L’enfer est pavé de bonnes intentions…

Chaque année, plus de 85 millions de tonnes de bitume sont transformées en routes, et cela représente une surface lisse non négligeable de routes sur notre planète. Maintenant, imaginez que toute cette surface soit recouverte de panneaux solaires!!! C’est l’idée qui trotte dans la tête du professeur K. Wayne Lee depuis quelques années, et qui est en cours de développement grâce à des subsides du gouvernement américain.

L’idée de base est de déposer des cellules photovoltaïques à faible rendement, entre deux couches de verre et créant ainsi une étanchéité qui résisterait à toutes les conditions météo! Ces routes seraient aussi munies de lampes LED pour par exemple écrire sur la route des messages pour les conducteurs.

Le projet contient beaucoup de défis: quel type de verre peut assurer une adhérence suffisante pour la conduite, tout en étant capable de supporter des poids-lourds? Comment faire pour que le verre puisse laisser les rayons du soleil atteindre les cellules PV tout en évitant de les refléter et éblouir les conducteurs? Un aspect écologique du projet est d’utiliser les détritus pour en faire le support en les condensant.

Une petite vidéo du projet:

Solar Roadways : the Prototype

Personnellement, même si je trouve que c’est une idée originale qui sort des sentiers battus, je doute que cette technologie ne soit pas applicable partout, et je crains que sa durée de vie ne soit limitée en comparaison avec celle de routes « normales », ce qui ferait en outre grimper les coûts d’entretien qui sont une part importante des coûts totaux des routes (voyez la situation sur les routes wallonnes!). Puis imaginez la quantité de matériaux nécessaire à la construction des ces « routes solaires »… Mais si l’on revoit notre façon de nous déplacer et si le trafic routier diminue drastiquement, ce serait une bonne façon de réutiliser toutes ces routes…

Source: RTBF info

Aurait on découvert le Saint Graal ?

L’un des problèmes majeur voire le seul problème des énergies alternatives ou vertes est le stockage de l’énergie.

Le vent fait tourner l’éolienne qui produit de l’électricité mais celle-ci n’est que très difficilement stockable dans des batteries et de toute façon avec un rendement frisant le ridicule.

Même chose pour l’énergie solaire thermique, on peut bien stocker quelques centaines de litre d’eau chaude mais cela ne dure guère que quelques heures tout au plus.

Le Saint Graal des énergies alternatives est donc de pouvoir stocker de manière durable, dans le sens temporel, cette énergie gracieusement offerte par la nature.

Il faut bien avouer que le pétrole, gaz ou charbon issu de la biomasse préhistorique sont des perles d’engineering pour le stockage de l’énergie …

Alors aurions nous découvert ce Saint Graal ?

En tout cas c’est ce que prétendent des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui à l’aide d’une molécule, le diruthenium de fulvalene, peuvent stocker durablement de la chaleur et la restituer à la demande ; le mécanisme à fait l’objet d’une publication dans le journal Angewandte Chemie (Chimie appliquée) (1).

Cette découverte pourrait donner lieu à la mise au point de matériau se comportant comme des batteries sauf qu’au lieu de stocker de l’électricité celles ci stockerait de la chaleur, ensuite cette molécule en présence d’un catalyseur ou d’une « pichenette » d’énergie serait capable de restaurer la chaleur accumulée.

En gros le principe est que la molécule exposée au rayonnement solaire subit une excitation qui la porte dans un état énergétique supérieur stable, un peu à l’image de la phosphorescence sauf que cette molécule garde l’énergie tant qu’elle n’est pas incitée à la rendre.

Petit bémol le ruthénium est rare et donc cher, ce n’est donc clairement pas le bon choix mais maintenant que le mécanisme est compris et maitrisé il devient plus aisé de trouver des alternatives à ce métal.

Ajout du 12 novembre:
Je ne peux malheureusement pas répondre à la question de Gizmo qui s’inquiétait du rendement d’un tel mécanisme.

Néanmoins j’ai trouvé ceci : « In effect, explained Grossman, this process makes it possible to produce a « rechargeable heat battery » that can repeatedly store and release heat gathered from sunlight or other sources. In principle, Grossman said, a fuel made from fulvalene diruthenium, when its stored heat is released, « can get as hot as 200 degrees C, plenty hot enough to heat your home, or even to run an engine to produce electricity. »
Par contre et c’est l’objet de cet ajout je suis tombé sur une vidéo montrant comment fonctionne la molécule.

1) “Mechanism of Thermal Reversal of the (Fulvalene) tetracarbonyldiruthenium Photoisomerization: Toward Molecular Solar–Thermal Energy Storage” by Yosuke Kanai, Varadharajan Srinivasan, Steven K. Meier, K. Peter C. Vollhardt, Jeffrey C. Grossman. Angewandte Chemie, 20 October, 2010.

Source : DDmagazine

Lipton et son thé réellement vert

Avant toute chose, sachez que la vidéo contenue dans cet article est sponsorisée. A chaque clic que vous ferez sur la vidéo, pas pour la lecture de celle-ci, mais un clic pendant la lecture, ce sera une petite participation aux frais du blog ;-) . Vous serez alors redirigés vers le site de Lipton qui est vraiment très bien foutu, je vous le recommande franchement, pas uniquement parce que ça nous rapporte des sous ;-) .

Je vous avais promis de ne pas vous embêter trop souvent avec ces articles sponsorisés mais il nous faut encore 250 clics pour couvrir les frais du blog pour l’année ;-) . Et puis ce coup-ci comme les autres, des renseignements que j’ai pu avoir, la vidéo vaut vraiment la peine, on est pas en face d’un cas de Greenwashing.

Si vous désirez plus d’infos, sachez que National Geographic y consacre plusieurs pages très intéressantes.

De ce que j’ai pu lire, le label RainForest Alliance apposé sur le thé Yellow Lipton est sérieux et les seules critiques que j’ai trouvées provenaient de Wikipedia qui indique que pour obtenir les labels pour les cafés apparemment, le paquet devait contenir seulement 30% de café certifié Rainforest Alliance. La dernière critique vient du fait que ce label se focalise sur la manière de produire le café durablement, et n’est pas synonyme de commerce équitable !

Merci pour vos clics ;-) .

Les éoliennes responsables du changement climatique… local !

Et oui, vous avez eu bien peur en lisant ce titre, ou alors vous vous êtes réjouis car vous n’aimez pas les éoliennes, ou encore, vous vous êtes dit que je devenais fou ;-) .

Et bien pourtant vous ne rêvez pas, des scientifiques ont mené des études pour voir l’impact local des éoliennes et il semblerait que les turbulences créées par les pales d’éoliennes aient un impact sur la température locale.

En effet, les vortex créés par l’éolienne mélangent l’air chaud et l’air froid qui se trouvent près du sol ou plus haut dans l’air !

Les scientifiques de l’Université de l’Illinois ont observé un réchauffement local durant la nuit et un refroidissement durant le jour. Effectivement, pendant la journée, la terre chauffe l’air à proximité de celle-ci et on a donc une strate plus chaude au pied de l’éolienne, mélangée avec une couche supérieure plus froide, induisant donc une diminution de la température au sol dans le sillage d’une éolienne. C’est l’effet inverse qui est observé la nuit.

Si on veut remédier à ces effets, il faut soit diminuer la turbulence en bout de pale grâce à des appendices aérodynamiques, soit placer l’éolienne dans un environnement déjà turbulent (plusieurs sites ont été repérés).

Alors, vous n’y aviez jamais pensé à celle là je parie ?

Lu chez Gizmag

El Hierro : l’île verte

La petite île El Hierro (10 000 habitants) située dans l’océan Atlantique et qui fait partie des îles Canaries va faire parler d’elle ; en effet cette île vient de faire le pari de se passer complètement du pétrole et de ne vivre que d’énergie hydro-éolienne.

Il faut dire que cette île balayée par les alizés 125 jours par an profite largement du bien fait d’Eole mais, malheureusement comme nous en avons déjà parlé dans d’autres articles le problème majeur de l’éolien est son instabilité.

Pour assurer la stabilité de l’approvisionnement électrique les espagnols vont associer à ces 5 éoliennes de 2,2 MW une centrale hydroélectrique de 10MW, celle-ci sera alimentée par de l’eau de mer stockée dans le cratère du volcan éteint ; l’eau sera elle même remontée par des pompes mues par l’électricité éolienne les jours de surplus de vent.

L’énergie produite devrait être largement suffisante pour les 10 000 habitants et quelque 60 000 touristes puisqu’actuellement les besoins sont d’environ 4MW.

Une petite image valant mieux qu’un long discours voilà à quoi ça devrait ressembler …

La centrale thermique serait maintenue mais uniquement pour les cas d’urgence, ce qui permettra une économie de quelque 40 000 barrils/an soit près de 2M€ ; le coût global de ce chantier estimé à 64M€ devrait dont être amorti en une petite trentaine d’années.

Comme vous l’avez vu, la centrale hydroéolienne est surdimensionnée par rapport aux besoins actuels de l’île car les autorités voudraient, à terme, transformer le parc automobile en voitures électriques et devenir totalement indépendante énergétiquement à l’horizon 2020 (le temps de renouveler le parc automobile).

De l’air et de l’eau, c’est tellement simple qu’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé avent (oui oui pour une fois la faute est voulue …) !

Pour vous faire une meilleure idée jetez un oeil sur la vidéo ci-après … c’est en espagnol mais ça reste compréhensible je vous rassure.

En fouillant un peu pour vous présenter cet article j’ai trouvé quelques projets similaires au Danemark, Allemagne, France, Irlande et ailleurs dans le monde.

Une manière de stocker provisoirement l’électricité pour autant que l’on dispose de l’infrastructure permettant de le captage de million de m3 d’eau.

Source: Objectif Terre des Hommes

Des casses vitesse verts !

Les casses vitesse sont là aujourd’hui pour forcer les automobilistes à diminuer leur vitesse, ce qui est pour la sécurité, un avantage, mais pour la consommation, un gros inconvénient !

En effet, vu que c’est un dispositif ponctuel, pas mal d’automobilistes freinent juste avant et ré-accélèrent fortement juste après…

Ralentisseur Vert

Une société américaine (New Energy Technologies) propose donc de diminuer cette perte en proposant un dispositif ralentisseur qui utilise le poids de la voiture comme levier pour produire de l’électricité tout en ralentissant le véhicule !

Leur produit, le Motion Power a été breveté et est probablement encore en phase de test mais on le verra peut-être un jour où l’autre commercialisé ! Etant donné que c’est une production discontinue, on ne peut envisager de remettre cela sur le réseau, on pourrait par contre imaginer de charger une batterie…

Personnellement, je préfère l’idée d’un ralentisseur qui s’adapte à votre vitesse, si vous rouliez sous la vitesse max autorisée, celui-ci s’aplatit et vous n’avez aucun désagrément, dans un autre cas, le ralentisseur se rigidifie et alors là bonjour les maux de dos ;-) .

Dynamic Bumpfree

Pour la suite des explications, c’est chez Gizmag.

Tant qu’ils ne nous proposent pas les ralentisseurs chinois que Gizmodo nous fait découvrir…
Ralentisseur chinois

Le vent cet insatiable pourvoyeur d’énergie

L’éolien tout le monde connait, on peut même dire que ça fait partie de nos cahiers d’histoire puisqu’on retrouve les premières traces d’exploitation de l’énergie éolienne au VIIème siècle en Perse.

En Europe il faudra attendre un petit peu puisque ce n’est qu’au XIIème siècle que son apparition se fait, tout d’abord timidement le long du littoral avant de s’imposer dans nos campagnes.

Ceci pour dire que les machins qui tournent au grès du vent et qui transforme cette énergie gratuite et invisible en mouvement rotatif ne datent pas d’hier.

N’aurait-on rien inventé depuis le moyen âge ?

Bien sûr que si, la technique est venue améliorer les rendements et les matériaux modernes ont rendu possible ces moulins gigantesques où l’on va de record de hauteur en record de puissance.

On sait aujourd’hui grâce à ces améliorations orienter de façon optimale les éoliennes pour en optimiser le rendement et ce sans parler de peinture spéciale peau de requin qui facilite l’écoulement et augmente d’autant l’efficacité.

Et quoi de neuf aujourd’hui ?

Une équipe de l’université de Cornell (New-York) vient de développer un prototype permettant de transformer les vibrations du vent en énergie mécanique et électrique.

L’avantage ? Un investissement réduit, un encombrement réduit pour une efficacité et un rendement très appréciable.

Le principe ? Des oscillateurs piézoélectriques au bout desquelles on a placé des carrés de mousse afin de récupérer la vibration du vent.

Du moins dans un premier temps, l’équipe planche actuellement sur le remplacement des transducteurs piézoélectriques par des bobines électromagnétiques.

On le voit on est au début d’une nouvelle aventure même si paradoxalement l’intérêt pour la récupération de  l’énergie de vibration n’est pas nouveau (voir MicroWindBelt) .

Quel serait l’avantage de ce genre d’installation ?

Pas besoin de grand volume libre ne gênant pas le mouvement du vent comme pour l’installation des éoliennes traditionnelles.

Pas besoin non plus de prendre en compte les zone sensibles comme celles proches des aéroports ou sur des couloirs migratoirs.

Enfin l’impact visuel sur le paysage reste marginal par rapport à un mat de 126m de hauteur.

Pour terminer ces installations pourraient être intégrées dans les villes sans perte de rendement.

Source: Cronell Chronicle via Technologies Propres

Faire le plein de sa voiture ? Aussi simple que de tirer la chasse

Le secteur des biocarburants est en ébullition constante et parvient à nous surprendre devant tant d’innovation.

Ainsi il y a peu on entendait parler d’une production de carburant à partir d’algue ou d’autres projets dont l’idée première est de ne pas exploiter les terres agricoles pour nos besoins énergétiques (voir ici, sur le blog ou chez Fermentalg une PME innovante dans ce domaine -> jetez y un oeil rien que pour le design du site web !).

De plus en plus d’équipe s’affaire autour des microbes ou des éléments chimiques et aujourd’hui je vais vous parler de l’équipe de Scott Banta de l’université Columbia.

A l’actualité après avoir remporté une subvention de quelques 543 000$, distribué par l’administration Obama, pour sa recherche d’une bactérie produisant du butanol (alcool à 4 carbones – l’alcool buvable étant à 2 carbones) à partir de l’ammoniaque issu des eaux usées.

Le nom de ce micro génie est Nitrosomas Europeae déjà utilisé dans le traitement des eaux usées et qui devrait considérablement réduire le coût de production du butanol.

Bien que l’éthanol soit économiquement plus intéressant le butanol possède un avantage indéniable, celui de pouvoir s’intégrer facilement dans les moteurs actuels.

L’avantage est évident puisque d’une part on comble nos besoins énergétiques et d’autre part on contribue au nettoyage de nos effluents .

L’utilisation des boues d’effluents n’est pas nouvelle ainsi dans le milieu des années ’90 le japonnais Mitsuyuki Ikeda récupérait les boues des eaux usées (majoritairement nos excréments) afin d’en extraire les protéines et de les recycler dans ce qu’on appelait à l’époque le Caca-Burger.

Ceci est loin d’être une plaisanterie faites quelques recherches sur le net vous verrez … (Article Nouvel Obs)

Avouez que l’utilisation de nos effluents de cette manière est autrement plus sympathique que de réintroduire les protéines dans le circuit alimentaire, non ?

En quelques mots : Today’s wastes are tomorrow’s raw materials ! (les déchêts d’aujourd’hui sont les matières premières de demain)

D’après un article paru sur Naturavox

Quoi de neuf sous le soleil ?

Question d’actualité s’il en est puisque vous êtes sans doute en train de fluer devant l’écran de votre ordinateur.

Quel dommage de ne pas pouvoir stocker cette chaleur et cette énergie pour pouvoir l’utiliser quand cela s’avère nécessaire… enfin la nature est ainsi faite !

Revenons à ce bon vieux soleil …

En remplacement des cellules photovoltaïques classiques on mise beaucoup aujourd’hui sur les cellules photovoltaïques organique.

Celles ci constituées sur base de polymère ont l’avantage d’être plus fines et plus légères que les traditionnelles cellules anorganiques.

On peut ainsi imaginer de les appliquer sur un auvent, des volets ou sur des stores par exemple.

A ce propos les chercheurs du Centre de recherche en matériaux (FMF) de Fribourg (Bade-Wurtemberg) ont développé en coopération avec l’Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) des cellules atteignant le plus grand facteur de remplissage à ce jour pour des solutions organiques.

Le facteur de remplissage est, à côté du courant de court circuit et de la tension à vide, un important critère de qualité qui définit le rendement de la cellule solaire.

Bien entendu le rendement est un facteur essentiel mais il en est un autre tout aussi important : le prix de revient !

Or cette cellule photovoltaïque organique dispose d’un grand potentiel d’optimisation, en effet les matériaux organiques choisis sont de très bons absorbeurs ce qui signifie que la quantité de matière nécessaire doit être moindre.

De plus elles peuvent être produites par rouleau ce qui augmente d’autant l’intérêt du fait de sa souplesse d’application ; enfin ces cellules n’ont pas besoin d’électrode indium – oxyde d’étain qui est très onéreuse.

Bref on attend beaucoup de ces nouvelles cellules et on comprend aisement l’intérêt suscité par les dernières découvertes.

Source : Bulletins électroniques

En savoir plus : Cellule photovoltaïque organique et sur Enerzine

Subvention solaire aux USA

Le président Barack Obama vient d’annonce qu’il allait libérer deux milliards de dollars dans deux sociétés spécialisées pour développer des projets solaire.

C’est un signe pour l’avenir écologique mais aussi pour le présent économique car cet investissement devrait permettre la création de milliers d’emploi.

L’une des deux sociétés, Abengoa Solar, devrait construire dans l’Arizona une des plus grandes stations solaire au monde.

Cette station nécessitera l’engagement de quelques 1600 travailleurs et permettra d’alimenter quelques 70 000 foyers.

La seconde société, Abound Solar, va implanter dans le Colorado et dans l’Indiana une usine de construction de panneau photovoltaïque.

Source : RTBF

Notre poubelle, une vache à méthane ?

Dans notre soif d’énergie aucune piste n’est mise de côté pour trouver le nouveau filon énergétique et ce qu’il soit vert ou gris.

En partant du constat que la décomposition de nos déchets était une source méthane, qui par ailleurs a un effet de serre 20 fois plus « efficace » que le CO2, certains sont tentés, à juste titre, de le récupérer pour l’exploiter.

Malheureusement le méthane issu de nos décharges n’est pas assez pur pour être utilisé tel quel comme combustible, il faut impérativement le débarrasser de cet encombrant CO2 qui nuit fortement à ses performances énergétiques ; et actuellement il n’existe pas encore de technique industrielle pour éliminer ce CO2.

Comme dans toute chose de la vie il suffit parfois de s’inspirer de ce que la nature fait de mieux, toutes les solutions à nos problèmes sont à portées de main … et il suffit parfois d’observer pour avoir la bonne idée !

C’est ainsi que les chercheurs de l’Institut de Technologie des Procédés Chimiques de l’Environnement du Conseil National de Recherches Canada (ITPCE-CNRC) pensent avoir trouvé la solution en s’inspirant du processus de digestion anaérobie des vaches.

Ce ruminant possède dans son estomac des micro organismes qui peuvent purifier le méthane et amener ainsi à la production d’un méthane quasi pur.

En fin de cycle il ne reste alors que quelques traces de CO2 qui pourrait être éliminé grâce à une membrane spécifique perméable au CO2.

Bien entendu on continuerait à produire du CO2 mais le ratio lui est favorable sur sa contribution à l’effet de serre.

Source: Bulletins Electroniques

Les français n’ont pas de pétrole … mais des idées !

Bon je sais elle est éculée et sans doute très poussiéreuse mais pourtant elle s’applique une fois de plus !

La ville de Paris vient d’installer à titre expérimentale deux turboliennes dans le parc de Belleville -20e arrondissement  (rappelez-vous on en parlait déjà ICI) afin d’étudier in situ les performances éoliennes ainsi que de vérifier qu’aucune nuisance sonore ne sera engendrée.

Ces éoliennes seront installées sur la maison de l’air.

Remarque toute personnelle … moi qui habite un milieu campagnard et qui ai fréquenté assidument Paris je peux vous assurer que ce sera tout à fait inaudible dans le brouhaha quotidien et même nocture !

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Wind Tower : profiter du vent sur toute la hauteur

La société japonaise Zena System a déposé un brevet pour une nouvelle version d’éolienne.

Ce projet est basé sur une remarque évidente que les éoliennes actuelles ne profitent de l’effet vent que sur la partie rotor et que son mat n’est là que pour en soutenir la mécanique.

En voici une vue d’artiste puisqu’à ce jour il n’existe encore aucun prototype.

1 – Tour hexagonale (50 m haut et 27 m de diamètre)

2 – Bâtiment réservé aux générateurs

3 à 7 – Bâtiments pouvant être utilisé à des fins commerciales ou adminitratives

Le concept de cette tour est d’une part de bénéficier du vent sur 360° tout en restant statique et de capturer celui-ci par un système de porte ne s’ouvrant que sur l’intérieur et forçant le vent à la base de la tour où sont situés les générateurs.

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La maison aussi veut se faire une place au soleil.

Le décathlon solaire, vous connaissez ?

Depuis 2002 le Departement of Energy organise, tous les deux ans, un grand concours universitaire de construction de maisons énergétiquement propres.

Le but est de mettre en compétition une vingtaine d’équipe dont le défi est de construire une maison entièrement alimentée par le soleil, facile le jour en été un poil plus délicat une nuit d’hiver !

Ainsi l’assistant au secrétaire d’état déclare :

« Le décathlon solaire du DOE encourage l’émergence d’une nouvelle génération d’étudiants ingénieurs, architectes, designers et communicants, tout en démontrant que les technologies d’énergie solaires sont déjà disponibles, ici et maintenant.« 

Une idée quant elle est bonne doit forcément être répliquée et cette année l’Espagne vient de se voir autorisée à organiser ce même genre de compétition en Europe.

On y retrouvera un bouillon de culture issu des universités allemande, françaises finlandaise, chinoise, …

Ces équipes seront cotées sur dix critères (voilà pourquoi le terme décathlon) :

1- Architecture

2- Ingéniérie de la construction

3- Système solaire et eau chaude

4- Balance énergétique

5- Confort

6- Appareillages et fonctionnalités

7- Sensibilisation et communication sociale

8- Industrialisation et vision marché

9- Innovation

10- Durabilité

Le but avoué est de construire une maison produisant suffisamment d’énergie que pour s’auto satisfaire,  agréable à vivre et à regarder.

Il ne faudra donc pas sacrifier le confort à l’efficacité et faire un retour dans nos cavernes.

Vous trouverez sur ce lien le projet de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble.

Plus d’information sur la compétition sur le site Solar Decathlon Europe (en anglais ou castillan).

Via un article de DDmagazine

Le vent de l’innovation souffle chez les Vikings

La Norvège serait en passe de développer l’éolienne la plus puissante au monde, un budget de près de 17 millions d’Euros a ainsi été débloqué pour financer cette construction.

Haute de 162,5 m avec un rotor de 145 m de diamètre ce moulin à vent devrait être capable de produire pas loin de 10 MW soit 1,5 fois ce que nous venons d’installer à Estinnes (voir ICI et LA).

Le projet devrait aboutir sur une installation courant 2011 avec un gain de puissance aussi obtenu grâce à la diminution du poids de la turbine et la réduction des pièces mobiles.

Ce ne sera qu’au bout de deux années d’étude qu’une éventuelle commercialisation pourra voir le jour … patience et longueur de temps font bien plus que force ni que rage !

Source : AFP