.
Je vois poindre également un autre danger qui est de se laisser berner par une soit disant solution et donc de ne pas prendre en compte et réguler notre manière de vivre et de consommer aujourd’hui.

Comme le disait justement un scientifique impliqué dans cette étude :   »La geoengineering c’est la combinaison de la chimiothérapie et la radiothérapie là où un peu d’exercice et un petit régime diététique aurait suffit quelques années plutôt ».

Et si un jour on en arrive à cette solution extrême il faudra vous faire une raison … le ciel bleu n’existera plus !
Ceci sera sans doute l’un des effets secondaires les moins graves car comment maîtriserons nous ensuite ces millions de tonnes de soufre ?
Et enfin quel effet aura le soufre à long terme ? Déjà on connait les pluies acides dont il est le précuseur mais quid du reste ?

Le revolver est chargé et sur la tempe… reste à savoir qui osera appuyer sur la détente ?

Mais ceci n’est que pure fiction, l’Homme dans son infinie sagesse réduira ses émissions de gaz a effet de serre et pourra rengainer son Smith&Wesson … jusqu’à la prochaine folie !

Sus à l’agriculteur !

Avez vous déjà remarqué que dès qu’il y a un problème on pointe du doigt l’agriculture et par ce biais l’agriculteur comme étant le responsable de tous nos maux ?

Hier encore les inondations dans le Brabant Wallon étaient la faute de l’agriculteur, la couche d’ozone c’est l’agriculteur, les gaz à effet de serre (surtout le méthane) c’est l’agriculteur, la baisse des nappes phréatiques … cherchez pas c’est l’agriculteur.

Mais en fin de compte l’agriculteur est avant tout quelqu’un qui travaille  qui tente de subvenir à ses besoins et qui surtout obéit au lobby des centrales d’achat, alors oui l’agriculture moderne n’a plus rien à voir avec celle de nos aieux mais la faute à qui ?

Qui veut manger de la bonne viande bien rouge et sans graisse tous les jours ? Qui veut des tomates, des salades en plein hiver ? Qui veut des produits pas cher (notez j’ai pas mis bon) ? La réponse vous sera donnée par votre miroir !

L’agriculture industrielle n’est que la conséquence de nos besoins et envies et ses conséquences sur l’environnement sont surtout de notre responsabilité.

Pour vous montrer comment nous en sommes arrivés là regardez la vidéo ci-après, détournée par Willie Nelson d’une chanson de Cold Play « The Scientist », cela vous fera un peu réfléchir.

Cette vidéo s’inspire un peu d’une autre postée il y a quelque temps sur le blog (ICI).

Si cela pouvait vous inspirer, au moins un peu, lors de vos prochains achats alors le pari est gagné.

Via 7s7

Belgique ambitieuse ?

Après l’Allemagne qui vient de déclarer vouloir sortir complètement du nucléaire pour l’horizon 2022 la Belgique vient d’annoncer son ambition d’être 100% renouvelable pour 2050 (je parle d’énergie, hein).
De prime abord j’applaudis à deux mains (ça fera déjà ça de gagné) mais sans vouloir me faire plus pessimiste que d’habitude j’ai un léger doute.
Pourquoi ?
Déjà prendre des décisions à l’horizon de deux à cinq ans est une utopie chez nous alors vendre quelque chose pour 2050 c’est soit se moquer de nous soit encore croire au père Noël (à propos c’est dans six mois)… voilà ça c’est fait !

Alors bien entendu même si on peut douter il faut remettre les pendules à l’heure … la Belgique fait une annonce grand bruit mais bien poussée dans le dos par l’Europe qui exige (au conditionnel !) de ses états membres 97% d’énergie renouvelable pour cette échéance.

Nonante-sept pour cent de l’électricité européenne et 92% de son énergie totale pourraient provenir des énergies renouvelables en 2050, avec en outre une réduction de 95% des gaz à effet de serre, selon les résultats de l’étude Energy [R]evolution roadmap.

Alors 2050 l’horizon sera vert ?
Il nous reste aujourd’hui 38 ans (cette année est déjà finie, certains parlent déjà de Noël …) pour y parvenir et en ce laps de temps l’innovation technologique fera surement un bond de géant.
Vous en doutez ? faites un tour dans les archives de 1974 … il y a 38 ans ! (Touch screen technology)

Alors si pour une fois je rangeais mon pessimisme au placard et je ressortais mes chaussettes pour pendre près de la cheminée en attendant le père Noël ?

Le bio une espèce surprotégée ?

Si vous avez suivi les actualités ces derniers temps vous n’aurez pas manqué l’affaire Escherichia Coli ou plus communément nommé E.Coli (définition Wikipédia).
Même si la plupart des E.Coli sont commensal il est quelques souches qui sont pathogènes et qui, comme nous l’avons vu, peuvent entraîner la mort.

Dans un premier temps accusé le concombre espagnole fut ensuite blanchi non sans quelques répercussions sur les consommateurs et par conséquence sur les producteurs.

Les médias ont fait de cette histoire leurs choux gras mais bizarrement le coupable actuel est un peu passé à l’arrière plan.
Mis en cause, ensuite disculpé pour réapparaître à nouveau sur les bancs des accusés et finir coupable les graines germées ont nettement moins attirés les journalistes que le concombre.

Fin du suspens. Les graines germées sont la cause la plus probable de l’épidémie mortelle provoquée par la bactérie Escherichia coli (E. coli), ont déclaré vendredi 10 juin les autorités allemandes.

 

Pire le fait que ces graines germées soient issues de l’agriculture biologique a même été un peu occulté. Ce qui est vert et bio serait il par là même emprunt d’une exemption de responsabilité ?

Loin de moi l’idée de mettre l’agriculture bio sous les feux de la critiques ou de commencer à parler de théorie du complot mais avez vous songé un instant à ce qu’aurait été la réaction des journalistes si l’intoxication avait eu une origine chimique ou OGMique ?
Vous doutez ?
Pourtant le décès d’un adolescent dans un fast-food français avait fait beaucoup plus de bruit (Fermeture fast-food Avignon) et l’affaire a été portée de manière plus soutenue dans tous les médias.
La question que je me pose est de savoir s’il s’agit d’une volonté journalistique, ce qui serait à mon sens un moindre mal, ou une manipulation de l’information et par là même des opinions.

Quoiqu’il en soit ne versons pas non plus dans une paranoïa incontrôlable, le but est d’arriver à une meilleure analyse des informations et de rester critique face à celle ci.
Le bio reste bien entendu un aliment de choix mais il est dangereux de verser dans l’autre excès et de croire que tout ce qui est vert est forcément sain ; car si on s’arrête à ce postulat que penser d’une oronge verte ou plus communément nommée amanite phalloïde.
On constate cet effet que j’assimile à du green washing partout même dans les industries les plus sérieuses.

Le vrai danger du bio c’est de le mettre dans les mains d’industriels !

L’orient leader des énergies vertes… bientôt !

Les investissements dans les énergies propres ont bondi de 30% en 2010, atteignant 243 milliards de dollars au niveau mondial. La Chine arrive en tête du peloton, selon un rapport de l’ONG américaine Pew Charitable Trusts.
« Le centre de gravité des énergies propres est en train de se déplacer de l’Occident vers l’Orient », souligne l’organisation mardi. La Chine est le pays qui a attiré le plus d’investissements en énergies propres en 2010, avec 54,4 milliards de dollars, suivie de l’Allemagne (41,2 milliards), des Etats-Unis (34), de l’Italie (13,9) et du Brésil (7,6).

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), l’Allemagne est le pays qui a fourni le plus gros effort en faveur des énergies propres en 2010 (1,4% du PIB). Les investissements outre-Rhin ont été soutenus par « une hausse massive des petits projets de panneaux solaires sur toitures », selon Pew.

Quant à la Chine, elle doit son statut de « superpuissance mondiale de l’énergie propre » à des objectifs agressifs et à « une claire ambition » de dominer le secteur. En 2010, Pékin a fourni presque la moitié des modules de panneaux solaires et des turbines éoliennes dans le monde. Le pays a aussi concentré 47% des investissements mondiaux dans l’énergie éolienne.

A contrario, les Etats-Unis perdent du terrain dans la compétition mondiale, en raison de l’absence de politiques énergétiques « ambitieuses et prévisibles », estime Pew.

La capacité de production des énergies propres s’élevait à 388 gigawatts (GW) en 2010, soit l’équivalent d’environ 400 réacteurs nucléaires. Les éoliennes en constituaient la plus grande part avec 193 GW, suivies de la petite hydraulique (80 GW), la biomasse (65 GW) et l’énergie solaire (43 GW). (belga)

Oiseaux de mauvaise augure 2ème partie : on est vraiment des pigeons !

Vous vous souvenez de l’article régidé par Gizmo au début de cette année relatant l’hécatombe des oiseaux aux USA (voir ICI) et sur lequel nous devisions pour en trouver les conséquences.

Aujourd’hui plus personne n’en parle ou presque … mais un entrefilet paru dans RUE89 relance le débat et pose une question en lien directe avec l’actualité qui fait débat en France sur l’exploitation des gaz de schiste dont nous vous avions déjà touché quelques mots sur le blog (voir ICI, ICI et ICI).

Donc pour en revenir aux conséquences de la mort de ces oiseaux moult explications furent fournies comme une peur bleue après qu’un avion avait franchi le mur du son ou alors  à des feux d’artifice ou à la grêle … même les explications mystiques se profilèrent à foison !

Bref rien de bien sérieux mais voilà qu’un chercheur du CNRS, André Picot, relance le débat ; ce chercheur spécialiste du risque chimique estime possible qu’une émanation d’hydrogène sulfuré, provenant de l’exploitation de gaz de schiste, ait “causé la mort de massive d’oiseaux en Arkansas”.

Pour bien comprendre cette théorie il faut revenir un peu sur la manière dont on exploite ces gaz.

Pour libérer ces gaz encapsulé dans les roches à plus de 1500m  de profondeur on injecte d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques à très forte pression. La roche se fissure et libère les précieux gaz.

Parmi les produits chimiques présents dans les “eaux de fracturation” figure l’hydrogène sulfuré qui est, explique M. Picot, “un gaz nauséabond tuant plus rapidement que le monoxyde de carbone. Il est doté d’un effet anesthésiant fort”.C’est ce gaz qui aurait étourdi les oiseaux, causant leur mort.

D’autres produits contenus dans ces eaux de fracturation pourraient expliquer la mort de bovins en Louisiane. Les eaux de fracturation, que les bêtes auraient bu, contiennent 14 milligramme par litre de N-Oxyde de 4-nitroquinoléine. Il a été démontré “qu’à très faible dose, il entraînait chez les rongeurs (rats et souris) des cancers sélectifs de la bouche et de la langue”.Des symptômes que présentaient les bovins. (blog Le Monde)

 

 

Qui est responsable du réchauffement climatique ?

Lorsqu’on aborde la question du réchauffement climatique on cherche a fortiori le coupable.
Mais finalement qui est vraiment le responsable ? Qui est le plus gros pollueur de la planète ?
En fait en fonction de l’angle d’approche et d’étude le classement peut apparaître différent.
Ainsi les premières places peuvent être attribuées différemment suivant que l’on regarde plus spécifiquement :
- les émissions totales,
- les émissions par habitant,
- les émissions historiques et
- les émissions liées à la consommation.

    1°) Émissions actuelles de CO²

Si on s’arrête sur ce paramètre qui est, il faut bien l’avouer, le plus simple et très largement utilisé le classement des 10 principaux pollueurs (source Administration américaine de l’énergie donnée de 2009) est :

1. La Chine: 7.711 millions de tonnes (MT), soit 25,4%.
2. Les Etats-Unis: 5.425 MT, 17,8%.
3. L’Inde: 1.602 MT, soit 5,3%.
4. La Russie: 1.572 MT, soit 5,2%.
5. Le Japon: 1.098 MT, soit 3,6%.
6. L’Allemagne: 766 MT, soit 2,5%.
7. Le Canada: 541MT, soit 1,8%.
8. La Corée du Sud: 528 MT, soit 1,7%.
9. L’Iran: 527 MT, soit 1,7%.
10. Le Royaume-Uni: 520 MT, soit 1,7%.

La Belgique prend la 34e place avec 137 MT.

    2°) Toutes émissions de gaz à effet de serre

Le classement précédent ne tient malheureusement pas compte des autres gaz à effet de serre et dont certains (le méthane par exemple) ont des effets beaucoup plus conséquents.
Une fois intégré le classement fait apparaître de nouveaux pays aux premières places comme le Brésil ou l’Inde.
1. La Chine: 7.216 MT, soit 16,4%
2. Les Etats-Unis: 6.931 MT, soit 15,7%
3. Le Brésil: 2.856 MT, soit 6,5%
4. L’Indonésie: 2.046 MT, soit 4,6%
5. La Russie: 2.028 MT, soit 4,6%
6. L’Inde: 1.870 MT, soit 4,2%
7. Le Japon: 1.387 MT, soit 3,1%
8. L’Allemagne: 1.005 MT, soit 2,3%
9. Le Canada: 808MT, soit 1,8%
10. Le Mexique: 696 MT, soit 1,6%

42. La Belgique: 167 MT.

    3°) Émissions par habitant

Comme on vient de le constater que la Chine, les États-Unis trustent toujours les premières places mais si on s’intéresse maintenant aux émissions par habitant on obtient un ranking totalement différent :
L’Australie: 19,6 tonnes
Les Etats-Unis: 17,7 tonnes
La Belgique: 13,19 tonnes
La Russie: 11,2 tonnes
L’Allemagne: 9,3 tonnes
Le Royaume-Uni: 8,4 tonnes
La France: 6,3 tonnes
La Chine: 5,8 tonnes
L’Inde: 1,4 tonnes
Le Tchad: 0,03 tonnes

Moyenne mondiale: 4,5 tonnes
Moyenne de l’Afrique: 1,1 tonnes

    4°) Émissions historiques

Intéressons nous maintenant à l’émission de ces polluants depuis 1850 et on constate dans ce cas que les pays européens et nord américains sont très bien (mal ?) placés :
1. Les Etats-Unis: 339.174 MT, soit 28,8%
2. La Chine: 105.915 MT, soit 9,0%
3. La Russie: 94.679 MT, soit 8,0%
4. L’Allemagne: 81,194.5 MT, soit 6,9%
5. Le Royaume-Uni: 68.763 MT, soit 5,8%
6. Le Japon: 45.629 MT, soit 3,87%
7. La France: 32.667 MT, soit 2,77%
8. L’Inde: 28.824 MT, soit 2,44%
9. Le Canada: 25.716%, soit 2,2 MT
10. L’Ukraine: 25.431 MT, soit 2,2%

18: La Belgique: 10,903 MT.

Si on rapporte ces émissions par tête d’habitant on constate avec surprise que le premier de la liste est le Grand Duché du Luxembourg.
1. Le Luxembourg: 1.429 tonnes
2. Le Royaume-Uni: 1.127 tonnes
3. Les Etats-Unis: 1.126 tonnes
4. La Belgique: 1.026 tonnes
5. La République tchèque: 1.006 tonnes
6. L’Allemagne: 987 tonnes
7. L’Estonie: 877 tonnes
8. Le Canada: 780 tonnes
9. Le Kazakhstan: 682 tonnes
10. La Russie: 666 tonnes

Bref comme vous le voyez on peut manipuler ces chiffres à notre guise pour leur faire dire à peu près tout et n’importe quoi.

Alors la Chine le plus grand pollueur ?

Peut être mais il faut surtout s’attarder à la question du pourquoi.
Pourquoi la Chine est parmi les plus grands pollueurs ?
L’analyse suivante qui reprend les émissions en fonction de la consommation nous apprend que si la Chine pollue c’est sans doute du en majeure partie à notre insatiable besoin de consommation.
Voici le top 10 des émissions liées à la consommation par habitant, y compris tous les gaz à effet de serre:

1. Les Etats-Unis: 29 tonnes
2. L’Australie: 21 tonnes
3. Le Canada: 20 tonnes
4. La Suisse: 18 tonnes
5. La Finlande: 18 tonnes
6. Les Pays-Bas: 17 tonnes
7. La Belgique: 17 tonnes
8. L’Irlande: 16 tonnes
9. Chypre: 16 tonnes
10. Le Royaume-Uni: 15 tonnes

Une chose apparaît évidente les pays riches portent une lourde responsabilité dans le réchauffement climatique. Les pays d’Afrique et autres pays pauvres sont pourtant les premiers à subir les conséquences de ces changements climatiques. On comprend également mieux pourquoi ceux-ci réclament que les « vieux » pollueurs payent la note. Mais une chose est sûre: il reste beaucoup à faire pour limiter les rejets de CO2. Il ne reste plus qu’à agir!

Les données proviennent du Worl Resources Institute.
(ca)

Enfin je ne voulais pas terminer l’article sans vous montre une infographie présentant l’empreinte carbone d’une manière originale (core77 via Gizmodo).

Grand format

Ecologie à deux balles!

La semaine dernière alors que je passais d’agréable vacances en France profonde je n’ai pas manqué le débat ping pong entre Eric Besson, le ministre chargé notamment de l’énergie, et Christophe de Margerie le PDG de Total.
Ce débat admirablement illustré par Martin Vidberg (une sorte de Kroll français) résume parfaitement l’histoire.

 

(c) Martin Videberg

Donc le débat portait sur la tenue par Eric Besson d’une discussion “en urgence”, le 10 mai à l’Assemblée, qui pourrait aboutir sur l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste en France (souvenez vous on en avait touché un mot ICI).
Ce à quoi le PDG de Total n’a pas manqué de réagir, là où ça fait mal, en déclarant tout de go que « ….[il est] inévitable que le litre de super dépasse les 2 euros et qu’il n’était donc pas raisonnable de se priver du gaz de schiste. »

Bref soyez sans crainte l’écologie ne fera pas le poids face au rouleau compresseur financier …

Y a bon CO2 !!!

Dans une forêt de tubes de huit mètres de haut, près d’Alicante en Espagne, macère peut-être le carburant de demain: du biopétrole produit avec des micro-algues qui s’alimentent du gaz carbonique rejeté par une usine voisine.

Près de 400 tubes vert foncé, où grouillent des millions de micro-algues, se dressent sur une plaine de cette région du sud-est de l’Espagne, à côté d’une cimenterie, dont le CO2 est capturé et transporté via un pipeline jusqu’à la petite usine de pétrole « bleu ». Le concept, encore expérimental, est développé depuis cinq ans par des chercheurs espagnols et français de la petite société Bio Fuel Systems (BFS).

Phytoplancton
A l’heure où les industriels redoublent d’imagination pour trouver des alternatives au pétrole, l’idée est de reproduire et d’accélérer un processus qui s’est étalé sur des millions d’années et a permis la production du pétrole fossile.

« Nous essayons de simuler les conditions qui existaient il y a des millions d’années, quand le phytoplancton s’est transformé en pétrole. De cette façon, nous obtenons un pétrole équivalent au pétrole actuel », explique l’ingénieur Eloy Chapuli.

Les micro-algues, issues d’une dizaine de souches tenues secrètes, ont été pêchées en Méditerranée et dans l’océan Atlantique. Dans les tubes, elles se reproduisent à grande vitesse, se dédoublant quotidiennement par photosynthèse et grâce au CO2 émis par la cimenterie. Tous les jours, une partie de ce liquide très concentré est extrait et filtré, permettant l’obtention d’une biomasse, qui produira le biopétrole. L’eau restante est réintroduite dans les tubes.

Dépollution
Pour ses concepteurs, l’autre grand avantage du système est qu’il est dépollueur: il absorbe du CO2 qui serait autrement déversé en excédent dans l’atmosphère. « C’est un pétrole écologique », assure le président et fondateur de BFS, l’ingénieur français Bernard Stroïazzo-Mougin, qui a travaillé dans des champs pétroliers au Moyen-Orient avant de s’installer en Espagne.

L’usine d’Alicante fait encore figure de laboratoire. « Il nous faudra entre cinq et dix ans de plus pour passer à une production industrielle », assure M. Stroïazzo-Mougin, qui espère pouvoir développer à court terme un premier projet à grande échelle, dans le sud de l’Espagne, puis un autre sur l’île portugaise de Madère.

« Une unité qui ferait 50 km sur 50 km, ce qui n’est pas quelque chose d’énorme, dans des zones désertiques du sud de l’Espagne, on pourrait produire environ 1 million 250.000 barils par jour », soit presque autant que les exportations quotidiennes de pétrole irakien, souligne l’ingénieur.

Recherche de subventions
BFS, une société à capitaux privés, cherche aujourd’hui à négocier avec « plusieurs pays pour qu’ils subventionnent l’installation de champs pétroliers artificiels », explique son président. La société assure qu’elle pourra vendre ses barils à un prix compétitif, en s’appuyant sur la vente de produits dérivés, comme des acides gras de type Omega 3 obtenus à partir de la biomasse.

D’autres projets similaires sont à l’étude dans d’autres régions du monde. En Allemagne, le groupe d’énergie public suédois Vattenfall a lancé en 2010 un projet d’absorption par des algues du dioxyde de carbone émis par les centrales au charbon.

Le géant américain du pétrole ExxonMobil a prévu un investissement allant jusqu’à 600 millions de dollars dans les recherches sur le pétrole produit avec des algues. Les industriels, en particulier dans le secteur aéronautique, s’intéressent de près à ces recherches, espérant y trouver des solutions de remplacement au pétrole classique, aux prix fluctuants et qui se raréfie. (afp)