Ouverture du plus grand centre d’essai européen pour la capture de CO2.

Aujourd’hui le Premier Ministre norvégien Jens Stoltenberg a inauguré le Technology Centre Mongstad (TCM, centre technologique de Mongstad) situé à l’Ouest de la Norvège.
Le TCM permettra de tester à grande échelle les différentes technologies de capture du CO2 mais ne stockera pas un gramme de celui-ci.

Situé sur une raffinerie de la côte ouest, le centre de technologies de Mongstad vise à tester différentes méthodes permettant de capter le CO2 émis par les centrales thermiques et les gros sites industriels et à l’enfouir sous terre.
« La technologie du captage du CO2 est la clé », a déclaré le Premier ministre Jens Stoltenberg en inaugurant l’installation, rappelant que cette méthode pourrait compter pour jusqu’à 20% des réductions de CO2 jugées nécessaires pour limiter le réchauffement climatique d’ici à 2050.
D’un coût de 780 millions d’euros essentiellement financé par l’Etat, le laboratoire est « le plus grand et le plus avancé au monde », selon M. Stoltenberg.
Propriété du groupe public Gassnova (75,12%), des géants pétroliers norvégien Statoil (20%) et anglo-néerlandais Shell ainsi que du sud-africain Sasol (2,44%), il testera des technologies du français Alstom et du norvégien Aker Solutions.
Le laboratoire fait partie d’un ambitieux projet lancé par M. Stoltenberg en 2007 en vue de faire de la Norvège un leader mondial du captage et stockage du CO2.
Mais le projet a connu d’importants retards et surcoûts: le captage et le stockage à grande échelle du CO2 émis par la raffinerie et la centrale à gaz de Mongstad, initialement prévus pour 2014, ne devraient désormais pas être possibles avant 2020 au plus tôt. (OSA)

Changement climatique: Que prédisent les modèles pour l’Europe ?

On se sent toujours plus concerné et investi quand quelque chose nous touche de près, alors quelles seront les conséquences du changement climatique dans nos contrées ?
Aujourd’hui parler de réchauffement prêterait plutôt à sourire, il suffit en effet de jeter un coup d’oeil par la fenêtre ou de voir les prévisions alarmistes pour le mois de mai en Angleterre.

Quoiqu’il en soit les projections indiquent que l’Europe devrait connaître un réchauffement global de l’ordre de 1,5°C dans la période 2021-2050 comparé à la période 1960-1990.
Le réchauffement les plus marqué devrait être rencontré à l’est de la Scandinavie ainsi que dans le sud et le sud est de l’Europe.
Tout le continent devrait connaître une augmentation comprise approximativement entre 0,4°C et 2,5°C.

Source : EYEonEarth


Voir une carte plus grande sur EYEonEARTH

Si on projette un peu plus loin pour la période 2071-2100 les modèles prédisent une augmentation moyenne de l’ordre de 3°C en Europe avec une pointe à 6°C pour l’est de la Scandinavie ; le bassin méditerranéen devrait lui aussi souffrir plus que le restant de l’Europe.
Ce qui est remarquable ce sont surtout les différences que l’on observera entre les étés et les hivers.
Les changements seront ainsi plus important en hiver en Scandinavie alors que le bassin méditerranéen sera plus impacté en été.
On ne parle ici que de quelques degrés mais derrière cette petite fluctuation se cache une température moyenne annuelle masquant par ce fait les extrêmes.
Enfin qui dit augmentation de température sous entend aussi vagues de chaleur, sècheresses qui vont avoir un impact important sur l’approvisionnement en eau, la production agricole et la santé humaine.

Les projections indiquent une fracture entre augmentation et diminution des précipitations sur l’Europe.
Les moyennes annuelles indiquent une augmentation des précipitations dans les régions du nord alors que le sud de l’Europe devrait connaître un déficit pluviométrique.
De plus les écarts entre saison seraient aussi plus marqués avec des hivers très humides, même pour l’Afrique du nord qui pourrait voir la pluviométrie augmenter de 30%, et des étés très secs ; ces deux tendances s’accroissent encore pour les projections 2071-2100.

Mais finalement qu’est ce que cela signifie ? Quels en sont les conclusions à tirer ?

L’augmentation des précipitations dans le nord mènera inévitablement à des augmentations des inondations alors que le sud devra affronter des sécheresses plus longues et plus fréquentes, ceci aura des répercussions inévitables sur l’agriculture, le tourisme et l’industrie.
Aujourd’hui déjà l’agriculture est très consommatrice d’eau dans le bassin méditerranéen avec une consommation de près de 80% de l’eau utilisée.
La carte montre clairement que beaucoup de pays devront adapter leur modèle agricole pour s’accommoder des caprices du climat.

Ces prédictions sont issues de données tirées de 25 modèles régionaux différents, supposant une croissance économique rapide, une population globale de 9 mds en 2050 ensuite décroissante.
Les revenus et mode de vie des différentes régions ont également été pris en compte ainsi que l’utilisation de nouvelle technologie plus efficace, l’énergie étant supposée venir d’un mix de fossile et renouvelable.

Il est important de garder en mémoire que ceci n’est qu’un scénario donc que sa réalisation n’est pas certaine enfin si nous réduisons rapidement nos émissions de CO2, en utilisant moins de ressources non renouvelable et en utilisant des technologies moins gourmandes, nous pourrions ralentir ces effets ce qui infirmerait les prédictions présupposées.

Mais pour cela nous devrons nous adapter et donc changer drastiquement notre mode de vie actuel.

Campagne-choc contre le gaspillage énergétique

Voici une petite vidéo qui illustre les conséquences du gaspillage que l’on fait en se disant que « ce n’est pas bien grave »…

Un container recyclé en classe

Vous aviez aimé le concept Müvbox, présenté déjà en 2009 sur le blog (ça ne le rajeunit pas), qui consistait à transformer un container en restaurant mobile et qui a déjà été appliqué deux fois dont récemment à Paris. Alors, vous aimerez également la réalisation du Studio Tsai Design qui a transformé un container en classe à destination des pays en voie de développement.

Container recyclé en classe

Ce container a été installé en Afrique du Sud et on l’espère pourra peut-être être ensuite appliqué à d’autres endroits. Outre le recyclage du container et l’aménagement intérieur de celui-ci, une longue toiture lui a été ajoutée afin de créer de l’ombre à la classe et d’ajouter une couche d’air frais entre le toit du container et la toiture additionnelle, de manière à garder la classe plus fraîche. Des fenêtres ont également été ajoutée de part et d’autre pour aérer la classe au besoin. Quand le recyclage se met au service du savoir, on ne peut qu’être pour !

Je vous laisse découvrir toutes les photos du concept sur Gizmag.

300 ans d’utilisation des énergies fossiles résumés en 300 secondes

Je vous invite à découvrir un petit film très intéressant, merci à Séb pour la découverte ;-) .

Mange des tomates mon amour … c’est bon pour la nature !

Un partenariat entre l’université de Chiba (Banlieue est de Tokyo) et la compagnie Tokyo Gaz  a donné naissance à un projet étonnant : produire des tomates à partir du CO2 généré lors de la production d’hydrogène.

Ce projet repose sur un principe simple : La station-service à hydrogène de Haneda [1] (Sud de Tokyo, proche de l’aéroport international du même nom) génère du CO2. Celui-ci est liquéfié [2], puis transporté dans des cylindres de 160 kg vers le département d’horticulture de l’université de Chiba, à 55 km de Haneda. La production de CO2 est de 320 kg par mois.

Les serres de tomates, situées sur le campus du Center for Environment, Health and Field Science, University of Chiba, font partie d’une installation de culture de 1000 m2. Le CO2 y est utilisé pour augmenter artificiellement la concentration atmosphérique de ce gaz dans les serres : Se situant habituellement aux alentours de 400 ppm, cet apport plus que double celle-ci, puisque les concentrations relevées sont de l’ordre de 1000 ppm.

La croissance des tomates dépend de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. La récolte issue des serres à haute concentration de CO2 est donc plus abondante que dans des conditions de culture habituelles. Ainsi, pour une production de 40 kg de tomates par m2 par an dans des conditions normales, l’apport de CO2 permet lui d’atteindre 50 kg de tomates par m2 par an, tomates au goût fort et sucré.

Ces résultats sont le fruit de recherches précédentes, le projet débutera en décembre 2011, pour une durée d’un an, avec des récoltes trimestrielles. Tokyo Gaz étudie maintenant la possibilité d’installer des serres à proximité de la station hydrogène.

D’après bulletins-elctroniques.com

[1] Projet démonstrateur développé par un partenariat entre l’agence NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization) et l’association HySUT (The Research Association of Hydrogen Supply/Utilization Technology). Cette station-service hydrogène établie en 2010 fournit les piles à combustibles à hydrogène des bus et voitures dans la région de Tokyo.

[2] La station hydrogène possède les infrastructures nécessaires pour liquéfier 10 kg de CO2 par heure.

C’est la fin des haricots verts !

C’est un peu divisé que je prends le clavier pour vous parler des dernières nouvelles du front des primes dites vertes en Belgique. Pourquoi divisé ? Parce que j’hésite entre me dire que je m’y attendais à cause des mesures d’austérité qui fleurissent en Europe et le sentiment que tout cela arrive trop vite, que le secteur n’est peut-être pas prêt à faire face à un tel changement. Mais de quoi parle-t-on ici ?

Et bien premièrement, la fin pure et simple des aides fédérales pour les investissement économiseurs d’énergie à partie de 2012 excepté l’isolation des toitures qui ne sera pas supprimée mais diminuée (ce qui semble un minimum de bon sens). Une exception, les contrats passés avant le 28 novembre 2011 qui seront réalisés en 2012. Pour les installations photovoltaïques commandées début novembre et installées en 2012 par exemple.

A cela s’ajoute la disparition du prêt vert, pour rappel, le prêt vert était une diminution de 1,5% du taux d’intérêt proposé par votre banque pour un investissement économiseur d’énergie.

Enfin, on vous en parlait ici, le système de certificats verts de la Région Wallonne est amené à évoluer, enfin, à diminuer, notamment un grand changement depuis aujourd’hui, des certificats verts pendant 10 ans au lieu de 15 auparavant.

En gros, une installation qui prenait auparavant 4 ans à être remboursée et bénéficiait après d’aides wallonnes pendant encore 11 ans, mettra aujourd’hui 7 ans à être remboursée et bénéficiera de l’aide wallonne pendant 3 ans ! Un coup dur pour le secteur qui se devra de réagir en informant mieux le client sur la rentabilité des installations… Elles resteront avantageuses, mais il faudra le démontrer de manière beaucoup plus convaincante qu’actuellement !

Enfin les primes fédérales pour les voitures propres disparaissent aussi, tous les détails ici.

Source : SPF Finances

Changement climatique et catastrophes naturelles, le lien est fait !

PARIS – Sécheresse, inondations, cyclones et incendies: les désastres climatiques sont devenus à la fois plus fréquents et plus intenses sous l’effet du réchauffement provoqué par les activités humaines, et la tendance risque de s’aggraver, avertit un rapport de l’ONU sur le climat.

Certes, l’impact du réchauffement climatique sur de tels événements dépend de leur nature et de leur répartition, très inégale, entre les différentes régions du monde. Et le niveau de confiance des prévisions formulées par les spécialistes varie selon la quantité et la qualité des données disponibles.

Mais les centaines de scientifiques ayant rédigé ce rapport pour le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), dont l’AFP a obtenu une copie, sont formels: les événements climatiques extrêmes seront globalement plus marqués et plus fréquents dans les décennies à venir, entraînant des dangers accrus pour la plupart des habitants de notre planète.

C’est le plus gros effort jamais entrepris pour évaluer la façon dont les extrêmes sont en train de changer, assure Neville Nicholls, professeur à l’Université Monash de Melbourne et coordinateur d’un des chapitres de ce rapport d’étape, qui peut encore être révisé par l’ONU lors d’une réunion à Kampala, avant sa publication, programmée le 18 novembre.

Une publication qui coïncide avec une série de catastrophes naturelles dévastatrices suscitant de nombreuses interrogations et inquiétudes.

En 2010, des températures record ont favorisé les incendies qui ont ravagé les forêts de Sibérie tandis que le Pakistan et l’Inde subissaient des inondations sans précédent.

Cette année, les Etats-Unis ont enregistré à leur tour un nombre record de désastres, depuis les crues du Mississippi et du Missouri jusqu’à l’ouragan Irene, en passant par la sécheresse terrible qui touche actuellement le Texas.

En Chine, des régions entières subissent également des sécheresses intenses tandis que dans le même temps, des pluies diluviennes ravagent l’Amérique centrale et la Thaïlande.

Aberrations météorologiques ou réchauffement climatique ?

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S’agit-il seulement d’aberrations météorologiques momentanées ou plutôt des conséquences, profondes et durables, du réchauffement climatique?

La plupart de ces événements correspondent en tous cas étroitement aux conséquences du réchauffement climatique induit par les activités humaines telles qu’elles ont été prédites par les scientifiques: hausse des températures, de la teneur en eau de l’atmosphère et de la température à la surface des océans. Autant de facteurs propices à des événements météorologiques extrêmes.

Selon le rapport, qui s’appuie sur des centaines d’études publiées ces dernières années, il est pratiquement certain, à 99% ou 100%, que la fréquence et la magnitude des records de chaleur quotidiens va augmenter à l’échelle de la planète au cours du 21e siècle.

Il est aussi très probable (90% à 100%) que la durée, la fréquence et/ou l’intensité des vagues de chaleur et des canicules continueront à augmenter dans la plupart des régions.

Les pics de température vont probablement (66% à 100% de certitude) augmenter par rapport à la fin du 20e siècle, jusqu’à 3°C d’ici 2050 et jusqu’à 5°C d’ici 2100.

De nombreuses zones, particulièrement les tropiques et les latitudes élevées, expérimenteront probablement des chutes de pluie et de neige plus intenses. Parallèlement les sécheresses vont s’aggraver en d’autres points du globe, notamment en Méditerranée, en Europe centrale, en Amérique du Nord, dans le nord-est du Brésil et en Afrique australe.

La hausse du niveau des mers et de leur température va aussi vraisemblablement rendre les cyclones plus destructeurs, tandis que la fonte des glaciers et du permafrost, alliée à des précipitations plus importantes, risque de déclencher davantage de glissements de terrain, explique le GIEC.

(©AFP / 01 novembre 2011 12h35)

Pollution : And the winner is …

L’Organisation Mondiale de la Santé vient de publier un bien triste palmares que celui des dix villes les plus polluées au monde.

A l’analyse ce palmares il apparait que ce ne sont pas les mégapoles mais surtout de petites villes de pays pauvres qui font les frais de cette pollution, la raison en est que ces pays « recyclent » bien souvent nos vieilles voitures et que par faute de moyen les habitants se chauffent avec tout ce qu’ils peuvent.

On peut tirer un parallèle avec le Big Smoke de Londres de 1952 qui aurait fait 100 000 malades et quelques 12 000 décès prématurés dont la cause est la combinaison d’une météo défavorable et l’utilisation par les londoniens d’un charbon de piètre qualité.

En conclusion ce sont les mêmes origines qui ont les mêmes conséquences, à savoir le manque de moyen de la population pour accéder à des énergies si non propres au moins peu polluantes.

Voici donc le classement repris dans le blog du Time :

1. Ahwaz, Iran

2. Ulan Bator, Mongolia

3. Sanadaj, Iran

4. Ludhiana, India

5. Quetta, Pakistan

6. Kermanshah, Iran

7. Peshawar, Pakistan

8. Gaberone, Botswana

9. Yasouj, Iran

10. Kampour, India

Certes la pollution de l’air est une affaire mondiale mais bien souvent si les pays dit riches n’en payent pas les conséquences il y a peu de chance qu’ils interviennent pour la limiter.

Source : Time via Le Monde

Vancouver méritera-t-elle bien son nom ?

Comme nous vous en parlions en février 2010 la ville de Vancouver a organisé les jeux olympiques d’hiver(t) 2010, jeux qui se devaient d’être en adéquation avec l’environnement… néanmoins il suffisait de gratter un peu le ver(t)nis pour constater que finalement ces J.O. n’ont, tout comme les autres manifestations d’envergure mondiale, que peu respecté le cahier des charges environnemental.

Aujourd’hui cependant Vancouver veut mériter son nom (bien qu’il s’agisse d’une ville anglophone et que pour ses habitants la consonance ne soit pas la même que pour nous) et devenir la ville la plus verte à l’horizon 2020.

Après le lancement de voitures en libre-service Car2go, Vancouver envisage un nouveau plan de partage de transports avec la mise en place d’un système de vélo en libre service. Son objectif ultime : devenir la ville la plus verte du monde en 2020.

Pour mener à bien son ambitieux projet, la ville s’est fixée divers objectifs, notamment en matière de transports.

Très concrètement, l’idée est de réduire la distance parcourue par habitant de 20 % par rapport à 2007, et d’encourager la moitié des trajets réalisés en voiture à se faire par un autre biais. Pour cela Vancouver veut réaménager les rues et les espaces publics.

Un plan « transports » ambitieux

La ville prévoit donc d’adapter le paysage urbain à des transports durables, et de les rendre ainsi plus agréables, sûrs et pratiques pour les piétons. Son objectif concernant le vélo est de mettre en place un libre-service dès le printemps 2012.

Sur le long terme elle souhaite inciter les habitants à pratiquer la marche à pied, utiliser des vélos et les transports en commun à disposition, afin de réduire les émissions de CO2 et de promouvoir d’autres moyens de transports plus doux.

Vancouver est considérée comme une ville où il fait bon vivre, à la fois dans le cadre du travail, du tourisme, ou même de l’investissement. Cette ville canadienne, située dans un environnement exceptionnel, détient une très faible empreinte carbone comparée aux autres villes d’Amérique du Nord. Elle est surtout pionnière en termes de construction et de technologies écologiques. (NaturaVox)

Toujours plus haut …

Déjà en 2009 on vous parlait de l’impact de la crise sur les émissions de CO2 et bien entendu à cet époque on notait que, pour ce point particulier, la crise avait eu un effet bénéfique (ICI).

Mais depuis, l’homme ayant une mémoire très sélective, on a un peu oublié et on est reparti de plus belle en vantant les mérites d’un développement sans fin.

Conséquence ? les émissions de gaz a effet de serre sont reparties de plus belle et on atteint aujourd’hui des records inégalés.

Selon une estimation de l’AIE (agence internationale de l’énergie) citée par le Guardian le retour à la  croissance mondiale en 2010 a coïncidé avec une augmentation de 1,6 gigatonne d’émission du CO2, le plus haut niveau jamais enregistré.

En conséquence la mesure de précaution prévoyant de ne pas dépasser les 2°C d’augmentation de température semble être de plus en plus compromise.

En effet pour atteindre ce but nous devons limiter les émissions à maximum 32 G tonnes pour 2020 et nous en sommes aujourd’hui à 30,6 …

Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d’un rapport sur le changement climatique qui fait autorité, prévoit les pires conséquences si les émissions de CO2 ne diminuent pas.

Les projections « supposent qu’il y a 50% de possibilité que l’augmentation de la température dépasse 4 degrés Celsius vers 2100″, a-t-il affirmé au Guardian. « Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d’existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit. » (belga)

 

Toujours plus est notre devise … et nous devrons en payer les conséquences !

 

L’homme serait-il dans un retournement écologique historique ?

Je vous livre ci après intégralement un article écrit par Sophie Voyeur de l’université de Sherbrooke et publié ce matin sur Techno-Science.

 

L’humain serait-il voué au même destin que Jake Sully, personnage principal du film Avatar ? Ce militaire brisé a dû, soudainement, apprendre à vivre au sein d’un peuple autochtone, en complète osmose avec son milieu naturel.

Selon le théologien Louis Vaillancourt, qui participe au Congrès de l’Acfas, la crise environnementale confronte les humains à une conversion sans précédent. Selon le chercheur, l’humanité est maintenant forcée, pour sa propre survie, d’adopter une vision unitaire et communautaire de son vaste milieu de vie. L’humain, en effet, est en train de se défaire de sa compréhension ségrégationniste du monde, rompant avec des siècles d’une vision où l’homme occupait une place dominante, autonome, surpuissante.

Vers un changement de paradigme

Vice-doyen et professeur à la Faculté de théologie et d’études religieuses de l’UdeS, Louis Vaillancourt rappelle que l’écologie, qui signifie « science de la maison », a pour but de comprendre les interrelations des éléments vivants et non vivants qui constituent l’écosystème Terre. Par les multiples sciences auxquelles elle fait appel, l’écologie amène à prendre conscience non seulement de l’incroyable complexité de la nature, mais aussi que le monde est « un », et que nous faisons tous partie d’un tout.

Ainsi, les problématiques comme la destruction de la couche d’ozone, la pollution des mers et les changements climatiques, qui sont d’ordre planétaire, nous forcent à réaliser, et de manière radicale, que tous les constituants de la planète sont interdépendants. « Cette conscience de la globalité fait entrevoir un « nouveau monde », estime le spécialiste de la théologie écologique. Prenez en exemple les structures d’État, telles que nous les connaissons : elles sont désormais inaptes à prendre en charge la dimension globale de la crise écologique. »

La conscience écologique, appel spirituel de notre temps

L’écologie, affirme Louis Vaillancourt, est dorénavant plus qu’une science : c’est littéralement une nouvelle façon de penser, et de vivre. C’est une mouvance de fond dans la culture de l’humanité, qui place les hommes au seuil d’une spiritualité nouvelle, la spiritualité écologique. « Jusqu’ici, la spiritualité s’est définie en fonction des religions, fait-il remarquer. Or, la spiritualité contemporaine est en voie de prendre un nouveau visage, avec ou sans référence à un être absolu. »

Cette spiritualité moderne doit être comprise comme un processus d’intégration, qui accorde une place essentielle à l’interrelation de tous les éléments du cosmos. « L’expérience du tout des choses et de leur limite est, fondamentalement, une expérience religieuse, indique le chercheur. Un tel sens de l’appartenance peut d’ailleurs être repéré dans de nombreuses traditions religieuses anciennes, d’où un certain retour en force des spiritualités autochtones. »

La prise de conscience récente que notre système biologique a ses limites constitue un point de non retour. Elle oblige l’humanité à remettre en question jusqu’aux principes qui ont servi le développement de l’Occident, et à entrevoir une manière plus inclusive, planétaire, de comprendre la communauté.

Le réalisateur James Cameron n’avait-il pas dit, d’ailleurs, que l’idée principale de son film Avatar était qu’il « nous interroge sur le fait que tout est lié, les êtres humains les uns aux autres et chacun de nous à la Terre » ?

Ainsi fondent fondent fondent …

Les glaces du Groenland et de l’Antarctique perdent de leur masse à un rythme accéléré, selon une nouvelle étude réalisée à partir d’observations satellitaires, financée par la Nasa et publiée mardi, qui fait craindre une montée des océans plus importante que prédit jusqu’à présent.
Cette recherche, la plus longue portant sur les changements de masse des glaces polaires, laisse penser que les pertes subies aux deux pôles dépassent celles des glaciers et des calottes de glace des montagnes pour devenir le principal contributeur à la montée des océans, selon ces chercheurs.

 

 

En outre, l’augmentation du niveau des océans pourrait se produire beaucoup plus tôt que ne le projettent les modèles actuels. Cette observation de près de vingt ans montre qu’en 2006 –année pour laquelle on dispose des données d’une étude portant sur la fonte des glaciers des montagnes– le Groenland et l’Antarctique ont perdu ensemble 475 milliards de tonnes de glace en moyenne.

 

 

Milliards de tonnes
Un tel volume est suffisant pour faire grimper le niveau des océans de 1,3 millimètre en moyenne par an. Chaque année, au cours de l’étude, les deux masses de glaces arctiques et antarctiques ont perdu ensemble 36,3 milliards de tonnes en moyenne de plus que l’année précédente.

En comparaison, l’étude de 2006 des glaciers et calottes de glace des montagnes estimait la perte à 402 milliards de tonnes par an en moyenne avec une accélération de la fonte d’une année sur l’autre trois fois plus faible que dans l’Arctique et l’Antarctique.

Si les taux de fonte aux deux pôles continuent à ces rythmes durant les quatre prochaines décennies, la perte cumulée de glace ferait monter les océans de 15 centimètres d’ici 2050, concluent les auteurs de cette étude publiée dans l’édition de mars des Geophysical Research Letters.

Montée des eaux plus forte
Outre ces 15 centimètres, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires des montagnes ajouteraient huit centimètres sans oublier un accroissement de 9 centimètres résultant de la dilatation thermiques des eaux. Au bout du compte, les océans pourraient voir leur niveau monter de 32 centimètres d’ici 2050, selon ces chercheurs.

« Le fait que les glaces arctiques et antarctiques vont contribuer le plus à la montée des océans dans l’avenir n’est pas étonnant car elles contiennent beaucoup plus de glace que les glaciers des montagnes », note Eric Rignot, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) et à l’Université de Californie à Irvine, l’un des principaux auteurs de cette communication.

« Si les tendances actuelles persistent, les niveaux de la mer vont probablement être nettement plus élevés que ceux projetés par le Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (Giec) en 2007″. (AFP – Le Monde)

Le pergélisol : une autre arme braquée sur notre tempe

Le pergélisol désigne un sous-sol gelé en permanence. Il représente environ 20% de la surface mondiale, 25 millions de km², dont un quart des terres de l’hémisphère Nord. Mais suite aux températures en hausse, le pergélisol fond lentement mais sûrement. Au Québec, il a déjà reculé de 130 km vers le Nord.

« Selon nos calculs, le dégel a débuté il y a une quinzaine d’années » explique Kevin Schaefer, chercheur au sein du Central National américain sur les Données de la Neige et de la Glace (NSIDC). Depuis, le pergélisol s’est révélé être une source importante de gaz à effet de serre, selon cette étude réalisée au profit de la NASA et publiée cette semaine dans le journal Tellus.

Dans un scénario « moyen » concernant le réchauffement climatique, 29 à 60% du pergélisol vont fondre suite à la hausse des températures, ce qui représente 190 gigatonnes de dioxyde de carbone supplémentaires relâchés en deux siècles. « C’est comparable à la moitié de la quantité libérée dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle ».

Dans les régions polaires, cela mènera à une hausse de la température de 8 à 10 degrés, ce qui devrait modifier radicalement la région, mais pas seulement puisque ce réchauffement se répercutera sur l’ensemble de la planète, soit trois degrés supplémentaires.

En outre, les calculs des scientifiques ne peuvent pas prendre en compte le méthane stocké dans le pergélisol. Quand on sait que l’effet de serre engendré par le méthane est quarante fois plus fort que celle du dioxyde de carbone, on a vite compris l’impact de ce dégel… (ca)

Nos livres d’histoire un condensé de climatologie?

Pour traquer et comprendre le climat au fil des siècles on utilise plusieurs techniques différentes dont la dendrochronologie .

Cette technique consiste à analyser les anneaux de croissance des arbres pour déterminer le climat de l’époque, en bref et en approximatif une année humide signifie une belle croissance alors qu’une année de sécheresse impliquera deux anneaux de croissance très proche.
Comme je l’ai signalé ceci est un résumé très approximatif de la dendrochronologie.

Des archéologues ont donc analysés les stries de croissance des arbres utilisés dans les édifices historiques ou archéologiques et après corrélation avec des échantillons plus récent dont on connait mieux l’histoire climatique ils ont pu mettre en évidence et en parallèle bon nombre d’évènement historique et climatologique.

L’ascension de l’empire romain entre -300 et +200 ? Des étés chauds et humides ayant favorisé l’agriculture, l’opulence et la joie de vivre.
Ce même phénomène a accompagné l’apogée de l’Europe médiévale du XIème au XIIème siècle.
Les périodes climatiques défavorables qui affectent les rendements agricoles sont elles aussi directement liées à des troubles sociaux et politiques dont elles exacerbes les conséquences.
Ainsi au IIIème siècle les sécheresses à répétitions ont incité les invasions barbares et on conduit à la chute de l’Empire romain d’occident.
Un peu plus tard au XIVéme siècle une vague de froid contribue au succès de la grande faucheuse noire, la peste dont l’efficacité est renforcée par des famines généralisées.
La révolution française ? N’en déplaise aux défenseurs des droits de l’homme il ne s’agissait ni plus ni moins des conséquences d’été glacial et d’un peuple mécontent car affamé.
La Guerre de Trente ans ? Les migrations vers l’Amérique ? ne cherchez pas le coupable il s’agit du climat.
En passant en revue 2500 ans d’histoire on trouve des exemples où le changement climatique a directement affecté l’historie de l’humanité.

Si aujourd’hui on est un peu moins vulnérable à ces fluctuations il n’en reste pas moins que l’évolution possible du climat mènera à des migrations qui ne seront pas sans conséquence sur l’équilibre, parfois fragile, social, politique et économique.

Bref pour connaitre une époque calme le vieil adage Panem et Circenses que l’on traduira aujourd’hui par de chips et du foot est une fois de plus d’application !

Source: Science via Le Monde