Véhicules électrique : halte aux inepties

Voici un article très bien fait reprenant les attaques les plus courantes à l’encontre des véhicules électriques et les démontants intelligement.
Cet article a été publié par Janus sur le site Agoravox.fr ce 15 juillet.

Le véhicule électrique (VE pour les intimes) fait débat, et je lis fréquemment des arguments opposés à cette technologie qui ne me semblent pas exacts. Je tente dans cet article de donner quelques contre-arguments à 9 écueils que j’ai pu lire ici et là. Ce qui frappe d’ailleurs c’est que beaucoup de critiques ne proposent rien.

CATEGORIE « CA NE SE VENDRA PAS »

  • Opposition n°1 : le VE ne peut pas remplacer le véhicule thermique

Contre-arguments :

1. Qui de sérieux a dit ou écrit que l’électrique proposé aujourd’hui remplacera tout le thermique ? Le constructeur le plus optimiste, Renault, table sur 10% de ses ventes dans l’électrique en 2020. Ce qui signifie qu’il compte encore faire 90% de son business avec du thermique et donc qu’il continue à investir en R&D dans les motorisations thermiques. Il ne présente donc pas l’électrique comme une solution pour remplacer tous les véhicules thermiques ! Sont visées principalement les flottes comme La Poste, et les « deuxièmes voitures » des familles en zone péri-urbaine, qui servent aux petits trajets type domicile-travail
2. Ce n’est qu’en fonction des progrès en terme de prix et d’autonomie, qu’un jour peut-être la 2ème, 3ème ou 4ème génération de véhicules électriques sera majoritaire sur le marché.
3. Il ne faut pas forger son jugement uniquement par rapport à sa propre situation, car il y a de fortes chances que nous fassions partie des 90% qui n’en n’achèteront pas… à court terme.

  • Opposition n°2 : les prévisions de marché du VE avancées par Renault-Nissan en 2020 (10%) sont utopiques

Contre-arguments

Les parts de marché annoncées par Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, sont ambigües, car on ne sait pas s’il parle de 10% de ses ventes, ou 10% du marché toutes marques (en Europe, dans le monde ?). Pour moi c’est clairement la 1ère option. Voici pourquoi :

1. L’investissement productif de Renault-Nissan dans l’électrique, est annoncé pour une capacité de 500 000 véhicules par an pour le monde entier. Cela représente 0,8% du marché mondial (65 millions par an), et 1.6% des marchés principaux du VE, à savoir Europe + USA + Japon (*).
2. Par ailleurs, Renault et Nissan sont les seuls à avoir investi pour une production de masse du VE, leurs parts de marché dans l’électrique seront donc plus importantes que dans le thermique
3. Renault et Nissan espèrent donc probablement capter entre 30 et 50% d’un marché de l’électrique qui représenterait 3-4% du marché toutes marques, mais 10% de leurs ventes sur les marchés matures (USA/Europe occidentale/Japon)

(*) Europe occidentale 15 millions/an, USA 10 millions/an, Japon 5 millions/an.

  • Opposition n°3 : le manque d’autonomie

Contre arguments

1. Le VE a indéniablement un problème de ratio autonomie / poids et autonomie / prix. Les batteries sont trop lourdes et trop chères. Mais ce n’est un problème majeur que si on est tombé dans l’écueil n°1 consistant à vouloir tout remplacer par de l’électrique : pour 10% des usages (flottes type Poste, secondes voitures…), est-ce vraiment rédhibitoire ?
2. On lit ainsi des inepties du genre « les clients ne voudraient pas acheter une voiture répondant à 80% de leurs besoins. ». Comme si dans le cas des familles qui ont deux voitures, les deux voitures répondaient chacune à 100% des besoins de la famille ? Vous partez en vacances avec votre chien et vos 3 enfants dans votre Smart ou votre Fiat Punto, vous ?

  • Opposition n°4 : c’est une voiture pour les riches ou les bobos urbains

Contre-arguments

1. Renault proposera des véhicules électriques moins chers au kilomètre (achats + usage) que des véhicules thermiques équivalent, pour peu qu’on roule plus de 12 000 km / an avec, ce qui est en gros la moyenne actuelle en France.
2. Beaucoup d’innovations ont commencé par être réservées aux plus riches avant de se démocratiser.

CATEGORIE « C’EST PAS ECOLO »

  • Opposition n°5 : ça ne résoudra pas le problème du CO2

Contre-arguments

1. Personne de sensé ne dit cela. Tout au plus cela y contribuera un peu.
2. On peut se demander s’il est sain de résumer la pollution au seul CO2, l’urgence des mesures pour faire face au réchauffement l’effet du CO2 étant contestée. Les effets directement néfastes de la pollution automobile, non contestés ceux-là, sont liés aux particules, à l’ozone, au bruit, et autres polluants de « proximité » (COV, NOx…) Et sur ce point, il est clair que le véhicule électrique apporte un plus.

  • Opposition n°6 : reprocher au véhicule électrique le fait de déporter le problème du CO2 vers la production d’électricité

Contre-argument

Il est vrai que la voiture électrique repousse le problème énergétique vers celui de la production d’électricité. Mais regrouper deux problèmes (la pollution automobile et la pollution de la production d’énergie électrique) pour n’avoir à en traiter qu’un seul, qu’on doit de toutes façons traiter, est une approche stratégiquement pas idiote.

  • Opposition n°7 : la recharge des batteries contribuera à solliciter des centrales thermiques polluantes pour faire face aux pics de charges induits

Contre-arguments

1. N’oublions pas qu’à horizon 2020, en tablant sur 5% du parc ce qui est un grand maximum (voir 2), le besoin supplémentaire s’élèverait à moins de 1% de production électrique en plus en France…
2. L’effet invoqué est certes un risque, mais pour lequel des solutions existent. L’intelligence qui est imaginée dans les véhicules devrait plutôt contribuer à l’effet positif inverse, c’est à dire lisser la consommation. En effet le problème de l’électricité est qu’elle n’est actuellement quasiment pas stockée. Or les batteries des véhicules seront des stocks d’électricité qui pourront servir d’une part à fournir de l’électricité lors de pics de demande et a contrario absorber des surproductions lors des heures creuses. C’est en tout cas l’idée d’un projet lancé au Japon avec Nissan qui insère le véhicule électrique dans une « smart grid ». Les batteries des voitures pourraient ainsi servir à régler en partie le problème de la gestion des pics de consommation, qui coûtent très cher car obligent à investir dans des capacités de production peu utilisées en moyenne.

  • Opposition n°8 : on remplace une dépendance au pétrole par une autre dépendance, au Lithium

Contre-arguments

C’est en partie vrai mais on peut pondérer :

1. Le lithium des batteries devrait pouvoir être recyclé à plus de 90%.
2. La technologie des batteries évolue, si le VE se développe on peut espérer voir d’autres types de batterie émerger. Il en existe d’ailleurs déjà d’autres dans les labos.
3. Le thermique ne disparaissant pas à court terme, la batterie devient un challenger du pétrole, donc la dépendance envers l’un et l’autre en est réduite, non ? La concurrence n’est elle pas plus saine ?

CATEGORIE « IL Y A MIEUX »

  • Opposition n°9 : la pile à combustible est plus prometteuse.

Contre-argument

La pile à combustible pour prometteuse qu’elle soit n’est pas encore prête pour l’industrialisation à coût compétitif. Sinon ça se saurait et on en trouverait massivement sur le marché. Donc les deux technologies ne sont pas encore concurrentes. Faut-il rester dans du 100% thermique pendant 10 ou 20 ans en attendant ?

L’armée U.S. réfléchit a des bases moins gourmandes

Apparemment l’armée des U.S.A. lit le blog car à la suite de cet article, voilà qu’ils nous font savoir qu’ils planchent sur un nouveau type de base provisoire qui consomme 20% d’énergie en moins et 75% d’eau en moins.

Cette base « eco friendly » (en tout cas un peu plus) va être testée dans le Massachusetts.

Voilà, il n’y a pas grand chose d’autres à en dire mais je tenais à le mentionner vu que je n’avais pas manqué de les critiquer il y a peu, le fait qu’ils fassent un petit effort a le mérite d’être souligné ! Allez, encourageons les à continuer dans cette voie.

Tous les détails sur Gizmag.

Le côté vert de la force ou quand Greenpeace s’en prend à VW avec humour

VW avait marqué les esprits avec sa publicité humoristique diffusée lors du dernier Super Bowl et reprenant une partie de l’esprit de Star Wars, trilogie (ou six-logie ^^) devenue plus que cultes pour beaucoup. Si vous l’avez ratée, la voici :

C’est maintenant Greenpeace qui donne une suite à la pub de VW pour dénoncer le manque de volonté du groupe (selon Greenpeace évidemment). Voici les deux vidéos en question :

Toutes les infos se trouvent sur le site de Greenpeace France dédié à cela. Comme d’habitude cela tient de la théorie du complot et VW est le mal incarné, alors que ces modèles écologiques sont parmi les plus économes et que le groupe supporte pas mal d’initiatives vertes… Les groupes automobiles français sont tellement plus gentils au final ;-) . Autre raccourci savoureux de Greenpeace, les modèles écologiques vendus sont très économes, mais représentent seulement 6% des ventes, la faute à VW bien sûr, pas au pauvre consommateur qui préfère acheter un moteur plus puissant, vaste blague… Comme d’habitude, faites vous votre propre avis sur la question, pour une fois, la campagne a au moins le mérite d’être assez drôle, pour le reste, c’est du Greenpeace habituel ;-) !

Un peu d’écolecture

Voici une liste de news que j’ai trouvé particulièrement intéressantes et que je vous regroupe ici car elles ne méritent pas un article complet.

Tout d’abord, je voulais vous parler de Renault a suivi le mouvement d’Audi et de Ferrari en installant des panneaux solaires pour alimenter ses sites de production. C’est une bonne chose de voir que les constructeurs automobiles font des efforts aussi à la production.

Un nouveau système a été développé et permettrait de réduire la consommation de nos ordinateurs de 90%. Ce système est nommé EnerJ.

L’Australie réfléchit à se doter d’un train grande vitesse… Dans un pays très vaste où les villes sont parfois plus accessibles par voie aérienne, c’est une excellente nouvelle !

Par contre, une info qui m’a assez étonné car je n’y avais jamais réfléchi, le budget de climatisation des tentes de soldats américains en Iraq est phénoménal. Celui-ci dépasserait carrément le budget de la NASA. Un général à la retraite annonce qu’en investissant 100 millions de $ dans l’isolation de ces tentes, on pourrait récupérer 1 milliard de $ soit 10 fois plus (mais il ne dit pas sur combien de temps).

Enfin avant les grandes vacances, je vous propose cet article qui présente une manière de visiter Paris autrement, vertement je dirais même !

Un tunnel solaire en Belgique !

C’est en lisant la presse spécialisée étrangère que j’apprends qu’on vient de finaliser en Belgique un « tunnel solaire ». J’ai raté toute l’actu ou on en a pas parlé chez nous ? Bref…

Solar tunnel

Débuté l’été dernier, le chantier d’Infrabel (gestionnaire du réseau ferroviaire) et Enfinity (spécialiste solaire) vient tout juste de se terminer. Il s’agit d’un tunnel ferroviaire recouvert de panneaux solaires dans la région d’Anvers. 50 000 m2 de panneaux solaire pour une production de 3,3 GWh par an soit de quoi alimenter environ 1000 foyers belges sur une année. Pour ramener ça aux trains, ce tunnel suffirait à alimenter pendant une journée l’entièreté du traffic ferroviaire belge !
En gros, plus que 364 tunnels et nos trains roulent 100% photovoltaïque ;-) .

Plus sérieusement, c’est un magnifique projet et une très belle démonstration de solaire grande échelle dans notre petit pays. L’électricité servira à alimenter la signalisation sur le rail, les gares de la région et une partie du traffic.

Vu sur Gizmag

Hybrid’amion

Quand on vous parle de véhicules hybrides il y a fort à parier que vous imaginez une petite voiture voire une berline, de même quand on vous parle de véhicule électrique vous voyez des petites voitures citadines mais alors l’électricité ne serait pas une solution pour le trafic de marchandise ?

 

 

Le Volvo FE Hybride est le premier d’une série de sept modèles qui seront commercialisés à terme par le constructeur suédois. Ce camion est un hybride parallèle, ce qui signifie que le moteur diesel et le moteur électrique peuvent être utilisés de manière distincte.

Après des tests jugés convaincants, l’entreprise a décidé de débuter une production limitée. Dès juin, 100 véhicules seront produits. Ils seront destinés à la Belgique et ses pays limitrophes, la Suisse, l’Italie, la Scandinavie et l’Australie.

Les camions hybrides permettent une économie de carburant pouvant aller jusqu’à 30%, ce qui entraîne également moins d’émissions de gaz à effet de serre.

De son côté, Volvo Cars Gand espère atteindre en 2011 son record de 258.000 voitures produites en un an, qui date de 2005. La hausse de la production concerne essentiellement les modèles S60, XC60, C30, S40 et V50. (belga)

Gourde et fière de l’être

Chers lecteurs, je vais aujourd’hui donner la parole à Valérie et Caroline de Gaspajoe, un magasin en ligne qui vend un produit qui m’a assez séduit… Je n’en dis pas plus pour vous laisser découvrir ça au travers de leur article. Pour ceux qui se posent la question, il ne s’agit pas d’un article sponsorisé !

Amis buveurs d’eau, de boissons chaudes, de boissons froides… êtes-vous gourde et fière de l’être?

Petit rappel rapide :

- En moyenne, chacun porte et stocke de lourds et encombrants packs d’eau pour finalement jeter plus de 150 bouteilles plastiques par an…

- Les plastiques, souvent échoués dans l’océan (cf plaque de déchets du Pacifique Nord ), finissent, après des années de dégradation, en micro particules que poissons et oiseaux prennent pour du plancton et ingèrent, contaminant ainsi toute la chaîne alimentaire.

- La fabrication, le transport, le recyclage des bouteilles plastique sont des actes coûteux et gourmands en énergie. L’eau en bouteille coûte donc entre 100 à 250 fois plus cher que l’eau la plus contrôlée du marché : celle du robinet !

Devenir gourde?

Une des solutions simples et efficaces pour réduire les déchets et améliorer la qualité de vie des générations actuelles et futures, c’est la gourde !
La gourde est certes un mot un peu désuet mais cet objet trouve toute sa place, dans une actualité marquée par la problématique de l’eau et des déchets liés à la consommation d’eaux en bouteilles plastiques.

Gourde oui, mais pas n’importe laquelle …

Lire la suite

Le voilier du 21ème siècle

Les kites, ces voiles qu’on a pu observer sur nos plages utilisées par des surfeurs particuliers, sont maintenant depuis quelques années installées sur les grands bateaux cargos. Ces bateaux, responsables de l’équivalent en pollution de 50 millions de voitures, principalement du au fuel fortement plus sulfuré que notre essence et notre Diesel, ces bateaux donc, tentent de se rattraper ces derniers temps.

Effectivement, l’utilisation de kites permet de réduire de 10 à 35% la consommation annuelle d’un cargo. Si cela fait 4-5 ans qu’on installe ce genre de voile, pourquoi en parler aujourd’hui ? Et bien parce qu’un géant du transport maritime, Cargill, déploiera en 2011 une voile de 320 mètres carrés sur le plus gros cargo jamais équipé de la sorte !

Maersk, le recordman des plus grands cargos du monde toutes catégories confondues à pour sa part annoncé le Triple E-Maersk pour 2013, sensé détrôner le Emma Maersk sur tous les tableaux. En effet, non content de lui voler le titre de plus gros cargo transporteur au monde, il permettra de réduire de 20% la consommation de fuel par container transporté, principalement grâce à des économies d’échelle. A quand également une adaptation de ces monstres des mers à la version XXIè de ces bons voiliers d’antan ?

Je vous recommande chaudement les deux articles à ce sujet (surtout le premier) :


Obsolescence programmée

J’en avais déjà touché un petit mot dans un article mais le machiavélisme des industriels dépassent tout ce que j’ai pu imaginer.

C’est, comme je vous en parlais dans les commentaires de l’article, le documentaire Prêt à jeter qui m’a vraiment ouvert les yeux sur cette perversion industrielle qui nous pousse, nous oblige à acheter.
Voici un extrait qui vous donnera peut être envie de visionner le documentaire en entier :

La preuve de l’obsolescence programmée est apportée par une ampoule, la bête ampoule à incandescence.

Vous apprendrez ainsi au fil du documentaire qu’une ampoule brûle maintenant depuis près de 110 ans (allumée en juin 1901 et rarement éteinte ce qui je vous l’accorde aide beaucoup à la longévité) et cette extrême longévité est un des arguments souvent mis en avant pour acter de l’obsolescence programmée.
Pour la petite histoire une web-cam est maintenant placée pour permettre de suivre la vie « trépidante » de cette ampoule ; sachez d’ailleurs que la Centennial Light Bulb comme l’appelle les habitants de Livermore a déjà survécu à deux web-cam …

Ce qui m’a interpellé dans le documentaire ce n’est pas tant le fait que les normes techniques ont été revues à la baisse pour assurer une vie limitée aux objets, ce qui est choquant c’est d’investir du temps de l’argent pour que nos machines tombent en panne.
Ainsi le fil rouge du documentaire c’est une imprimante qui rend l’âme et on apprend qu’on a inclus dans le circuit de cette imprimante une EPROM (une puce) dont le but est de compter le nombre de copie et de déclarer l’imprimante foutue après 5 000 copies.

Si ça vous tente voici le documentaire au complet (74 min) ; prenez le temps de le regarder et vous n’achèterez plus jamais comme avant.

J’ai retiré du documentaire quelques affirmations qui, je l’espère, vous laisseront méditer sur notre sort:
Le monde est assez grand pour satisfaire les besoins de tous mais il sera toujours trop petit pour recontrer l’avidité de quelques uns.
Si le bonheur dépendait du niveau de consommation on devrait être dans la félicitée absolue puisque nous consommons 26 fois plus que tu temps de Karl Marx.
Revenir à une société soutenable n’est pas revenir à l’age de pierre mais par exemple pour la France c’est revenir aux années ’60.

Adieu veaux, vaches, cochons …

Je commencerai l’article par vous poser une question dont la réponse à coup sûr vous laissera dubitatif.
D’après vous qu’est ce qui pollue le plus, un bon steak frites ou alors un trip dans le sud de la France ?
La réponse est, vous l’aurez deviné ou comme dirait un mauvais jeux de mot franglais vous avez mis dans le meal, le steak frites (pour autant que vous n’ayez pas choisi un de ces gros 4×4 américain).
Si on vous serine dans tous les médias qu’il faudra changer ses habitudes de transport, de chauffage et de consommation personne ou presque ne touche à l’industrie agro-alimentaire.
On entend bien qui ci qui là que les vaches pètent et que c’est pas bon pour la planète mais plus sérieusement qui a une infime idée des émissions liées à notre consommation de viande ?
Regardez ci après la comparaison graphique des émissions de gaz à effet de serre d’un repas (par an par personne en équivalent km automobile)

Voilà qui donne tout d’un coup à réfléchir d’autant que notre mauvaise habitude est en train de faire tâche d’huile dans les pays émergents.
La viande à elle seule représenterait pas moins de 18% des émissions de gaz à effet de serre, un chiffre non négligeable et bien souvent passer sous silence par les lobbys d’une industrie alimentaire impérieuse et puissante.
Bien entendu toutes les viandes ne polluent pas pareillement et on ne compare pas non plus un poulet fermier avec un poulet en batterie.
On ne compare pas non plus un boeuf européen avec son cousin américain et contrairement à ce que l’on croit surtout sud-américain.
Dans les comparaisons et les images frappantes savez vous que renoncer à votre steak équivaudrait à laisser notre voiture au garage pendant plusieurs semaines (en fonction de la taille du steak et de la voiture)?

Le boeuf rois de nos assiettes mais aussi des pollueurs représentent 30% de nos consommation de viande mais est responsable de 78% des émissions issues de la viande.
D’après le calcul effectué par Nathan Pelletier de l’Université Dalhousie au Canada: un kilo de boeuf produit 16kg d’équivalent CO2 ; c’est quatre fois plus que le porc et au moins dix fois plus que la volaille.
Les viandes rouges étaient déjà déconseillées pour notre santé, elles le sont désormais aussi pour notre planète.
Un autre calcul a vous faire frémir est de détailler ce que contient effectivement 1kg de votre steak.
Il faut pas moins de 15 m3 d’eau pour produire ce tournedos sans oublier l’eau qui aura été nécessaire à la production des céréales dont se serra régalé le bovin ; la consommation de viande nécessite près de 45% des réserves d’eau douce mondiales.
En fin de compte on en arrive à la conclusion qu’un boeuf représente grosso modo 200 kg de viande soit environ 1 500 repas alors que lui même a ingéré autant de céréale équivalent à 18 000 repas.

Pour reprendre une statistique d’un hebdomadaire(1) un belge mangera tout au long de sa vie (en moyenne) : 5 vaches, 7 moutons, 42 cochons, 891 poulets, 43 dindes et 24 lapins.

Et je ne vous parle même pas des poulets sans plumes, des coqs sans bec, des vaches sans cornes …

Aujourd’hui toutes nos consommations sont devenues problématiques il nous faut faire une introspection et réfléchir à l’avenir et à ce que nous voulons laisser en héritage à nos enfants.

Si vous voulez approfondir je vous recommande l’article Copenhague: et la viande ? dont est issu l’illustration ci-dessus.

Je vous recommande aussi le livre de Jonathan Safran Froer : « Faut-il manger des animaux ? » qui ne fait que finalement répéter que de vieux arguments déjà répétés dans le documentaire autrichien : « We feed the world – Le marché de la faim ».
Voici une vidéo reprenant quelques idées de ce documentaire, fouillez youtube et vous en aurez d’autre.

Voilà j’espère que cela vous fera réfléchir un peu et consommer en toute connaissance de cause.
Au moins vous n’aurez plus l’excuse de l’ignorance.

Le végétarisme serait une solution ?
Personnellement j’aime trop la viande pour m’y résoudre mais peut être que comme beaucoup je choisirai le flexitarisme ou à tout le moins je restreindrai de beaucoup mes envies carnées.

Pour terminer je vous recommande un petit tour sur le blog repris dans les blogs amis : Vegan in Brussels.

(1) Télémoustique n°4435

Le colis idéal pour tous envois !

Je viens de découvrir un concept de colis tout simplement génial.

Depuis que je bosse, on nous livre souvent des colis et j’ai parfois été choqué de voir la taille de certains cartons pour transporter des pièces de taille petites. Bien souvent, ces colis sont remplis de… VIDE ! L’encombrement est donc augmenté et on utilise plus de carton pour rien.

Le designer Patrick Sung nous propose donc l’Universal Packing System (UPACKS), un emballage carton qui s’adapte au contenu à envoyer.

UPACKS

A l’aide de carton microperforé, vous pouvez donc réduire l’encombrement de votre objet et réduire le carton nécessaire. Vous êtes donc gagnant sur toute la ligne !

Bon, encore faut-il que la poste belge ne vous paume pas un colis contenant vos achats… Préférez leur une autre société, 100000 fois ;-) . (Quoi ? Qui a dit que je digérais pas la perte de mon colis ??)

L’idée est simple, mais fallait y penser ;-) .

A quand la commercialisation ?

Vu sur Gizmag

Un bus c’est vert compréhensif (*)

Vous le savez quand on parle de véhicule électrique ou hybride il est généralement question de la voiture de Mr. et Mme Toutlemonde.
On ne vous parle jamais, ou presque, de développement pour les véhicules lourds comme les bus ou l’on reste très traditionnel avec soit un moteur diesel soit, plus rarement, un moteur au gaz.
J’entends les plus anciens au fond de la salle me clamer qu’il y a aussi les bus électriques comme dans le bon vieux temps … certes mais on y perd en flexibilité et puis si cela s’appelait des Trolleybus c’est que ça ne devait pas être si beau que ça !

A l’occasion du salon de l’auto qui se tiendra sur le plateau du Heysel à Bruxelles du 14 au 23 janvier 2001 la société Green propulsion présentera un prototype de bus hybride.


Ce prototype développé en partenariat avec les TEC (société de transport en commun de Wallonie) démontre l’intérêt que peut avoir cette technologie appliquée aux véhicules lourds, même si on est encore loin de la conversion complète du parc de véhicule.

Pour ceux que cela intéresse vous trouverez une fiche complète sur le site même de Green Propulsion qui pour ne rien gâter est une spin off belge issue de l’université de Liège.

Via RTBF

(*) jeu de mot à deux balles c’est vert = sévère et compréhensif est un antonyme de sévère … bon heureusement le W-E frappe à la porte …

[EcoAstuce] Lavez plus vert que blanc !

Pour terminer ce weekend sur une petite note positive écologique, voici une petite astuce pour réduire votre consommation énergétique indirecte : utilisez des lessives concentrées.

Comme vous le savez probablement, la lessive liquide est un mélange d’eau et de produits chimiques, la lessive concentrée, comme son nom l’indique, contient les mêmes produits chimiques dilués dans moins d’eau !

Acheter de la lessive concentrée, c’est donc diviser par 2 ou 3 (lessive super concentrée) l’énergie de transport d’acheminement de la lessive ! De plus petits volumes de lessive signifie également moins de déchets d’emballages.

Le nombre de lessives classiques encore en vente dans nos grandes surfaces ne cesse de diminuer au profit des lessives concentrées mais faites quand même attention à acheter le plus concentré possible ;-) . Et si possible, le plus naturel aussi !

Barbante l’écologie ?

Et bien non, l’écologie, n’est pas rasoir… Enfin, cette fois-ci, un petit peu !

Lorsqu’on parle écologie, on imagine l’écolo barbu, mangeant du bio et refusant toute forme de technologie pour vivre en harmonie avec la nature !

Et bien si vous ne voulez plus être barbu (le reste, ce sera pour un autre jour) mais vous raser le plus écologiquement possible, cet article va vous être utile.

Il y a trois solutions qui s’offrent à vous en matière de rasage :

-Les rasoirs à lames jetables
-Les rasoirs à lames avec lames jetables
-Les rasoirs électriques

Bon, vous conviendrez que le premier est évidemment plus polluant que le second car cela est moins coûteux de produire uniquement des lames que des rasoirs complets.

Maintenant, qu’en est-il entre le rasage manuel d’un côté et le rasage électrique de l’autre ?

Et bien c’est l’électrique qui l’emporte car il demande 30 fois moins d’énergie d’utilisation qu’un rasoir manuel. Le calcul est simple, le rasoir électrique consomme en moyenne 0.35 kWh/an alors qu’un rasage manuel demande 1 litre d’eau chaude en moyenne soit 10.4 kWh.

Là dedans, on ne compte pas l’énergie pour la fabrication des deux rasoirs et de leurs lames. En regroupant tout ça (packaging, transport compris), on arrive à un avantage de 6.760 kg de CO2/an émis en moins pour l’électrique sur une année.

Cela revient à faire 70 km en moins avec une voiture peu polluante… L’économie est faible, mais bon, chaque geste compte il paraît ;-)

Vu sur Slate grâce à Gizmodo

Bonne annénergethique !

Et oui, c’est avec ce jeu de mots bidon que j’inaugure le premier article de l’année 2011 en vous souhaitant à tous mes meilleurs voeux pour cette année nouvelle !

Qu’est-ce que cette année 2011 va changer ? Et bien cette année, au menu nouveautés, pas grand chose de grandiose en vue. On notera tout de même la possibilité d’acheter des produits Bio avec les éco-chèques… Je suis pas convaincu mais bon ! Et aussi, mais pas pour tout de suite, 2011 sonnera le glas des ampoules incandescentes 60W, au premier septembre !

Et comme c’est souvent le moment pour de bonnes résolutions, je terminerai en vous demandant quels sont les efforts que vous comptez faire pour diminuer votre consommation en 2011 ?