Le pétrole se fait plus rare et les compagnies pétrolières sont à la recherche effrénées d’alternatives énergétiques.
Bien sûr il y a les énergies renouvelables mais les investissements sont conséquents et certains rendements aléatoires puisque dépendant pour certains du vent, pour d’autres du soleil.
Il existe pourtant une autre source d’énergie dont nous avions vaguement parlé sur le site (ici et là) il s’agit des sables bitumineux.
On estime la part exploitable à 41 milliards de tonne équivalent pétrole (tep) soit environ 40 ans d’autonomie si on remplace notre consommation de pétrole par les sables bitumineux.
Alors serait ce une nouvelle ère ?
Tout d’abord qu’est ce que ce brol bitumineux ? Lire la suite
Aujourd’hui, je voudrais vous parler un peu d’un problème chinois, indirectement lié à l’énergie. Il s’agit de la mortalité dans les mines de charbon chinoises.
On le sait, la Chine est une grande consommatrice d’énergie (on ne va pas leur jeter la pierre, c’est logique vu la taille de la population), plus particulièrement de charbon (là c’est à vous de voir si on peut critiquer ce choix) et doit donc trouver un moyen de s’approvisionnement en énormes quantités de charbon.
La Chine possède donc beaucoup de mines. Le problème, c’est la vétusté de ses sites miniers. Alors pourquoi je vous dit tout ça ? Et bien parce que je trouve que ce problème est trop méconnu chez nous. Pourquoi aujourd’hui ? Parce que je réagis à cet article de LaLibre, paru le 22 novembre (oui, j’ai un léger décalage ). On nous annonce la mort de 87 ouvriers en Chine, limite un petit drame… C’est un peu mesquin de mettre en avant 87 morts (même si pour les proches c’est un réel drame) alors qu’on estime que plus de 6000 ouvriers chinois perdent la vie dans les mines chaque année. Je dis bien estimation car les chiffres officiels font état de 3215 mort l’an dernier.
On peut donc dire qu’on considère comme exacts et réels les chiffres officiels, cela fait tout de même déjà quasi 9 morts par jour. En gros, ce qu’on nous présente est certes une catastrophe, mais représente seulement 10 jours classiques dans le charbonnage chinois. Personnellement, j’ai du mal à m’imaginer ces chiffres !
Et surtout me dire que ça n’a pas l’air d’être parti pour changer, on dirait que finalement, pour eux, c’est quoi 3215 chinois ramené à la population totale ?
Vous vous êtes peut-être déjà posé la question de savoir si vous habitiez à proximité d’entreprises polluantes ou si l’entreprise près de chez vous émettait des polluants, vous pouvez maintenant trouver une réponse à vos questions sur un site internet.
Ce site, c’est l’E-PRTR pour European Pollutant Release and Transfer Register, traduisez le registre des émissions et transferts de polluants.
Mis en ligne récemment par la Commission européenne et l’agence pour l’Environnement, ce registre recensent 91 substances dans plus de 24 000 installations en Europe. Vous pouvez ainsi connaître les pollutions dans l’air, l’eau et le sol et leurs quantités. Vous pouvez également connaître le trajet effectué par ces différents polluants.
Ne manquez pas le site de l’E-PRTR . Personnellement, aucune entreprise ne rejette dans un rayon de 10 km, bien qu’il y ai des entreprises répertoriées, et pour vous ?
En effet, l’Union Européenne devrait arriver sans trop de mal à atteindre les objectifs fixés par Kyoto à l’horizon 2012. Pour se faire, les pays membres de l’Europe des quinze devraient sans mal réduire les émissions de 8% par rapport à 1990 (avec peut-être un petit coup de pouce donné par la crise). Les nouveaux arrivants eux auront un peu plus de mal (ils seront 6 à 8 % sous les objectifs) et devront compenser en achetant des droits d’émissions de CO2 sur le marché international et investir dans des projets de reforestation… C’est sûr c’est plus dur pour eux et l’achat de permis de polluer est sujet à polémiques mais c’est déjà ça !
L’Union Européenne pense donc que tous les pays atteindront leur objectif, excepté l’Autriche qui ferait sur ce coup là figure de mauvais élève.
Pour rappel, chaque pays c’est vu fixé un objectif national adapté, même s’il semble qu’il était un peu trop sévère pour les pays entrants, pour ma part, je pense qu’il vaut mieux viser trop haut… La Belgique par exemple, devait atteindre une réduction de 7.5%.
Enfin, on en a déjà parlé, mais n’oubliez pas que les prochains objectifs mondiaux seront fixés cette année au sommet de Copenhague. L’Europe, fière de sa réussite, tentera de mettre la barre très haut.
Voici une petite compilation très intéressante de données récoltées sur plusieurs sites gouvernementaux notamment l’agence américain de protection de l’environnement ou l’agence fédérale américaine des études géologiques. Comme bien souvent je n’ai pas pu vérifier les chiffres, mais ça vaudrait la peine. En tout cas ça ne me semble pas impossible…
C’est présenté sous une forme d’image qui se lit de haut en bas évidemment, mais qui vous demandera de scroller énormément donc je la présente uniquement sur la page de l’article et non sur la page d’accueil, c’est par ici Lire la suite
Alors 350, un nombre banal pour vous ? Et bien pas vraiment, certains pensent même que c’est un nombre crucial pour nous tous ! 350ppm de CO2, c’est la concentration déterminée par les scientifiques comme le maximum acceptable dans notre atmosphère pour éviter tout changement climatique. Vous le savez peut-être, à l’heure actuelle, la concentration se situe aux alentours des 390 ppm de CO2 et n’est pas prête de diminuer car vous le savez, le CO2 reste plusieurs années dans l’atmosphère avant d’être réabsorber par les autres éléments du cycle du carbone.
Mais pourquoi donc nous parle-t-il de ça ? Parce que premièrement je trouve ça intéressant comme info, je me demande d’ailleurs ce qu’elle vaut, c’est vrai que ça doit être extrêmement complexe de déterminer comme ça une valeur limite donc le débat n’est probablement pas clos.
Ensuite, parce que je voulais vous présenter un site, 350.org, qui vous propose de faire une action dans le sens de la réduction du CO2 dans l’atmosphère lors d’une journée internationale d’action, fixée au 24 octobre (dans 2 jours donc). Pour le moment, il y a plus de 4000 actions programmées dans plus de 170 pays. C’est un bon début pour une jeune manifestation.
L’action peut aller de la simple ballade en vélo organisée à la distribution de flyers ou que sais-je encore ! C’est peut-être une goutte d’eau dans l’océan mais je trouve l’initiative fun et vous recommande un petit tour sur leur carte des actions.
Pourquoi faut il indéfiniment réinventer la roue ? C’est sans doute sur cette base qu’est né le concept de l’arbre habitat.
Il n’est pas question ici de cabane nichée à 30 mètres du sol ou d’un nid à la Marsupilami, non l’idée est de remplacer notre habitacle traditionnel par une structure basée sur l’arbre.
Le concept un peu futuriste est d’ériger un toit à partir des plantes environnantes.
La structure de base est imaginée à partir de la végétation qu’on aura au préalable pliée, manipulée, agencée afin de se prêter à la construction.
On peut lire à gauche et à droite que grâce à la crise économique que nous traversons les émissions de CO² sont en bernes.
Bravo, alléluia … faisons un feux de joie et bénissons les banquiers !
STOP!
Ne nous y trompons pas, certes ponctuellement les émissions de CO² ont diminué et bien entendu la crise y est pour quelque chose.
Vu le prix des carburants nous mesurons nos déplacements ; le commerce ressent la crise donc il nécessite moins de transport de marchandise.
Qui dit moins de vente dit activité industrielle au ralenti et tout cela bénéficie à la réduction de nos émissions de CO².
Mais attention l’objectif n’est pas ponctuel et quand la machine se remettra en route nos émissions reprendront de plus belle..
Ainsi alors que les prix du pétrole atteignaient des sommets, il y a 18 mois, certains producteurs d’électricité ont investit dans le charbon, moins cher mais surtout plus polluant.
Enfin l’économie d’énergie, la lutte contre la pollution en général et le réchauffement de la planète en particulier nécessitent de lourds investissements et aujourd’hui alors que l’argent manque et que des choix sont à faire les investisseurs se montrent très frileux.
Certains ont d’ailleurs calculé que les investissements nécessaires se chiffraient aux alentours de 5 milliards de dollars et que chaque seconde de retard participait à l’inflation de ce montant.
Alors oui la crise d’aujourd’hui apporte une bouffée d’air frais mais ne chantons pas louange, le réveil risque d’être très douloureux.
Certains économistes voient ainsi une chance unique pour limiter le réchauffement de la planète pour autant que les politiques adéquates soient mises en place rapidement.
Et malheureusement les politiques ont souvent des visions très courtes ne dépassant guère que les prochaines élections.
On vous parlait ici de la réflexion menée en France au sujet des péages urbains. Ce jeudi matin, M. Clerfayt, ministre d’Etat aux finances a déclaré que le péage urbain était également une option pour décongestionner Bruxelles.
Selon lui, 10% d’automobilistes en moins sur les routes de la capitale amélioreraient significativement la fluidité du trafic. Citant également les villes de Londres et Stockholm, il espère ainsi pouvoir diminuer les pertes de temps et le stress des automobilistes. Pour lui, « Cela mérite peut-être que l’on paie quelques euros pour ce résultat ».
L’argent récolté serait bien évidemment réinvestit dans l’entretien des voiries et dans les transports en commun. Vous en pensez quoi ? Ca pourrait marcher en Belgique avec les transports en commun actuels ?
Ils avaient déjà les péages autoroutiers, maintenant ils veulent les péages urbains, mais où s’arrêteront-ils ? Trêve de plaisanteries, l’idée des péages urbains, déjà mise en place dans certaines grandes villes comme Londres ou Stockholm, refait surface en France, mais l’idée n’est pas tout à fait la même que pour les autoroutes. Bien sûr, comme pour ces dernières, l’argent récolté servira en partie à l’entretien des voiries, mais ici, l’idée est plus de pouvoir décongestionner les grandes villes engorgées de trafic et de diminuer la pollution à l’intérieur de celles-ci.
L’argent récolté pourrait également servir à l’amélioration des transports en commun. L’idée serait d’appliquer ce système de payement à toutes les villes (qui le désirent évidemment) de plus de 300 000 habitants. Paris serait donc une énième capitale européenne à appliquer ce principe.
Les premières études dans les villes à péage urbain révèle une diminution d’environ 15% du trafic routier, mais on a pas encore le recul nécessaire pour analyser l’impact à long terme. Personnellement, je trouve l’initiative excellente, pour peu qu’elle soit accompagnée des aménagements nécessaires. J’ai en tête un récent voyage à Amsterdam, qui propose sur l’extérieur de la ville des parking P+R (pour Park & Ride), vous déposez votre voiture pour presque rien et le ticket de train+métro pour rejoindre le centre ville est compris dans le prix !
Selon une étude menée au Brésil par le ministère de l’environnement les voitures fonctionnant à l’alcool polluent autant que celles à l’essence.
Derrière cette constatation primaire il y a cependant lieu de modérer légèrement ces propos, en effet l’étude portait uniquement sur trois gaz polluants qui n’ont pas d’effet sur le réchauffement climatique à savoir le monoxyde de carbone (CO ou connu dans le grand public comme le tueur silencieux) les hydrocarbures et l’oxyde de nitrogène (NOx).
L’alcool provenant des cannes à sucre est considéré comme un carburant vert dont les émissions de CO² sont compensées par leurs absorptions lors de la pousse de la plante.
Pour concrétiser cette étude c’est pas moins de 250 évaluations qui ont été faites sur les voitures «Flex Fuel» qui fonctionnent aussi bien à l’essence qu’à l’alcool et qui représentent 85% des véhicules circulant au Brésil.
The age of stupid est le titre d’une fiction qui sera restransmis par satellite depuis New York dans quelques 700 salles de 40 pays différents. Cette fiction nous propulse en 2055 dans une planète devenue invivable, où le personnage principal va retrouver des images de 2008 et se demander pourquoi l’humanité n’a rien fait, lorsqu’elle avait encore le temps d’agir. Pourquoi n’avons-nous pas pris conscience de la situation.
Face aux problèmes de pollution et de consommation énergétique sans cesse croissante les entreprises se tournent de plus en plus vers le concept de Développement durable ou Sustainable Development en angais.
Le développement durable est le lieu d’intersection des intérêts économiques, écologiques et humains et est défini comme suit :
« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
C’est devenu une tradition la journée sans voiture vient ponctuer la fin de le semaine de la mobilité qui se déroule cette année du 16 au 22 septembre.
Les régions Bruxelles-Capitale, flamande et wallonne organisent la journée sans voiture ce dimanche 20 septembre.
Pour plus d’information sur les villes concernées rendez-vous sur :
- Bruxelles Capitale : http://www.semainedelamobilite.irisnet.be/
- Flandre : http://www.aardig-op-weg-week.be/inhoud/autovrije-zondag
- Wallonie : http://semaine.mobilite.wallonie.be/opencms/opencms/fr/journee_sans_voiture/
En dehors du folklore et des inévitables râleurs de tout poil cette manifestation est surtout l’occasion pour tous les usagers faibles de se réapproprier la ville.
Apprendre ou réapprendre à se déplacer autrement et ainsi bousculer nos habitudes empoussiérées qui nous poussent inévitablement derrière le volant et ce même pour quelques km.
Le fait que la ville soit désertée par l’automobile permet ainsi aux moins expérimentés de s’habituer à leur environnement proche en toute sécurité mais permet également d’avoir un autre point de vue de son quartier et enfin de réapprendre à discuter avec les autres usagers.
Pas de klaxon, pas de doigt tendu bien haut et en prime la possibilité de respirer à pleins poumons, à ce propos vous pouvez suivre le pollumètre sur ce lien .
Attention cependant que pendant la journée sans voiture certaines dérogations sont octroyées et qu’il y aura bien quelques voitures en mouvement ; le respect stricte du code de la route est donc de rigueur.
Ou plutôt le changement climatique et l’évolution. On avait déjà abordé le sujet avec cette évolution anormale du poids moyen de la population de brebis écossaises, voici que je tombe sur un article qui parle à nouveau de l’évolution des espèces et de l’influence du changement climatique sur cette dernière.
C’est un article de Carl Zimmer, publié sur le site de Yale qui prédit que certaines espèces vont évoluer rapidement, en l’espace de quelques années ou dizaines d’années, pour s’adapter au changement climatique. Il précise bien sûr que certaines espèces ne s’adapteront pas, que certaines disparaîtront, mais on devrait voir des espèces évoluer voir apparaître de nouvelles variétés ou carrément de nouvelles espèces.
Cela va un peu contre l’idée reçue que l’évolution a pris des milliers d’années car ces dernière années, les biologistes évolutifs ont réussi à prouver que la sélection naturelle peut répondre très vite à des événements d’origine humaine.
On risque donc d’être les spectateurs (et responsables) d’un saut évolutif dans l’histoire de la Terre.
Ca ne vous fait pas un peu froid dans le dos tout ça ?