Un pas de plus vers la maîtrise de la fusion nucléaire ?

Un pas de plus vers la maîtrise de la fusion nucléaire ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69903.htm

Deux physiciens aux USA ont récemment découvert une explication possible à l’un des problèmes majeurs qui empêche le développement de la fusion nucléaire. Ils proposent une solution qui, si validée expérimentalement, devrait permettre de nets progrès de performance au sein des tokamaks. Voilà de quoi encourager nos espoirs de maîtriser cette nouvelle technologie afin de l’utiliser industriellement pour la production d’électricité.

En effet, à l’heure où l’avenir énergétique de la planète est au coeur des préoccupations, la fusion nucléaire constituerait une source d’énergie idéale car abondante et peu polluante. Cependant, les conditions strictes permettant la fusion sont difficiles à mettre en oeuvre si bien que la technologie en est encore au stade de la recherche et de l’expérimentation aujourd’hui. L’objectif de réaliser une centrale à fusion, qui convertirait la chaleur dégagée par les réactions de fusion en électricité, est encore loin d’être atteint. Les communautés scientifiques nationales et internationales se sont lancées dans de gros projets à la hauteur de cet enjeu considérable. L’ampleur des investissements laisse perplexe une partie de la population. Le développement de la fusion nucléaire est actuellement une source de débats quant à la pertinence d’engager de telles sommes pour un résultat non assuré. Dans ce contexte, les attentes sont nombreuses et pressantes.

C’est donc avec enthousiasme que Luis Delgado-Aparicio et David Gates, tous deux physiciens au Princeton Plasma Physics Laboratory du U.S. Department of Energy, ont récemment fait part de leur découverte. Ils se sont intéressés aux instabilités qui peuvent survenir au sein du plasma dans les configurations de type « tokamaks », et qui constituent le problème majeur freinant leur développement. L’apparition de ces instabilités tridimensionnelles dites « disruptions » ont été reconnues comme inévitables, même en conditions normales de confinement. Elles correspondent à une perte violente et très rapide du confinement du plasma, et peuvent endommager significativement le matériel. Par ailleurs, les risques d’endommagement sont d’autant plus élevés que la puissance du tokamak est importante. Ainsi le prototype de tokamak de puissance ITER, actuellement en cours de construction à Cadarache, pourrait voir l’ensemble de son installation gravement endommagée.

L’une des causes importantes de ces disruptions est l’élévation de la densité du plasma au-delà d’une certaine valeur critique dite « limite de Greenwald ». Cette limite semble universelle et son origine reste jusqu’à ce jour énigmatique. Pour que la fusion se produise dans le plasma, il faut que celui-ci soit suffisamment dense et chaud pour permettre le rapprochement des noyaux légers contenus dans ce plasma et provoquer leur recombinaison en noyaux plus lourds. Cette recombinaison s’accompagne d’un fort dégagement d’énergie sous forme de chaleur, que l’on cherche à récupérer pour produire ensuite de l’électricité. Cette réaction de fusion est d’ailleurs mise à l’oeuvre naturellement dans le soleil et la plupart des étoiles. A priori, plus on injecte d’énergie dans le plasma, plus l’on s’attend à en augmenter la densité, et donc à privilégier les réactions de fusion. La limite de Greenwald contredit cette intuition. Par ailleurs, étant donné que le taux de réactions nucléaires est proportionnel au carré de la densité du plasma, cette limite bride les performances d’un tokamak de taille donnée. Ainsi les scientifiques cherchent à en expliquer les origines depuis des décennies.

L’étude approfondie de L.Delgado et D. Gates se penche sur ce problème. Ils proposent une explication toute fraîche, différente de celle proposée par Greenwald, le physicien du MIT qui a établi l’équation décrivant cette limite (et qui porte son nom). D’après Greenwald, l’instabilité proviendrait d’un rayonnement excessif du plasma de bord qui abaisse sa température, augmentant ainsi sa résistivité. Le courant qui circule dans le plasma se transfère alors du bord vers son centre, si bien que la densité de courant au centre atteint la valeur seuil (dite de Kruskal-Shafranov (KS), proportionnelle au champ toroïdal) à partir de laquelle se développe une instabilité magnétohydrodynamique (MHD) : le plasma s’entortille et touche la paroi du tokamak où il se refroidit. Le courant du plasma est ainsi forcé de pénétrer dans la paroi, d’où des dégradations. Cependant l’initiation et le terme de ce processus ne sont pas clairs.

L’approche proposée par L. Delgado et D. Gates se concentre sur les îlots magnétiques qui se forment lorsque la limite est atteinte. Ils montrent à l’appui d’équations que ces derniers seraient la cause de l’effondrement du plasma. Le rapprochement entre ces ilots et l’effondrement n’est pas nouveau, mais la relation de cause à effet n’a pas été mise en évidence dans les précédentes études.

Voilà donc le nouveau scénario qu’ils proposent : les îlots seraient responsables de deux effets négatifs : d’une part ils accumulent des impuretés provenant des parois du tokamak qui refroidissent le plasma, et d’autre part, ils agissent tels des boucliers contre l’ajout supplémentaire d’énergie dans le système. Lorsque la puissance injectée devient inférieure à la puissance dégagée des îlots par effet Joule, l’équilibre se rompt. Les îlots se développent jusqu’à atteindre une taille suffisamment importante pour entraîner l’effondrement du courant électrique qui aide à confiner le plasma. Le plasma disparaît alors en quelques millisecondes.

Il ne reste maintenant plus qu’à vérifier ces hypothèses expérimentalement, ce qui est prévu prochainement sur les tokamaks C-Mod du MIT et DIII-D de General Atomics à San Diego. Grâce à cette nouvelle vision du problème, L. Delgado et D. Gates ont pensé à une éventuelle solution pour parvenir à des densités au-delà de la limite de Greenwald : celle-ci consisterait à injecter l’énergie directement au coeur des îlots. Si cette manipulation s’avérait fonctionner, les conditions nécessaires à la fusion (hautes températures et densité élevée) pourraient alors être bien plus aisément mises en oeuvre dans le futur.

Sources :
- Article sur le site du Princeton Plasma Physics Laboratory : http://www.pppl.gov/polPressReleases.cfm?doc_id=1242
- Article de D. A. Gates and L. Delgado-Aparicio publié le 20 avril 2012 : « Origin of Tokamak Density Limit Scalings », Phys.Rev. Letters 108 – DOI: 10.1103/PhysRevLett.108.165004

Origine : BE Etats-Unis numéro 288 (7/05/2012) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69903.htm

Ecologie, économie, bonheur, développement et durabilité

Voici en treize vidéos de quelques minutes chacunes les points d’approche d’une nouvelle façon de vivre en harmonie avec notre environnement.

Attention gardez un esprit critique, je ne suis pas forcément d’accord avec tout mais il y a certaines approches qui ne sont pas dénuées d’intérêt.
Enfin ne tombez pas non plus dans la gurulogie…

0. Introduction


Introduction à l'étude Français, Française, Etc. by PQR66

1. Vive la crise: La marmite en ébullition

Vivre la crise 1. La marmite en ébullition by PQR66

2. Vive la crise: Cultiver notre jardin

Vivre la crise 2. Cultiver notre jardin by PQR66

3. Vive la crise: Us people

Vivre la crise 3. Us people by PQR66

4. Parier sur soi

Les nouvelles résiliences 4. Parier sur soi by PQR66

5. Les nouvelles résiliences : Me, Myself and I

Les nouvelles résiliences 5. Me, myself & I by PQR66

6. Les nouvelles résiliences : Nos vies plurielles

Les nouvelles résiliences 6. Nos vies plurielles by PQR66

7. Gagner moins, vivre mieux : Master consommateur

Gagner moins, vivre mieux 7. Master consommateur by PQR66

8. Gagner moins, vivre mieux : La consommation collaborative

Gagner moins, vivre mieux 8. La consommation… by PQR66

9. Gagner moins, vivre mieux : L’éconologie

Gagner moins, vivre mieux 9. L'éconologie by PQR66

10. Gagner moins, vivre mieux : Le retour du simple

Gagner moins, vivre mieux 10. Le retour du simple by PQR66

11. À la recherche de soi : Sweet slow life!

À la recherche de soi 11. Sweet slow life! by PQR66

12. À la recherche de soi : L’info-chaos

À la recherche de soi 12. L'info-chaos by PQR66

13. À la recherche de soi : Avatars et identité

À la recherche de soi 13. Avatars et identité by PQR66

Ces vidéos sont à l’initiative de PQR66 (groupement publicitaire réunissant l’ensemble de la presse quotidienne régionale et départementale)

Une batterie qui ne manque pas de souffle !

Vous le savez et nous en avons déjà discuté sur le forum à plusieurs reprises, le problème des véhicules électriques est toujours l’autonomie et tant que ce problème ne sera pas résolu les véhicules électriques ne supplanteront jamais les véhicules thermiques ou hybrides.

IBM arrive d’ailleurs à la même conclusion, il y a plus d’un siècle il y avait plus de véhicules électrique que de véhicules à moteur thermique et pourtant c’est ce dernier qui a fini par prendre le dessus sur la fée. Pourquoi ?
La nécessité des longs déplacements ainsi que la disponibilité d’une source de combustible plus abordable et d’une infrastructure plus fiable a permis aux moteurs à combustion interne de détrôner l’électron.

Et si on arrivait à réinventer le stockage électrique ?
IBM, Asahi Kasei et Central Glass investissent dans le développement d’une batterie promettant 800 km d’autonomie.
Le projet s’appelle : Battery 500.

Les batteries d’aujourd’hui à technologie Lithium-ion ne permettent qu’une autonomie de l’ordre de 150 km et cela représente un frein considérable à l’adoption de ce mode d’énergie pour la voiture familiale typique.

Conscient de ce problème IBM a lancé en 2009 un projet prévoyant de multiplier par 10 la densité énergétique des batteries Li-Ion et c’est en développant une batterie Lithium-Ion Air qu’ils sont pratiquement parvenus à atteindre ce challenge.

(c) IBM

Le mode de fonctionnement de la batterie utilise l’oxygène de l’air qui lorsque la batterie se décharge vient se fixer sur le lithium-ion pour former du peroxyde de lithium sur la matrice carbone.
Lors de la recharge la batterie libère alors l’oxygène fixé et le lithium se retrouve à nouveau sur l’anode.
Une animation valant mieux que 50 lignes :

En 2012 Asahi Kasei et Central Glass ont rejoint le projet.

On a retrouvé le 7ème continent !

Voilà un titre plein d’humour qui fait le parallèle avec le film de Robert Lamoureux mais qui va aborder un sujet autrement plus préoccupant.

Le 7ème continent également connu sous le nom de soupe plastique ou encore plus sérieusement de La plaque de déchet du Pacifique nord est une zone relativement calme de l’Océan pacifique, vers laquelle le mouvement de rotation du vortex amène les déchets flottants qui s’accumulent en banc.
Ces déchets ne sont pas visibles depuis les satellites car ceux ci sont essentiellement translucides et se trouvent juste sous la surface de l’eau, ils ne sont donc décelables que depuis le pont des bateaux.
Une plaque plus récente a été également observée dans l’Atlantique nord (voir ici).

Une mission dirigée par l’explorateur guyanais Patrick Deixonne qui veut « être les yeux des Français et des Européens sur ce phénomène » va étudier de plus près cet amas de déchets.
Invisible et inoffensif pour les bateaux cet amas n’intéresse pas beaucoup de monde ni du côté de la marine marchande ni du côté du tourisme et pourtant on parle ici de plusieurs millions de tonnes essentiellement constitués de microdéchets de polymères et de débris de bateaux.
Ces déchets se répartissent sur une trentaine de mètre de profondeur et alors qu’on les pensait biodégradables (puisque de prime abord invisible) on parle aujourd’hui de photodégradation en pièces et particules de plus en plus petits, mais les molécules individuelles ne sont que très lentement métabolisées par les êtres vivants et finalement la photodégradation des matériaux plastiques conduit à la production de déchets polluants, nocifs au milieu marin.

Ce nouveau continent aurait une taille estimée entre 6 fois et 20 fois la taille de la Belgique.

Semez le doute, il en restera toujours quelque chose …

Une chercheuse américaine dénonce le scepticisme malsain d’une poignée de scientifiques américains qui réfutent la dangerosité du tabac, le changement climatique et l’origine du trou dans la couche d’ozone.
Et aussi

« Cette stratégie est terriblement habile et efficace. Elle part de quelque chose qui est essentiel en science – un scepticisme sain, une forme de curiosité – et elle le retourne contre elle », explique à l’AFP Naomi Oreskes, chercheuse et professeur d’histoire des sciences de la Terre à l’Université de Californie, à San Diego.

Les marchands de doute

Dans les « Les marchands de doute » qui vient d’être traduit en français (Le Pommier), elle décortique la stratégie de ces « experts » qui « n’offrent ni nouvelles idées, ni nouvelles données, ni nouvelles preuves » et dont l’influence se fait sentir à partir des années 50 aux Etats-Unis après la publication des premières études reliant tabagisme et cancer.

« Notre produit, c’est le doute », titrait un mémoire rédigé en 1969 par l’un des dirigeants de l’industrie du tabac qui mena, financements massifs à l’appui, une longue campagne visant à persuader l’opinion que l’impact de la cigarette sur la santé n’était pas établi.

Ces puissantes firmes s’appuyèrent sur un petit groupe de scientifiques « très influents » en raison de leur rôle central durant la Guerre froide, qui usèrent de leur autorité « pour propager leurs idées sur des sujets très éloignés de leurs domaines de compétence ».

Des scientifiques de mauvaise foi ou influencés ?

Pourquoi ces chercheurs bardés de prestigieux diplômes, respectés et reconnus, décidèrent-ils, à un moment, d’adopter une telle posture ?

« Certains ont reçu de l’argent, directement de la part d’une industrie ou indirectement grâce à des intermédiaires », explique Naomi Oreskes. « Mais je ne pense pas que l’argent soit la principale motivation », ajoute-t-elle, mettant en avant « une sorte de mixture toxique d’idéologie, de narcissisme et de ressentiment ».

Les médias amplifient ce phénomène

L’universitaire ne mâche pas ses mots contre les médias qui, « année après année », ont continué à citer ces « experts » quand leurs opinions, « l’une après l’autre, ont été invalidées » par la communauté scientifique.

« Il est normal de présenter des points de vue minoritaires mais il faut qu’ils soient présentés comme tels! ». Or, sur le tabac comme sur le climat, ils ont « très souvent été présentés comme s’ils avaient le même poids, étaient soutenus par le même nombre de gens ».

N’est pas Einstein qui veut

Une partie du succès de cette stratégie réside aussi, décrypte-t-elle, dans l’idée, solidement ancrée dans l’imaginaire collectif, que les avancées en science sont le fruit d’individus géniaux et isolés nageant à contre-courant.

« Il existe un mythe romantique auquel les Américains sont particulièrement sensibles construit autour de quelques rares personnages dans l’histoire de la science, comme Albert Einstein ».

« Or aujourd’hui, si nous pouvons dire « oui, le changement climatique est en cours », ce n’est pas seulement grâce une idée émise par Svante Arrhenius (chercheur suédois qui, au début du XXe siècle, attira l’attention sur le lien entre rejets de CO2 dans l’atmosphère et réchauffement climatique) mais grâce à l’énorme travail scientifique collectif qui a été fait depuis ».

Le doute est salutaire, martèle Naomi Oreskes, mais poser des questions ne signifie pas se réfugier dans une sorte de « cynisme corrosif généralisé ».

AFP via RTBF info

General Motor fait Volt(e) face

Les véhicules électriques constituent l’avenir de l’industrie automobile. L’un des premiers modèles destinés au grand public, la Chevrolet Volt, vendue en Europe sous la dénomination d’Opel Ampera, se vend pourtant moins bien qu’espéré. En conséquence, General Motors a décidé d’arrêter momentanément la production.

Cette mesure est valable pour cinq semaines. La chaîne de montage de l’usine d’Hamtramck dans le Michigan sera à l’arrêt du 19 mars au 23 avril, a confirmé un porte-parole de GM.

Quelque 1.300 travailleurs sont concernés par cette décision.

GM avait l’ambition de sortir 60.000 unités de ce modèle cette année, dont 45.000 destinées au marché américain. Or, GM n’a vendu que 1.600 voitures en janvier et février aux USA.

Source:7s7

Les terres avoisinant le site de Tchernobyl sont-elles cultivables ?

Les terres avoisinant le site de Tchernobyl sont-elles cultivables ? Des chercheurs slovaques et ukrainiens se sont penchés sur la question

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69105.htm

La centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé en avril 1986, laissant s’échapper un nuage de particules radioactives et contaminant ainsi l’air et les sols environnants. En dépit de cette catastrophe de grande ampleur, des plantes continuent de prospérer sur ce domaine et se sont semble-t-il bien adaptées aux nouvelles conditions et aux sols contaminés.

Une équipe de chercheurs slovaques et ukrainiens, sous la direction de Martin Hajduch, directeur de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie de l’Académie slovaque des sciences [1], s’est penchée sur cet étrange phénomène. « Si vous vous rendez dans la région de Tchernobyl, vous ne pouvez imaginer ce qui s’y est passé » explique Martin Hajduch. « Les plantes ont été parfaitement capables de s’adapter à la radioactivité et nous avons voulu comprendre comment, quel type de changement moléculaire avait eu lieu. »

Les premiers résultats de cette étude, qui ont été publiés dans la revue Environmental Science and Technology [2] et relayés par le New York Times, permettent d’émettre l’hypothèse que c’est le taux de protéine dans les plantes qui a été légèrement ajusté et a permis leur adaptabilité. En effet, Martin Hajduch et ses collègues ont cultivé des graines de lin dans des sols contaminés de la région de Tchernobyl et les ont comparées avec des graines de lin cultivées dans un sol non irradié. Ils n’ont trouvé que très peu de disparités entre les plantes, hormis leurs taux de protéines différents de 5%, et en ont conclu que ces changements dans le taux des protéines pourraient être un mécanisme de défense des plantes contre les radiations.

« Les plantes qui poussent sur un sol radioactif semblent être en bonne santé. Je ne dirais pas que tout ce qui pousse sur un sol contaminé est comestible mais ce n’est pas déficient pour autant. Nous nous sommes rendu compte que la radioactivité du sol était effectivement entièrement absorbée par la plante mais qu’elle n’atteignait que très peu les graines. Ainsi, même si la plante est radioactive, ses graines le sont très peu. Et dans le lin encore moins que dans la soie. Il est, bien sûr, absurde de cultiver dans de telles zones mais il est important de savoir que c’est éventuellement possible de le faire si cela devenait une nécessité. »

Les résultats publiés à ce jour portent sur la comparaison de cultures de première génération et les chercheurs de l’équipe de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie ont également l’intention de publier les résultats de recherche sur les deuxièmes et troisièmes générations.

- [1] Site de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie de la SAS (EN) : http://pribina.savba.sk/ugbr/
- [2] Site de la Revue Environmental Science and Technology (EN) : http://pubs.acs.org/journal/esthag

Sources :

Article de presse généraliste – SME (SK) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3LtSk

Rédacteurs :

Chloé Mugler – chloe.mugler@diplomatie.gouv.fr

Origine :

BE Slovaquie numéro 23 (13/02/2012) – Ambassade de France en Slovaquie / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69105.ht

Le Lobby des climatosceptiques

Vous trouverez ci après un article très intéressant issu du blog du journal Le Monde mettant en lumière les actions des climatosceptiques pour influencer les politiques.
A la lecture de cet article je ne peux que conclure que, s’il y avait encore un doute, le fait que certains s’acharnent à masquer la vérité à coup de $ ou € suffit à faire apparaître la vérité.

« Après le « Climate gate », c’est une petite revanche pour les climatologues : une fuite de documents confidentiels de l’institut Heartland, un cercle de réflexion libertarien basé à Chicago, met en lumière les efforts – et les montagnes de dollars – déployés dans le but de saper le travail des scientifiques établissant le réchauffement climatique. A la différence qu’ici, il ne s’agit pas de piratage informatique mais, semble-t-il, d’une « trahison » interne.

Pour mémoire, le « Climate gate » renvoie au hacking des serveurs de scientifiques de l’unité de recherche climatique d’une université britannique en 2009. Les pirates avaient alors dérobé et mis en ligne de nombreux documents – dont plus de treize années d’archives de courriers électroniques – censés prouver, pour la blogosphère climato-sceptique, les tricheries des climatologues. Ces derniers avaient finalement été blanchis, mais l’affaire avait semé la pagaille à la veille de la conférence de Copenhague sur le climat. Bref, un bel exemple du travail que peut entreprendre le lobby climato-sceptique, qui s’applique à influer sur les politiques par divers moyens – prestigieuses conférences, pseudo-études, articles dans la presse (voir la note Big Browser sur une récente tribune dans le Wall Street journal signée, entre autres, Claude Allègre).

Les documents de l’institut Heartland, révélés par DeSmogBlog et relayés par The Guardian, « fournissent un aperçu intrigant des collectes de fonds et des priorités politiques de l’un des groupes les plus puissants et influents, travaillant à discréditer la science établie dans le domaine du changement climatique et à bloquer tout espoir de politique de réduction de la pollution responsable du changement climatique », résume le quotidien.

On y apprend ainsi que l’institut s’attend à lever 5,8 millions d’euros en 2012, soit une hausse de 70 % de ses collectes de fonds par rapport à l’année précédente. Une coquette somme, levée grâce à l’aide de riches personnes et sociétés, comme les milliardaires David et Charles Koch, qui ont fait fortune dans l’industrie pétrolière et se montrent très actifs dans le mouvement du Tea Party. Plus étonnant, les soutiens de Microsoft ou de RJR Tobacco, qui produit notamment les cigarettes Camel ou Winston. Ou encore l’existence d’un mystérieux donateur anonyme qui a fourni 20 % du budget du think-tank grâce à un don de 765 000 euros en 2011, et jusqu’à 3,5 millions d’euros en 2008.

Cet argent est savamment redistribué, par exemple pour financer une équipe d’ »experts » à hauteur de 230 000 euros, dont la mission est de démonter les recherches de la branche climat de l’ONU. Autre projet : proposer 76 000 euros à un ex-employé du département américain de l’énergie pour écrire un programme scolaire alternatif qui immisce des doutes sur le réchauffement climatique. L’institut a également payé quelques milliers d’euros par mois l’éminent universitaire Fred Singer (3 800 euros par mois), le fondateur du Centre d’étude du dioxyde de carbone et du changement global Craig Idso (8 800 euros par mois), et envisage enfin d’offrir cette année 67 000 euros au blogueur de renom Anthony Watts. »

Source: Blog Le Monde

Actualité éco(lo)nomique

Vous avez remarqué que ces derniers temps nos doigts, sans doute engourdi par le froid engendré par le réchauffement climatique, ont été moins habiles et que l’actualité du blog s’est un peu « refroidie » …
Il faut aussi faire la part des choses et avouer que la crise économique que nous traversons, certains diront depuis 2008, n’est pas propice aux investissements favorisant les économies d’énergie.
Aujourd’hui chacun se bat pour conserver tant bien que mal son pouvoir d’achat.

Heureusement derrière les mauvaises nouvelles il y a encore quelques grands projets qui sortent de terre, comme SolVin (une coentreprise des groupes Solvay & BASF) qui vient d’inaugurer la première pile à combustile de 1MW (voir actu sur l’Echo).
Ca n’a peut être l’air de rien mais on parle d’une production électrique équivalente à celle de près de 1400 foyers et surtout on est, cocorico, en train de vivre une première mondiale !!!

D’un autre côté pour les particuliers les primes étant tombées comme la neige en ce début d’année beaucoup se demandent s’il convient encore d’investir dans l’énergie verte ?
Ceux dont les comptes épargnes débordes ne devraient pas résister longtemps l’investissement étant souvent plus rentable que le rendement du meilleur des plans d’épargne, par contre pour le commun des mortels il convient d’y réfléchir longuement.
Certaines communes (dont la mienne) fournissent encore un coup de pouce en offrant un prêt vert à 0% d’intérêt … chez nous on offre maximum 10 000€ sans conditions aucune si ce n’est de démontrer la possibilité de remboursement (fiche de salaire, domiciliation, emprunt, …).
Et voilà que j’apprends que la Wallonie va mettre en oeuvre dès le 1er mars (tient comme par hasard Batibouw n’est pas loin) un écopack (voir l’article sur Le Vif) qui permet de bénéficier d’un prêt à 0 % d’intérêt.
Ce prêt de maximum 30 000€ permettra de couvrir les investissements suivants : chauffe eau solaire, panneaux photovoltaïques, isolation, Pompe à chaleur, … bien entendu ceci sera, comme le note Le Vif, sans effet démultiplicateur de la déduction fiscale.

Bref comme vous le voyez l’actualité éco(lo)nomique est un peu engourdie mais pas totalement absente.

Première centrale britannique équipée d’une unité de capture et de stockage de CO2

Première centrale britannique équipée d’une unité de capture et stockage du carbone

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68871.htm

Le 30 novembre dernier, Chris Huhne, Ministre de l’énergie et du changement climatique (Secretary of State for Energy and Climate change, DECC), a inauguré la première centrale électrique britannique équipée d’un système de capture et stockage du carbone (CSC).

Si quelques équipements de test et de démonstration avaient, jusque là, été construits au Royaume-Uni, cette fois-ci il s’agit d’une centrale électrique opérationnelle, située à Ferrybridge (Yorkshire), appartenant à la compagnie électrique Scottish and Southern Energy (SSE) qui voit les fumées issues de la combustion du charbon traitées pour retirer le carbone qu’elles contiennent.

C’est une petite victoire pour l’industrie du CSC qui fait face à une sérieuse remise en cause du soutien gouvernemental à ces technologies. En effet, la veille, le Chancelier de l’Echiquier (ministre des finances), George Osborne, avait annoncé la suspension du financement de 1 Md£ promis (depuis près de cinq ans) au vainqueur d’un concours destiné à construire une centrale pilote opérationnelle et intégralement équipée pour capturer et stocker le carbone. Après l’abandon d’un autre projet à la station de Longannet (Ecosse), le Ministre du Trésor, Dany Alexander, avait précisé que ce financement pourrait ne pas être disponible avant le prochain parlement, c’est-à-dire après 2015. Ces propos ont rapidement fait l’objet d’une clarification et le financement devrait bien être rendu disponible. Gregory Barker, Secrétaire d’Etat au DECC, a néanmoins précisé que la forme et les conditions sous lesquelles ces fonds seront débloqués feront sans doute l’objet d’une révision. L’abandon du projet de Longannet, qui était le plus avancé et que beaucoup regardaient comme le vainqueur probable du concours, ne laisse que des projets bien moins avancés, ce qui pourrait en effet encourager le gouvernement à retarder l’attribution de ce financement.

Cette centrale de Ferrybridge, conçue et construite par Doosan Power Systems en collaboration avec le suédois Vattenfall, ne captura les émissions de CO2 équivalentes qu’à 5 MW, c’est-à-dire une petite fraction des 2.000 MW de la puissance installée de la centrale. C’est cependant 50 fois plus que ce qui avait été réalisé jusqu’à maintenant dans le pays. De plus, si le carbone sera capturé, il ne sera pas stocké, car l’objet de ce système pilote est uniquement de démontrer la faisabilité économique de l’étape de piégeage du carbone. Le projet, nommé CCSPilot 100 +, et qui doit durer un an, vise à capturer 100 tonnes de CO2 par jour et ainsi démontrer la performance de la technologie utilisant un composant aminé pour piéger les molécules dans le flux même des fumées émises en sortie de la zone de combustion. Les chercheurs espèrent pouvoir ainsi récupérer 90% du CO2.

Le gouvernement, qui a injecté 6,3 M£ dans le projet (avec le Technology Strategy Board, TSB – Conseil stratégique pour l’innovation – et l’agence de développement Northern Way, sur un total de 21 M£), a indiqué par la voix de Chris Huhne que « cet investissement sera très précieux dans le cadre du déploiement commercial à grande échelle du CSC en réduisant les incertitudes, tirant les coûts vers le bas et en développant la chaîne des fournisseurs au Royaume-Uni ainsi que les compétences ».

En effet, depuis plusieurs années, le gouvernement met en avant la technologie de CSC comme une composante clef de sa stratégie pour réduire les émissions des gaz à effet de serre (GES) du Royaume-Uni et atteindre ses objectifs très ambitieux d’émissions réduites de 80% d’ici 2050, par rapport à celles de 1990. Alors que le pays va devoir faire face à une réduction importante de ses capacités de production électrique d’ici 2030 (fermeture des anciennes centrales au charbon et nucléaires) et une hausse de la demande (électrification des transports et du chauffage domestique), le gouvernement fait reposer une grande part de sa stratégie de sécurité énergétique sur le développement des énergies renouvelables comme l’éolien en mer. Mais ces énergies produisant de manière intermittente, il est nécessaire de construire en parallèle des centrales plus conventionnelles, en particulier au gaz, qui ne pourront être suffisamment propres que si elles sont équipées de technologies de CSC. Ce qui fait qualifier ces technologies de « critiques pour les objectifs du Royaume-Uni en matière de lutte contre le changement climatique et de sécurité énergétique » par le PDG de SSE, Ian Marchant.

De son côté, l’association de soutient au CSC, CCS Association, souligne que le pays qui est pionnier dans ces technologies bénéficiera de l’avantage d’être le premier sur le marché et pourra exporter ses compétences et technologies au niveau mondial. Elle estime ainsi que 100.000 emplois pourront être créés au Royaume-Uni dans ce secteur d’ici 2030. Le Royaume-Uni bénéficie déjà de réels avantages grâce à l’exploitation du gaz et du pétrole en mer du nord. En effet, les technologies employées pour injecter le carbone capturé en sortie des centrales électriques, sont très proches de celles de l’industrie pétrolière. Le pays dispose des infrastructures pour accéder aux puits de la mer du Nord et remplacer le pétrole et le gaz déjà exploités, tout en assurant la reconversion de ces champs pétroliers et de l’industrie associée dont le déclin devrait se faire fortement sentir dans les toutes prochaines décennies.

Pourtant, les récentes déclarations du ministère des finances laissent craindre une remise en cause du soutien du gouvernement au développement de ces technologies, ce qui pénaliserait fortement l’avance que le pays avait pu prendre dans ce domaine. En effet, ces technologies sont encore loin d’atteindre un niveau qui autorise leur commercialisation et les incertitudes sont nombreuses. Un financement public de la R&D sur le long terme est donc nécessaire. En cette période de crise, il semble que les objectifs ambitieux du gouvernement de coalition, qui avait placé la croissance verte au coeur de sa politique, n’échappent pas à la réalité d’une situation économique difficile et des budgets toujours aussi contraints.

Les Technologies de capture et stockage du carbone (CSC) permettent, en thérorie, de capturer jusqu’à 90% des émissions de CO2 des industries et centrales électriques. Elles comprennent le piégeage, le transport et l’enfouissement du carbone afin d’éviter qu’il ne contribue à l’effet de serre.

Il existe trois techniques principales : l’extraction du carbone au niveau postcombustion utilise des procédés chimiques pour piéger le CO2 présent dans les fumées ; les techniques précombustion convertissent le charbon en gaz dé-carboné (hydrogène principalement) ; enfin, la méthode dite Oxyfuel, consiste à brûler le combustible en présence d’oxygène liquide afin que les gaz produits par la combustion soient quasi exclusivement composés d’eau et de CO2, alors plus simple à extraire. Une fois le CO2 capturé, il est liquéfié et transporté, sur parfois de très longues distances, avant d’être injecté en sous-sol dans des formations géologiques stables, des aquifères salins profonds, ou d’ancien réservoirs de pétrole ou de gaz (où il peut alors servir à prolonger la durée de vie de champs en déclin).

Cependant, les technologies de CSC sont coûteuses. Ainsi, les chercheurs estiment que de 16% à 40% de l’énergie produite par une centrale pourrait servir à capturer et stocker le carbone. Equiper des centrales existantes pourrait coûter 1 Md£ par centrale et le réseau de transport du CO2 liquide, 1 M£ par mile construit. De plus, le stockage fait l’objet de controverses quant à sa dangerosité potentielle sur le long terme, la stabilité de grands réservoirs de CO2 souterrains est mal comprise. Si tous les composants de la chaîne de CSC existent et sont utilisés depuis des décennies par les industries chimique et pétrolière, l’intégration reste encore peu expérimentée jusqu’à maintenant : seul un petit projet au nord de l’Allemagne, Vatenfall Schwarze Pump, a connecté tous ces composants de la chaîne en générant 30 MW de chaleur et 12 MW d’électricité avec une technologie d’Oxyfuel, et un projet pilote à Lacq, dans les Pyrénées françaises.

Sources :

- The Guardian, 30/11/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CknlK
- Business Green, 30/11/2011, www.businessgreen.com/bg/news/2128989/huhne-uk-s-ccs-plant
- The Guardian, 5/09/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/NRvnf
- The Guardian, 28/11/2011, http://redirectix.bulletins-electroniques.com/tuSLV

Rédacteurs :

Olivier Gloaguen

Origine :

BE Royaume-Uni numéro 113 (23/01/2012) – Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68871.htm
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Bon vent de Belgique…

La Belgique compte actuellement 498 éoliennes. Plus de 80 nouvelles éoliennes ont été implantées dans notre pays en 2011, portant la capacité installée totale à plus de 1.080 MW, ce qui correspond à la consommation électrique annuelle de 650.000 ménages, annonce mercredi Edora, la Fédération de l’énergie d’origine renouvelable.

Les derniers relevés des associations flamande VWEA et wallonne APERe indiquent que près de 500 éoliennes sont installées en Belgique: 246 en Wallonie, 191 en Flandre et 61 en mer.

Plus de la moitié de la capacité éolienne belge se trouve en Wallonie, soit 541,5 MW. La capacité de l’éolien wallon a connu une croissance de 22,5% en 2011. « Un taux intéressant », concède dans un communiqué Edora, qui souligne toutefois que ce taux est le plus faible de ces quatre dernières années et est inférieur à celui enregistré en Flandre en 2011 (37%).

Edora estime par ailleurs que le nouveau cadre de référence éolien en Wallonie, en cours de préparation, « devra reposer sur des critères d’installation univoques et être associé à des objectifs d’installation annuelle clairs et ambitieux permettant d’atteindre au moins les 4.500 GWh/an de production éolienne en Wallonie annoncés pour 2020 par le gouvernement ».

La Fédération de l’énergie d’origine renouvelable juge également que l’implantation de 600 nouvelles éoliennes d’ici à 2020 est possible et réaliste en Wallonie étant donné l’évolution du secteur et la quantité de projets actuellement dans les cartons.

Mais il est « essentiel », considère Edora, que ces projets bénéficient du soutien des riverains de parcs tout en étant bien intégrés dans l’environnement. « Pour ce faire, il est capital que les installations dans des zones militaires et aéronautiques (proximité de radars, d’aéroports) actuellement interdites ou encore dans des zones forestières à faible valeur en biodiversité soient désormais autorisées », conclut Edora. (belga)

2012 année de la voiture électrique ?

Si vous faites une petite recherche sur le blog vous constaterez que  nous vous avons déjà parlé de la voiture électrique mais on a beau en parler de plus en plus force est de constater qu’on ne la voit pas beaucoup.
Et pour cause puisque sur l’année 2011 seul 80 de ces véhicules ont été vendus et parmis eux 36 voitures de société ; une bien maigre récolte face au plus de 500 000 nouvelles voitures immatriculées.
Pour l’année 2010 il n’y a eu que 47 immatriculation de voiture 100% électrique dont 14 Tesla et un peu plus de 3800 véhicules hybrides (source FEBIAC).

La faute à qui ? Certains pointent du doigt le manque de borne de rechange, d’autres arguent que le prix est un obstacle non négligeable … les raisons sont nombreuses mais on peut aussi ajouter que devant l’inconnu et l’investissement qu’il vous faudra consentir bon nombre d’entre nous préfèrerons le bon vieux moteur à explosion.

Et pourtant d’après une étude menée par l’équipementier Bosh nous serions près de deux tiers à croire en l’électricité … dans les dix prochaines années ce qui induit que pour cette année seul 3,8% seront près à faire confiance à ce type de moteur.

Alors pour doper un peu le marché certain constructeur sont prêt à faire une confiance indéfectible à la fée électricité, ainsi Huyndai propose dans sa gamme la Sonata Hybrid avec une garantie des batteries à vie (moteur de 2,5l  essence conso annoncées 5,8 à 6,8 l/100 pour 205 CV +/- 150 kW : prix annoncé 25 800 $).
Les données sont issues du site américain de Hyundai … je n’ai pas encore trouvé de modèle européen (genre moteur 1,6 ou 2,0 l maxi).

Par comparaison voici ce qu’on peut trouver pour une Peugeot 3008 HYbrid 4 : 200CV moteur 2.0 HDi  et conso 5.0 à  6.5 l/100 (pour un diesel !).

Donc si le pack batterie venait à défaillir Hyundai propose de le remplacer gratuitement ainsi que tous les frais y afférant, la confiance est telle que cette garantie est valable pour 100 000 miles ou plus (soit un peu plus de 160 000 km) sur toute la durée de vie du véhicule (dixit Hyundai).

Pour l’instant le groupe a été testé sur plus de 300 000 miles (près d’un demi million de km) avec une dégradation très minime de la puissance et de l’autonomie … avouez que ça réveille en vous les électrons, non ?
Vous pensez peut être que c’est du tout venant ? Sachez que ce constructeur est le premier à utiliser la technologie Li-Polymère sur des véhicules de production.
La voiture a été testée dans des conditions rigoureuses de température (-40°C à +50°C) dans lesquelles les batteries Li-Ion sont inadaptées.

Ce type de batterie (Li-Polymère) est considérée comme la prochaine génération de batterie et est particulièrement adaptée aux véhicules hybrides.

Alors cette année ferez vous le pas de l’hybridation ? du tout électrique ? ou resterez vous sagement chez vous car vous ne pourrez plus faire le plein de votre gourmande ???

A ce propos Pierre Terzian directeur de la revue « Pétrostratégies » déclare : « …avec des prix élevés de pétrole il n’y a plus à craindre une pénurie » … et si ça c’est pas une bonne nouvelle !

 

 

 

 

Une amende pour les mauvais constructeurs automobiles ?

Plusieurs constructeurs automobiles encourent une amende pouvant atteindre au total 10 milliards d’euros s’ils ne réduisent pas davantage leurs émissions de CO2 pour obéir aux objectifs fixés pour 2012, a annoncé mardi l’Agence européenne pour l’environement (AEE).

« Si les constructeurs ne font pas davantage de progrès dans l’efficacité carbone des nouveaux véhicules entre 2010 et 2012, ceux qui ne seront pas en conformité pourraient faire face à des amendes qui pourraient au total s’élever à 10 milliards d’euros », a annoncé l’agence spécialisée de l’UE.

Les grands constructeurs sont soumis à des objectifs de réduction d’émissions de CO2, principal gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. L’objectif d’émission global pour le secteur est de 130 grammes de CO2 par kilomètre pour chaque nouveau véhicule particuliers immatriculé dans l’Union européenne, avec des cibles individualisées par constructeur.

A partir de 2012, 65% des voitures neuves d’un constructeur devront respecter la norme. En 2013, ce seuil passera à 75%, puis à 80% en 2014 et finalement à 100% en 2015. En 2010, 32 constructeurs, représentant environ 80% des nouvelles immatriculations, avaient atteint leur objectif de 2012, a souligné un rapport de l’agence européenne basée à Copenhague.

Toyota loin devant

Toyota est le plus en pointe, suivi par les constructeurs français Renault et Peugeot-Citroën, qui sont par ailleurs proches d’atteindre déjà leurs objectifs pour 2015, souligne l’AEE. Parmi les retardataires se trouvent Dacia, Nissan, Mazda, GM-Daewoo, Daimler et Skoda.

Les émissions du transport routier représentent 17,5% des émissions globales de gaz à effet de serre de l’UE. Elles ont augmenté de 23% entre 1990 et 2009, précise l’agence européenne. « Aujourd’hui, les gens utilisent beaucoup de modes de transport mais la voiture représente toujours une part importante de la vie quotidienne », a dit dans un communiqué Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l’AEE.

« Les données montrent que la plupart des constructeurs ont atteint leurs objectifs individuels pour 2012. Cependant, plusieurs autres ont besoin de prolonger les progrès réalisés année après année », a-t-elle ajouté. En 2010, le niveau d’émission moyen d’un nouveau véhicule immatriculé dans l’Union européenne était de 140,3 g CO2/km, selon l’AEE. L’UE a un objectif à long-terme de 95 g CO2/km en 2020. (afp)

A consommer de préférence avant …

Une décision pour le moins étonnante fait son petit bonhomme de chemin, celle d’inclure pour tous les appareils électriques une date de péremption.

Bien que de prime abord cela paraisse étonnant, d’autant qu’elle émane de partis écologistes, en y regardant à deux fois on peut comprendre le bon sens de cette décision.

Et donc demain on pourrait voir nos gadg’geek arborer un : « A consommer de préférence avant fin … »

(c) Digitalsolidarity

Faudra-t-il jeter aussi simplement son dernier smartphone, imprimante, fax qu’une banane pourrie ou un yaourt périmé ? … absurde de prime abord, non ?

Et pourtant en y réfléchissant bien cette décision est pleine de bon sens, en effet souvenez-vous cet article où l’on y apprenait toute l’ingéniosité machiavélique des industriels.

Alors en tant que consommateur ne seriez vous pas intéressé de savoir que tel appareil à tel prix à une longévité plus importante que tel autre appareil à tel autre prix ?

Personnellement je suis pour une information claire et détaillée comme de savoir que tel ou tel article à nécessité autant de ressource car pour consommer malin et en adéquation avec ses convictions il est impératif de connaître ces détails… et de savoir clairement pourquoi ce bidule A coûte plus cher que le même bidule B.

 

 

Pince à linge contre sèche linge : malheureusement le ridicule ne tue pas

Il y a quelques jours je suis distraitement tombé sur une information qui m’a fait de prime abord bien rire et après mure réflexion me rendre compte de l’incomensurable profondeur de la bêtise humaine.

Aux Etats-Unis, pays des libertés, une nouvelle guerre est en train d’éclater … peu médiatique car peu sanglante elle n’en est pas moins primordiale aux yeux des écologistes.

Mais quel est le problème me direz vous ?
Sachez tout d’abord qu’au pays de l’oncle Sam il est interdit, dans certains états, de faire sécher son linge sur une bonne vieille corde.
Alors bien sûr si certains peuvent arguer du fait que cela manque parfois d’esthétique …

 

… voire de vulgarité pour une Amérique puritaine …

 

 

Il n’en reste pas moins qu’avant d’installer des éoliennes à tout vent, profiter des biens fait d’Eole peut être d’une simplicité exemplaire pour un investissement ridicule.
Dans la news entendue il y était fait état d’une consommation équivalant à la moitié de la production nucléaire des USA rien que pour faire tourner les millions de sèche linge … affirmation que je n’ai malheureusement pas pu recouper, donc à prendre avec un certain recul.

C’est tout simplement ahurissant … ainsi il semble que certains enfants ne savent pas à quoi peuvent servir les pinces à linge en dehors de refermer un paquet de chips !

Heureusement certains sont là pour réveiller les consciences et faire bouger les choses comme le site LaundryList fondé par un avocat.
Vous pensez que tout ceci est futile et exagéré ? Un coup d’oeil sur le trailer du film Drying For Freedom vous fera sans aucun doute changer d’avis.

Une fois de plus c’est Pépé qui avait raison !