Manger ou conduire il faudra choisir …

Les ambitieux objectifs de l’Union européenne en matière de biocarburants vont représenter un surcoût de 10 à 18 milliards d’euros par an pour les automobilistes d’ici 2020, selon une étude publiée jeudi par les ONG Action Aid et Les Amis de la terre.

L’UE s’est fixée comme objectif de parvenir à 10% d’énergies renouvelables dans les transports, une proportion qui ne sera pratiquement réalisée que grâce à un recours accru aux biocarburants, selon cette étude. En 2020, le litre de bioéthanol devrait coûter 19 à 41 centimes de plus par rapport au litre de carburant classique, et le biodiesel 35 à 50 centimes en plus, affirme l’étude. En réalité, le surcoût sera même encore plus élevé, car un recours accru aux biocarburants nécessitera des adaptations de moteurs et de l’infrastructure de distribution du carburant. L’étude a été réalisée sur la base de l’exemple de l’Allemagne et du Royaume Uni, « deux des plus gros consommateurs d’agro-carburants » de l’UE.

Actuellement, les biocarburants représentent 4,7% de l’énergie utilisée dans les transports en Europe. Les ONG dénoncent leur inefficacité en matière de réduction d’émissions de CO2 et leur responsabilité dans l’enchérissement des prix des matières premières agricoles. Pour Laura Sullivan, d’Action Aid, « les décideurs européens doivent revenir sur leurs objectifs et les subventions aux biocarburants, et investir dans des solutions efficace pour réduire le carbone », car « les biocarburants européens ne réduisent pas les émissions et conduisent davantage de gens à la famine ».

« Ce sont les automobilistes et l’environnement qui vont porter le fardeau de ces objectifs mal conçus en matière de biocarburants, avec des prix plus élevés et des émissions de CO2 plus élevées », dénonce de son côté Robbie Blake, des Amis de la Terre. La Commission européenne conteste en bloc ces arguments en assurant que le recours aux biocarburants dans l’UE « permettra de réduire de 21% les émissions de gaz à effet de serre en 2020″.

Quant à l’effet des biocarburants sur les prix de l’alimentation, il ne serait que « limité », affirme la Commission, pour laquelle l’objectif de 10% d’énergies renouvelables en 2020 devrait se traduire par des hausses « modérées », de l’ordre de 3 à 6% pour les céréales et de 8 à 10% pour le colza par rapport à 2006. (afp)

Demain il n’y aura plus de pétrole … ou alors est-ce après demain ???

« Un jour, il n’y aura plus de pétrole ». Oui, mais pas tout de suite: les réserves mondiales d’or noir ont gonflé ces dernières années et la tendance devrait se poursuivre, selon les industriels, même si la production, elle, risque d’avoir du mal à suivre.

« Dire à quelqu’un qu’il va mourir n’est pas une prédiction, c’est une tautologie. Ce qu’il veut savoir, c’est quand, et comment », résume Nasser Al Jaidah, le PDG de la compagnie Qatar Petroleum International, lors du Congrès pétrolier mondial de Doha qui s’est penché sur la question.

A court de pétrole en 2053?
Sur un coin de table, le calcul est très simple: les réserves mondiales de pétrole -prouvées- étaient de 1.383 milliards de barils fin 2010, selon la BP Statistical Review. L’an dernier, il s’en est brûlé 31,9 milliards. Une division, et le verdict tombe: en 2053, le monde sera à court de pétrole.

De nouveaux gisements
Trop simple, évidemment. D’autant qu’en 2000, le même calcul donnait pour résultat… 2040. Autrement dit, en dix ans, le monde s’est offert 13 années de plus à pomper sa dose d’huile préférée. Si des gisements anciens s’épuisent, le monde pétrolier a désormais les yeux braqués sur l’Arctique, les eaux profondes du Brésil, du Golfe du Mexique, du Golfe de Guinée mais aussi sur l’Afrique de l’Est ou sur les sables bitumineux du Canada. Charge à lui de convaincre que ces « nouveaux horizons » sont aussi ceux de l’humanité…

« Il faut bien se rappeler que de grandes parties du globe n’ont jamais été explorées, même dans de grands pays pétroliers comme l’Iran ou l’Arabie saoudite », souligne Noé Van Hulst, le secrétaire général du Forum énergétique international (IEF). En outre, on ne sait pour l’heure extraire que 35% du pétrole d’un gisement, ce qui pourrait changer en cas de percée technologique. « Et chaque pourcent de plus, c’est deux années de consommation supplémentaires ».

Avant de se risquer à calculer une date de « déplétion » – l’épuisement des réserves en anglicisme pétrolier- les experts de l’or noir, des industriels aux environnementalistes, se penchent sur celle du « peak oil », le pic pétrolier où la production atteindra son niveau maximal.

A Doha, le PDG de Total, Christophe de Margerie, a expliqué que le groupe prévoyait que la production de pétrole brut plafonne à 95 millions de barils par jour (contre 82 millions l’an dernier) au cours de la décennie 2020-2030. La suite, « c’est un point d’interrogation », concède-t-il, tout en se disant optimiste. « Il y a beaucoup de ressources, le problème c’est d’extraire les ressources », a résumé le patron français.

« La fin du pétrole bon marché »
A chercher toujours plus profond, dans des zones toujours plus inhospitalières, avec des technologies toujours plus complexes, les coûts explosent. « C’est la fin du pétrole bon marché », reconnaît M. de Margerie.

« Est-ce qu’à la place du peak oil, il ne faut pas parler plutôt de peak money (« pic d’argent ») », s’interroge à Paris Claude Landil, ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). « On a du pétrole, on a du gaz, mais on n’a plus l’argent pour aller le chercher ».

L’AIE, le bras énergétique des pays développés, estime en effet à la somme inconcevable de 38.000 milliards de dollars (27.700 milliards d’euros) d’ici 2035 les investissements nécessaires dans le domaine de l’énergie – soit chaque année 1.500 milliards ou encore 2,5% de la richesse mondiale.

Car l’offre n’est pas le seul problème. Tirée par les géants en développement -Chine, Inde, Brésil…-, la demande devrait dépasser 99 millions de barils par jour en 2035, selon l’AIE. Biocarburants ou gaz transformés en carburants devraient aider à suivre, mais la pression sur le brut sera forte. Les grands scénarios internationaux prévoient tous que le pétrole et le gaz restent les sources de la majorité de l’énergie mondiale dans les 20 à 30 ans à venir, proches de leurs 54% actuels. (belga)

C’est la fin des haricots verts !

C’est un peu divisé que je prends le clavier pour vous parler des dernières nouvelles du front des primes dites vertes en Belgique. Pourquoi divisé ? Parce que j’hésite entre me dire que je m’y attendais à cause des mesures d’austérité qui fleurissent en Europe et le sentiment que tout cela arrive trop vite, que le secteur n’est peut-être pas prêt à faire face à un tel changement. Mais de quoi parle-t-on ici ?

Et bien premièrement, la fin pure et simple des aides fédérales pour les investissement économiseurs d’énergie à partie de 2012 excepté l’isolation des toitures qui ne sera pas supprimée mais diminuée (ce qui semble un minimum de bon sens). Une exception, les contrats passés avant le 28 novembre 2011 qui seront réalisés en 2012. Pour les installations photovoltaïques commandées début novembre et installées en 2012 par exemple.

A cela s’ajoute la disparition du prêt vert, pour rappel, le prêt vert était une diminution de 1,5% du taux d’intérêt proposé par votre banque pour un investissement économiseur d’énergie.

Enfin, on vous en parlait ici, le système de certificats verts de la Région Wallonne est amené à évoluer, enfin, à diminuer, notamment un grand changement depuis aujourd’hui, des certificats verts pendant 10 ans au lieu de 15 auparavant.

En gros, une installation qui prenait auparavant 4 ans à être remboursée et bénéficiait après d’aides wallonnes pendant encore 11 ans, mettra aujourd’hui 7 ans à être remboursée et bénéficiera de l’aide wallonne pendant 3 ans ! Un coup dur pour le secteur qui se devra de réagir en informant mieux le client sur la rentabilité des installations… Elles resteront avantageuses, mais il faudra le démontrer de manière beaucoup plus convaincante qu’actuellement !

Enfin les primes fédérales pour les voitures propres disparaissent aussi, tous les détails ici.

Source : SPF Finances

[Dossier] L’avenir des certificats verts pour le photovoltaïque en Wallonie

Vous en avez peut-être entendu parler, les choses vont évoluer au niveau de l’octroi des certificats verts pour le particulier en Wallonie. Pour beaucoup d’acteurs du domaine de l’énergie, le photovoltaïque est trop subventionné par rapport à d’autres énergies.

A l’heure actuelle et pour toute commande (avec acompte de 20% ou octroi d’un prêt vert équivalent à 50% de l’installation) passée avant le 30 novembre 2011, vous bénéficierez de l’octroi de 7CV par MWh produit et ce pendant 15 ans pour les 5 premiers kWc installés. Si votre installation fait plus de 5kWc installés, les 5kWc suivants vous donneront droit à 5CV par MWh produit.

A partir du premier décembre 2011 et jusqu’au 31 mars 2012, vous recevrez toujours le même nombre de CV mais ceux ci ne seront plus distribués que pendant 10 ans !

Du premier avril jusqu’au 31 août 2012, un nouveau système dégressif sera mis en place. La première année vous recevrez 10 CV/MWh produit, la seconde année 9 CV et ainsi de suite (sauf pour la 6ème année sans réduction) pour terminer par 2CV par MWh la dernière année. On reçoit donc progressivement 10-9-8-7-6-6-5-4-3-2 CV par MWh par an.

Enfin du premier septembre 2012 au 31 mars 2013, le système dégressif sera adapté pour commencer à 8CV par MWh la première année, 7 pour la deuxième et troisième année, 6 pour la quatrième, 5 pour la cinquième et la sixième, 4 pour la septième, 3 pour la huitième et la neuvième pour terminer par 2 la dixième année. On reçoit donc progressivement 8-7-7-6-5-5-4-3-3-2.

Prenons une installation en exemple. Admettons que l’installation fasse 4kWc, à prix de l’électricité égale, seuls les CV feront la différence de gain. Pour une telle installation, disons que nous allons produire 3.4 MWh/an, quels sont les revenus de chaque système ?

PériodeNombre de certificats vertsGain financier au prix minimum garanti de 65€
Système actuel357 CV sur 15 ans23205 €
Fin 2011238 CV sur 10 ans15470 €
Mi 2012204CV sur 10 ans13260€
Fin 2012170CV sur 10 ans11050 €

Ils justifient que cette mise en place n’aura aucune influence car les prix de vente de panneaux PV vont diminuer… La diminution a intérêt à être rapide pour suivre la diminution des certificats verts ;-) .

En conclusion, vous l’aurez compris, ne traînez pas si vous êtes décidé à installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit !

Enfin, j’ajouterai que cela ne remet pas en cause l’avance de 40 certificats verts pour ne pas devoir débourser une grosse somme au moment de l’installation. Les 40% de prime fédérale sont également toujours en place !

Tordons le cou aux préjugés : Quand c’est vert c’est pas forcément vert !

La combustion du bois de forêt pour produire de l’énergie est en fait plus polluante et dangereuse pour l’environnement que l’utilisation de l’essence ou du charbon, affirme mercredi Greenpeace Canada dans un rapport basé sur de nombreux travaux de recherche.

Plusieurs provinces canadiennes ont ouvert les forêts publiques à l’extraction à grande échelle de matière végétale (arbres, arbuste, souches, racines et feuillages) pour produire de l’énergie à partir de leur combustion dans des centrales électriques.

L’association écologiste qualifie cette politique de « biomascarade » et fait remarquer qu’il n’y a eu aucun débat public sur la question ni mise en place de règles environnementales adéquates.

Contrairement à ce que prétendent les autorités et les compagnies intéressées, Greenpeace affirme que la combustion ces arbres n’est pas « carboneutre », autrement dit qu’elle ne présente pas de bilan neutre des émissions de dioxyde de carbone et plus généralement de gaz à effet de serre.

En fait, les centrales électriques nord-américaines fonctionnant à la biomasse « émettent jusqu’à 150% de plus de CO2, 400% de plus de monoxyde de carbone irritant pour les poumons, et 200% de plus de particules fines qui causent l’asthme », affirme Nicolas Mainville, responsable de la campagne « Forêt » de Greenpeace dans son rapport.

Par ailleurs, les émissions de CO2 provenant de la bioénergie forestière ne sont pas comptabilisées parce que les autorités les considèrent à tort comme carboneutres. En réalité, toujours selon Greenpeace Canada, il s’agit d’environ 40 mégatonnes par an, ce qui dépasse celles du parc automobile canadien en 2009.

Le rapport dénonce aussi la croissance des exportations de granules de bois vers l’Europe – 1,2 million de tonne en 2010 – qui a augmenté de 700 pc en moins de huit ans. (belga)

L’énergie de demain « inventée » il y a des millions d’années ??

Des chercheurs américains ont créé une feuille artificielle capable de transformer la lumière du soleil directement en énergie pouvant être stockée pour être utilisée ultérieurement, selon leurs travaux publiés vendredi (ndr 30/09/2011) dans la revue américaine Science.

Cette feuille – une cellule solaire en silice avec différent matériaux catalytiques attachés sur les deux côtés – ne nécessite aucun branchement externe ni de circuit de contrôle pour la faire fonctionner, expliquent-ils. Il suffit de placer cette feuille dans un récipient rempli d’eau et exposé à la lumière du soleil, précise Daniel Nocera, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), le principal auteur de cette communication datée du 30 septembre.

La feuille commence alors rapidement à produire des flots de bulles d’oxygène sur un côté et d’hydrogène sur l’autre. Si cette feuille est mise dans un conteneur avec une paroi séparant ses deux faces, les bulles produites peuvent alors être récupérées et stockées pour être utilisées ensuite afin de produire de l’électricité.

Ainsi, en plaçant les bulles d’oxygène et d’hydrogène dans une pile à combustible elles se combinent de nouveau en eau tout en produisant de l’électricité dans ce processus, explique le professeur Nocera. Cette feuille est entièrement composée de matériaux abondants et bon marché comme surtout la silice, le cobalt et le nickel et fonctionne dans de l’eau ordinaire, précise-t-il.

Les autres systèmes pouvant utiliser la lumière du soleil pour séparer l’oxygène de l’hydrogène formant l’eau utilisaient des solutions corrosives ou des matériaux assez rares et chers, tel le platine. Cette dernière feuille artificielle consiste en une couche fine de semi-conducteurs en silice, le matériau utilisé dans la fabrication de la plupart des cellules solaires.

Ces semi-conducteurs transforment l’énergie solaire en un flot continu d’électricité sans fil à l’intérieur de la feuille. Une couche de cobalt comme catalyseur qui libère l’oxygène un carburant potentiel. L’autre face de la feuille de silice est recouverte d’une couche d’un alliage de nickel, de molybdène et de zinc qui permet de libérer l’hydrogène des molécules d’eau. « Je pense qu’il va y avoir un vrai potentiel pour cette idée », juge, confiant le professeur Nocera.

« On ne peut pas être plus portable que cela », poursuit-il soulignant que ce système n’a pas besoin de fil, est très léger et ne requiert pas beaucoup d’équipement supplémentaire autre qu’un système pour capturer et conserver les bulles d’oxygène et d’hydrogène », explique ce chercheur. « Il s’agit seulement de jeter la feuille artificielle dans un verre d’eau et l’oxygène et l’hydrogène commencent à émerger », insiste-t-il.

Toutefois ce nouveau système n’est pas encore prêt pour la production commerciale, puisque le système de collecte et de stockage notamment reste à développer, relève le professeur Nocera. La création de cette feuille artificielle « est un pas » mais qui « va dans dans la bonne direction », conclut-il. (afp/mlb)

La Wallonie a le vent en poupe !

Voilà un slogan qui sent, bon ou mauvais je vous laisse seul juge, le vieux slogan politique … Si j’osais je dirais socialo, écolo, libéro, humaniste mais de peur d’oublier quelqu’un je ne préfère pas !

Bref revenons à nos moutons … un article paru lundi (ha oui ça date un peu mais bon c’est les vacances, hein ?) dans La Libre Belgique fait état que la Wallonie autorise l’extension des parcs éoliens sur son domaine, bien entendu cette extension serait permise contre le versement annuel d’un dédomagement à la Sofico (Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures).

Dans domaine régional il faut entendre les bordures des infrastructures routières, autoroutières ou fluviales et la contribution annuelle ainsi demandée sera de quelques 20k€ … au minimum !

Les avantages qu’y trouveraient les installateurs seraient d’une part l’économie d’échelle par la multiplication des infrastructures et d’autres part l’économie de connexion au réseau haute tension.

A priori une bonne idée, il reste maintenant à voir ce qu’il en sera réellement !

La montagne solaire

La commune Les Mées en France, dans le sud du département des Alpes-de-Haute-Provence, vient d’installer une montagne solaire d’une puissance de l’ordre de 18MWc.
Réparti sur 36 acres (soit environ 15 hectares en fonction de la définition de l’acre) ce parc a été construit par la firme belge Enfinity et vient s’ajouter à plusieurs autres usines du genre construites sur le vaste plateau de Puimichel (latitude 43°59’44.84″N ; longitude 5°59’42.68″E).

À la fin de 2011, les panneaux solaires couvriront 200 hectares et produiront environ 100 MW, ce qui en fait le plus grand site de production d’énergie solaire de France.

Enfinity a investi 70 millions d’euros dans ce projet qui se voulait le plus respectueux de l’environnement possible. Les ingénieurs ont donc veillé à préserver au maximum le paysage, à laisser des espaces verts dédiés au pâturage et ont renoncé à utiliser du béton pour les fondations. (ca)

Un peu d’écolecture

Voici une liste de news que j’ai trouvé particulièrement intéressantes et que je vous regroupe ici car elles ne méritent pas un article complet.

Tout d’abord, je voulais vous parler de Renault a suivi le mouvement d’Audi et de Ferrari en installant des panneaux solaires pour alimenter ses sites de production. C’est une bonne chose de voir que les constructeurs automobiles font des efforts aussi à la production.

Un nouveau système a été développé et permettrait de réduire la consommation de nos ordinateurs de 90%. Ce système est nommé EnerJ.

L’Australie réfléchit à se doter d’un train grande vitesse… Dans un pays très vaste où les villes sont parfois plus accessibles par voie aérienne, c’est une excellente nouvelle !

Par contre, une info qui m’a assez étonné car je n’y avais jamais réfléchi, le budget de climatisation des tentes de soldats américains en Iraq est phénoménal. Celui-ci dépasserait carrément le budget de la NASA. Un général à la retraite annonce qu’en investissant 100 millions de $ dans l’isolation de ces tentes, on pourrait récupérer 1 milliard de $ soit 10 fois plus (mais il ne dit pas sur combien de temps).

Enfin avant les grandes vacances, je vous propose cet article qui présente une manière de visiter Paris autrement, vertement je dirais même !

Le netbook qui aime la bronzette !

Et oui, avec l’été, Samsung en profite pour nous sortir un Netbook qui aime le soleil ! En effet, le NC2155 est équipé de capteux photovoltaïques au dos de l’écran, capable de prolonger l’autonomie de celui-ci d’un peu plus de 14heures.

Netbook solaire

On regrettera que ce Netbook ne soit pas équipé d’un écran spécialement adapté à l’usage en extérieur comme le Pixel Qi par exemple et que celui-ci soit d’abord réservé à l’Afrique puis la Russie pour 480$

Ca vient de Gizmodo

Energie : et si on changeait l’angle de vue ?

Le défi auquel nous, terriens, sommes confronté aujourd’hui est le fait et la prise de conscience que nos ressources énergétiques disponibles sont limitées.
Jusque là rien de bien neuf, je vous l’accorde.
Mais si demain nous disposions d’énergie bon marché et non polluante à profusion tous, ou une bonne partie, nos problèmes seraient résolus.
Là encore je me fais l’enfonceur de portes ouvertes …

La technologie actuelle est ses développements les plus récents ne peuvent qu’utiliser ce qu’ils disposent déjà et ne permettront pas de solutionner notre problème : notre insatiable besoin énergétique !
C’est donc tout naturellement que certains se sont mis à appréhender le problème sous un angle différent.
Partons sur des bases, technologies nouvelles et faisons fit du passé … c’est en substance ce que ce sont dits les équipes qui travaillent pour l’Energy Frontier Research Center (EFRC), un secteur du Departement Of Energy (DEO).

Simple à dire, beaucoup plus difficile à réaliser et impossible à faire comprendre !

C’est vers une rupture technologique complète que s’engagent ces chercheurs, leur but est d’en arriver à une nouvelle révolution technologique à l’image de ce que la maîtrise du feu fut pour nos ancêtres.
Oui mais voilà à bien y réfléchir on ne réinvente pas la roue … l’énergie gratuite, non polluante est là à notre portée : le soleil.
En une heure la terre reçoit plus d’énergie que nous n’en consommons en une année … impressionnant, non ?
Malheureusement aujourd’hui nous n’arrivons pas à la maitriser et les énergies fossiles restent encore trop facilement accessibles.
Le but n’est pas de rendre ces dernières inabordables pour nous forcer la main non, le but est d’amener le prix de revient du soleil accessible à tous.
De plus certains se sont lancés dans le stockage de l’énergie solaire, ce qui vous en conviendrez est bien nécessaire ne fut ce que la nuit …

Une fois de plus on se fait l’enfonceur de portes ouvertes … mais à bien y réfléchir la maîtrise du soleil est une perspective des plus réjouissantes.
Malheureusement pour y parvenir il faut que les pouvoirs investissent et s’investissent dans ces recherches, alors oui on serine toujours la même chose à en frôler la sénilité mais peut être qu’un jour l’appel sera entendu.

Si vous voulez voir et avoir une idée des travaux de ces chercheurs je vous recommande de faire un tour sur le site de l’EFRC mais attention les vidéos ne sont accessibles qu’en anglais.

 

Source: DDmagazine

Faites le trottoir : ça rapporte…

Dans le cadre de la semaine européenne de l’énergie durable, la ministre bruxelloise de l’Energie et de l’Environnement Evelyne Huytebroeck a testé place du Luxembourg, dans le quartier européen de Bruxelles, un trottoir producteur d’énergie. Séduite par l’initiative, elle compte sensibiliser ses collègues pour installer un projet similaire à Bruxelles.

 

© photo news

 

La Ville de Toulouse a installé il y a une semaine une vingtaine de dalles productrices d’énergie alimentant des réverbères. La portion de trottoir expérimental se situe dans le centre-ville, à la sortie d’un métro, où passent quotidiennement 10.000 personnes. L’énergie produite en journée par les passants est stockée pour être restituée la nuit.

En théorie, l’installation devrait assurer l’éclairage du trottoir durant trois à quatre heures, selon le maire-adjoint de Toulouse, responsable de l’éclairage public, Alexandre Marciel. Chaque dalle coûte 1.000 euros. L’installation testée par la ministre bruxelloise est, elle, équipée en outre de panneaux solaires latéraux destinés à augmenter la durée de l’éclairage.

Les dalles productrices d’énergie à Toulouse sont sobres et intégrées au trottoir. Le maire-adjoint de Toulouse se réjouit que les passants ne ressentent pas de changement en foulant les nouvelles dalles de béton.

© photo news

La ministre Evelyne Huytebroeck envisage plutôt de faire de ce projet un outil pédagogique visible dans le quartier européen. « Au delà de l’aspect symbolique, on voit que dans l’énergie renouvelable, on retrouve aussi l’énergie humaine. Il s’agit d’un projet expérimental qui mérite d’être soutenu et évalué sur une plus grande superficie et à plus long terme », a-t-elle déclaré. (belga)

L’enfer est pavé de bonnes intentions…

Chaque année, plus de 85 millions de tonnes de bitume sont transformées en routes, et cela représente une surface lisse non négligeable de routes sur notre planète. Maintenant, imaginez que toute cette surface soit recouverte de panneaux solaires!!! C’est l’idée qui trotte dans la tête du professeur K. Wayne Lee depuis quelques années, et qui est en cours de développement grâce à des subsides du gouvernement américain.

L’idée de base est de déposer des cellules photovoltaïques à faible rendement, entre deux couches de verre et créant ainsi une étanchéité qui résisterait à toutes les conditions météo! Ces routes seraient aussi munies de lampes LED pour par exemple écrire sur la route des messages pour les conducteurs.

Le projet contient beaucoup de défis: quel type de verre peut assurer une adhérence suffisante pour la conduite, tout en étant capable de supporter des poids-lourds? Comment faire pour que le verre puisse laisser les rayons du soleil atteindre les cellules PV tout en évitant de les refléter et éblouir les conducteurs? Un aspect écologique du projet est d’utiliser les détritus pour en faire le support en les condensant.

Une petite vidéo du projet:

Solar Roadways : the Prototype

Personnellement, même si je trouve que c’est une idée originale qui sort des sentiers battus, je doute que cette technologie ne soit pas applicable partout, et je crains que sa durée de vie ne soit limitée en comparaison avec celle de routes « normales », ce qui ferait en outre grimper les coûts d’entretien qui sont une part importante des coûts totaux des routes (voyez la situation sur les routes wallonnes!). Puis imaginez la quantité de matériaux nécessaire à la construction des ces « routes solaires »… Mais si l’on revoit notre façon de nous déplacer et si le trafic routier diminue drastiquement, ce serait une bonne façon de réutiliser toutes ces routes…

Source: RTBF info

Aurait on découvert le Saint Graal ?

L’un des problèmes majeur voire le seul problème des énergies alternatives ou vertes est le stockage de l’énergie.

Le vent fait tourner l’éolienne qui produit de l’électricité mais celle-ci n’est que très difficilement stockable dans des batteries et de toute façon avec un rendement frisant le ridicule.

Même chose pour l’énergie solaire thermique, on peut bien stocker quelques centaines de litre d’eau chaude mais cela ne dure guère que quelques heures tout au plus.

Le Saint Graal des énergies alternatives est donc de pouvoir stocker de manière durable, dans le sens temporel, cette énergie gracieusement offerte par la nature.

Il faut bien avouer que le pétrole, gaz ou charbon issu de la biomasse préhistorique sont des perles d’engineering pour le stockage de l’énergie …

Alors aurions nous découvert ce Saint Graal ?

En tout cas c’est ce que prétendent des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui à l’aide d’une molécule, le diruthenium de fulvalene, peuvent stocker durablement de la chaleur et la restituer à la demande ; le mécanisme à fait l’objet d’une publication dans le journal Angewandte Chemie (Chimie appliquée) (1).

Cette découverte pourrait donner lieu à la mise au point de matériau se comportant comme des batteries sauf qu’au lieu de stocker de l’électricité celles ci stockerait de la chaleur, ensuite cette molécule en présence d’un catalyseur ou d’une « pichenette » d’énergie serait capable de restaurer la chaleur accumulée.

En gros le principe est que la molécule exposée au rayonnement solaire subit une excitation qui la porte dans un état énergétique supérieur stable, un peu à l’image de la phosphorescence sauf que cette molécule garde l’énergie tant qu’elle n’est pas incitée à la rendre.

Petit bémol le ruthénium est rare et donc cher, ce n’est donc clairement pas le bon choix mais maintenant que le mécanisme est compris et maitrisé il devient plus aisé de trouver des alternatives à ce métal.

Ajout du 12 novembre:
Je ne peux malheureusement pas répondre à la question de Gizmo qui s’inquiétait du rendement d’un tel mécanisme.

Néanmoins j’ai trouvé ceci : « In effect, explained Grossman, this process makes it possible to produce a « rechargeable heat battery » that can repeatedly store and release heat gathered from sunlight or other sources. In principle, Grossman said, a fuel made from fulvalene diruthenium, when its stored heat is released, « can get as hot as 200 degrees C, plenty hot enough to heat your home, or even to run an engine to produce electricity. »
Par contre et c’est l’objet de cet ajout je suis tombé sur une vidéo montrant comment fonctionne la molécule.

1) “Mechanism of Thermal Reversal of the (Fulvalene) tetracarbonyldiruthenium Photoisomerization: Toward Molecular Solar–Thermal Energy Storage” by Yosuke Kanai, Varadharajan Srinivasan, Steven K. Meier, K. Peter C. Vollhardt, Jeffrey C. Grossman. Angewandte Chemie, 20 October, 2010.

Source : DDmagazine

Lipton et son thé réellement vert

Avant toute chose, sachez que la vidéo contenue dans cet article est sponsorisée. A chaque clic que vous ferez sur la vidéo, pas pour la lecture de celle-ci, mais un clic pendant la lecture, ce sera une petite participation aux frais du blog ;-) . Vous serez alors redirigés vers le site de Lipton qui est vraiment très bien foutu, je vous le recommande franchement, pas uniquement parce que ça nous rapporte des sous ;-) .

Je vous avais promis de ne pas vous embêter trop souvent avec ces articles sponsorisés mais il nous faut encore 250 clics pour couvrir les frais du blog pour l’année ;-) . Et puis ce coup-ci comme les autres, des renseignements que j’ai pu avoir, la vidéo vaut vraiment la peine, on est pas en face d’un cas de Greenwashing.

Si vous désirez plus d’infos, sachez que National Geographic y consacre plusieurs pages très intéressantes.

De ce que j’ai pu lire, le label RainForest Alliance apposé sur le thé Yellow Lipton est sérieux et les seules critiques que j’ai trouvées provenaient de Wikipedia qui indique que pour obtenir les labels pour les cafés apparemment, le paquet devait contenir seulement 30% de café certifié Rainforest Alliance. La dernière critique vient du fait que ce label se focalise sur la manière de produire le café durablement, et n’est pas synonyme de commerce équitable !

Merci pour vos clics ;-) .