Fini l’urinoir, place à l’urivert

Ok ok, pardonnez moi le jeu de mots à deux balles du titre, je n’ai pas pu résister ;-) .

Comme vous l’aurez compris, on va aujourd’hui parler d’urinoir écologique ! En réalité, c’est suite à un article de Gizmodo que je me suis retrouvé à lire cet article sur un type d’urinoir un peu particulier qui revient à la mode pour le moment, l’urinoir sec.

L’article en question présentait le Baja et son système Ecotrap, qui grâce à un liquide appelé Blueseal, plus léger que l’eau et l’urine, biodégradable, capte les mauvaises odeurs.

Voici une illustration du procédé :

Baja - Urinoir

Le fait de fonctionner en environnement sec permettrait également de tuer les bactéries (là c’est pas du tout mon domaine).

Bref, vous l’avez tous compris, le grand intérêt, c’est l’économie d’eau (et accessoirement le fait de ne pas devoir activer la chasse d’eau que tout le monde touche = échange de microbes/bactéries). Mais apparemment, gros désavantage de la technologie, l’urine est assez calcaire et donc les canalisations se boucheraient vite, entraînant de grands coûts de maintenance ! Ce personne ne mentionne non plus, c’est que si on ne rince pas la cuvette, ben elle doit se salir bcp plus vite non ?

Moi je ne suis pas vraiment convaincu, et vous ?

Je suis plus séduit par ce second concept, découvert sur le blog de Patouch, l’homme qui travaille dans l’ombre pour que le blog soit en ligne, un concept alliant évier et urinoir.

Eco Urinal

Le concept est simple et l’idée a déjà été moultes fois évoquées, récupérer l’eau usées de votre lavage de mains pour servir de chasse à l’urinoir. On vous a déjà présenté des concepts de ce type ici mais celui-ci semble beaucoup plus simple dans sa conception que les autres. Pas de réservoir de stockage, pas de chasse à activer, directement l’eau de l’évier qui coule dans l’urinoir.

La question est de savoir quand un de ces concepts deviendra-t-il réalité ?

La course au développement durable

Certains d’entre vous en ont certainement entendu parler, de la Zero Emissions Race. Parties le 16 août depuis Genève, quatre équipes ont pris part à ce projet fou de réaliser un tour du monde en 80 jours, avec des bolides propulsés par un moteur électrique (avec transport en bateau de Shanghai à Vancouver et de Cancun à Lisbonne). Un des points forts de cette course est le souci d’en faire un événement « vert » . Les équipes sont tenues de produire l’électricité équivalente à celle consommée par leur engin, et ce au moyen de sources renouvelables (éolienne pour l’équipe australienne, et solaire pour les 3 autres, provenant de la Suisse, de l’Allemagne et de la Corée du Sud). Mais les organisateurs vont plus loin: ils veulent réaliser un bilan carbone neutre pour l’ensemble de l’événement (il s’agit donc de compenser les émissions du camions qui suit avec les pièces de rechange, ainsi que le transport en bateau).

Zero Race

Etant passé par Bruxelles ce samedi, j’ai eu l’occasion d’assister à la conférence de presse donnée à Autoworld au Cinquantenaire, par Louis Palmer, l’organisateur de la course. Cet aventurier environnemental est à l’origine du projet Solartaxi, et il a déjà parcouru la planète à bord de sa voiture électrique et des panneaux solaires installés sur une remorque. Il se dit très heureux de voir que d’autres gens prennent part à son aventure, et espère que cette course deviendra un incontournable d’ici quelques années, avec des dizaines, voire des centaines de voitures électriques sur la ligne de départ.

J’ai également eu l’occasion de parler avec l’ingénieur du Zero-tracer, le véhicule de l’équipe suisse « Oerlikon Solar ». Ce biplace présente un profil aérodynamique permettant de réduire considérablement les pertes de frottement. Avec une autonomie de 300 km,son moteur de 183 chevaux lui permet  d’atteindre une vitesse de 240 km/h, et  de passer de 0 à 100km/h en moins de 4.5 secondes (plus vite qu’une porche 911!).

Les batteries, d’une capacité de 22kWh (ce qui équivaut à 30 batteries de voiture classiques), peuvent être rechargées sur secteur en moins de deux heures. Elles sont principalement composées de fer et de phosphate, et présentent une durée de vie de 10 à 20 ans / plus de 300 000 km. De plus le véhicule est équipé comme toute voiture conventionnelle (avec phares, clignotants, GPS et même une radio intégrée dans les sièges :) ).

Zero Tracer

Plus d’informations sur la Zero Race ici et sur le Solartaxi
Une vidéo sur le zero tracer ici :

Today it’s Overshoot day

Il y a à parier que vous connaissez tous le Tax Freedom day, le jour où l’argent que l’on gagne est enfin à soi le reste ayant servi à payer l’état … (le 03 août pour les belges et le 28 juillet pour nos voisins français).

Mais connaissez vous l’Overshoot Day ou Ecological Debt Day?

C’est le jour où l’humanité a consommé ce que la terre est capable de reproduire en une année, en d’autres termes à partir de ce jour nous vivons à crédit et nous empruntons à nos enfants sur leur héritage.

L’Overshoot Day a été calculé pour 2010 au 21 août alors qu’en 2009 il avait été arrêté au 25 septembre, il faut dire qu’en 2009 l’économie tournait au ralenti ce qui s’est d’ailleurs traduit par des émissions nettement moins élevées de plus, selon Mathis Wackernagel président du Global Footprint Network, le mode de calcul a été revu car on s’est aperçu que la capacité de régénération de la terre avait été surestimée.

Chaque année depuis 1986, première année de dépassement, cette date est de plus en plus précoce.

Et cela ne fait qu’accroître alors qu’en 2008 il ne nous fallait que 140% de ressources générées par la terre on estime que cette année nous aurons besoin de pas moins de 150% … une situation intenable à long terme !

Bonne rentrée malgré tout …

Source : DDMagazine, Grand Barnum, Global Footprint Network

Our time for change has come ?

Pourquoi un tel titre ? Pour ceux qui s’en souviennent, c’est une des phrases marquantes prononcées par B. Obama lors de son discours après sa victoire en janvier 2008.

C’était il y a déjà 2 ans maintenant, toute la planète attendait beaucoup de changement et finalement qu’en est-il ?

Les USAs semblent enfin se rendre compte que c’est à eux de montrer l’exemple pour inciter un effort global. Alors que l’Europe a diminué ses niveaux d’émissions de CO2 comme le demandait Kyoto, les rejets américains sont toujours en hausse, à hauteur d’un pour-cent par an !

Des chercheurs de la National Academy of Sciences ont récemment publié des rapports dans lesquels ils incitent les Etats-Unis à réduire dès maintenant les émissions s’ils veulent atteindre l’objectif de 170 à 200 gigatonnes d’équivalent CO2 sur la période 2012 à 2050. Cet objectif assez réaliste est également en accord avec les propositions d’Obama.

Selon les rapports, cela fait trente ans que les émissions ne font que croire, 7 gigatonnes d’équivalent CO2 ont été rejetées rien qu’en 2008. En 2009, la récession a permis de ne pas augmenter ces émissions (un des effets positifs de la crise ;-) ), espérons que les USAs se décident à continuer ainsi.

Personnellement, j’ai eu envie de parler de cet article car je trouve qu’il est incroyable de voir qu’à l’heure actuelle, les USAs ne font pas encore de réel effort pour la planète, c’est tout bonnement scandaleux !

Un petit nuage gris…

On vous avait déjà parlé ici du débat sur la consommation énergétique de la structure derrière ce qu’on appelle le web.

Greenpeace profite de la sortie imminente de l’iPad d’Apple pour faire une petite étude sur le Cloud Computing.

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Copier – Cloner : le Greenvaching

J’ai trouvé sur le web une vidéo excellente qui démontre combien nous sommes devenus vulnérable.


Via Presse-Citron

Earth hour : prenez moi pas pour un couillon !

Oyez Oyez braves gens

Prêtez moi vos oreilles et ouvrez votre esprit critique.

C’est devenu une tradition perpétuée depuis 2007 le dernier Week-End de mars qui (info utile) coïncide avec le changement d’heure (comme le dernier W-E d’octobre), se voit enverdit de la Earth Hour.

Pour rappel Earth Hour est un concept inventé par le WWF visant à couper les lumières et débrancher les appareils électriques non essentiels pour une durée d’une heure afin de promouvoir l’économie d’électricité et, par conséquent, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique.

Une heure, rien qu’une heure, une heure seulement vous serez beau, beau et con à la fois (comme disait Brel) en suivant les préceptes de ce moment.

Même si l’idée de faire prendre conscience à tout un chacun de notre responsabilité, en tant que personne individuelle, sur notre environnement n’est pas à rejeter il faudrait un peu réfléchir à ce genre d’action … alors laissons la matière grise se mettre au diapason du bon sens !

Tout d’abord ce genre d’évènement ne sert à rien et pire coûte plus cher en terme environnemental que le status quo.

Pourquoi ?

Notre énergie électrique est principalement issue du nucléaire qui ne rejette (presque) pas de gaz à effet de serre.

Pire pour que le réseau tienne le coup il faudra gérer la chute et la montée subite de la demande et ceci se fait généralement à l’aide de centrale thermique.

Ensuite imaginez que nous jouions tous le jeu … je vous prédis une grande catastrophe lorsque nous serons des millions à rallumer nos vieilles habitudes au même moment.

Un blackout monstrueux dont on a du mal à imaginer les conséquences.

Pour vous faire une idée de ce que pourrait être un blackout prenez le temps de consulter l’article suivant : Catastrophe solaire? 15 minutes de préavis !

Alors Earth Hour une bonne idée ?

Non, juste un très bon coup de pub d’organisation dont le business est l’écologie comme le WWF ou Greenpeace et qui servira en quelques sortes à mesurer leur popularité.

Attention mon propos n’est certainement pas de rejeter toutes les actions qui nous font prendre conscience de notre impact.

Mais une heure par an est ce vraiment être responsable ?

Ne se donne-t-on pas bonne conscience juste pour pouvoir après cette parenthèse ripailler encore et encore ?

Un peu à l’image de nos bonnes oboles que nous versons aux plus démunis, il ne nous viendrait pas à l’esprit d’agir à la source …

D’après un article paru sur Natura Vox.

C’est le prime time …

Bonne nouvelle si vous habitez en Wallonie, en effet le ministre Jean-Marc Nollet (Logement – étiquette verte) vient d’annoncer que le système de prime allait être complètement revu à partir du 1er mai.

Ceci c’est une nouvelle certes mais est elle vraiment bonne ?

Jugez plutôt…

La réforme introduite permettra d’augmenter les primes en fonction du revenu déclaré, ceci est une excellente nouvelle pour ceux et celles qui ne peuvent aujourd’hui voir la vie en rose vert.

Le constat est simple, plus de la moitié des logements datent d’avant 1945 alors que seulement 10% ont moins de 20 ans.

Or il est évident que les plus vieux logements sont aussi les plus énergivores et souvent occupés par les personnes à revenu plus faible.

Toujours du côté du bilan, une toiture sur deux ne serait tout simplement pas isolée ; ceci combiné à un placement d’un double vitrage et d’une chaudière haut rendement permettrait de réduire de 15% les émissions de CO2 d’ici 2020.

Sachez que 75% de la facture énergétique des ménages est consacrée au chauffage !

Passons aux actes … dès le premier mai (enfin le 3 mai car le 1er est férié et le second est dimanche) les primes à l’isolation vont augmenter.

Qu’il s’agisse d’agir sur la toiture, les murs, le sol ou encore le vitrage l’augmentation de cette prime le sera encore plus pour les ménages à revenu précaire (moins de 16 400 euros pour un couple) ou modeste (moins de 30 100 euros pour un couple), ce qui représente 75% des ménages wallons.

On fait même la part belle au « bio » puisqu’une surprime est prévue pour l’utilisation de matériaux isolants naturels.

Bref que des bonnes nouvelles, non ?

Et ce n’est pas tout … pour ceux et celles qui se plaignent de devoir avancer le financement avant de le retoucher se rassure, on a pensé à eux !

Enfin pour les revenus imposables de maximum 46 000€/an …

Intéressé ?

Vous pourrez dès ce lundi (22 février 2010) contacter le 078/150 006 pour plus de renseignements.

Source: RTBF

Le covoiturage : la bonne résolution de cette année pour la planète ?

Pour ce premier billet de l’année je voudrais entamer la discussion sur un point sur lequel tout le monde s’accorde mais où finalement personne, ou presque, ne songe s’investir : le covoiturage.

Une idée ma foi toute simple mais qui montre oh combien nous pouvons être égoïste dans notre aquarium métallique.

Nous sommes de centaines voire des milliers à nous rendre pratiquement aux mêmes heures aux mêmes endroits et nous choisissons ce que nous croyons être une facilité : l’individualisme.

Et pourtant … chaque jour nous pestons devant toutes ces personnes seules au volant de leur bagnole …ha tient mon voisin est là, je vais lui faire un petit coucou !!!

Si j’en parle facilement c’est pour une raison simple c’est que je partage ma voiture avec trois autres collègues et que j’entends par ailleurs d’autres collègues individualistes râler tant et plus de l’accroissement du nombre de voitures sur les routes.

Les excuses existent et elles sont simples :

“Je ne peux pas partir quand je veux”

“Si j’ai besoin de faire une course je n’ai pas de voiture”

“Si on me rappelle en urgence à la maison je ne pourrai me libérer”

… bref il suffit de tendre l’oreille et vous obtiendrez autant d’excuse que vous avez de collègues.

Alors c’est vrai que le covoiturage c’est un système un peu plus rigide que l’individualisme mais combien de fois par an avez vous été rappelé en urgence ?

Dans ce cas imaginez à l’avance ce que vous pourriez faire et vous aurez la solution le temps venu ; et si un parent, un enfant est malade abandonnez le covoiturage quelques temps … vous verrez vous y reviendrez rapidement!

Vos courses ? bhein oui c’est vrai, mais savez vous que dans la même entreprise vos collègues vont aussi faire leurs courses et bien souvent au même endroit.

Essayez et vous verrez oui c’est plus rigide mais d’un autre côté vous profiterez d’une présence qui peut être appréciable dans les coups durs, de personnes avec qui discuter dans les bouchons and last but not least, d’une économie substantielle d’argent.

Une économie pour vous, pour la planète et pour l’économie mondiale.

Savez-vous que selon une étude menée par Nokia (Empty seats travelling) la valeur des sièges inoccupés au niveau mondial atteindrait ainsi près de 500 milliards d’Euro !

Le calcul se base sur un taux de remplissage des voitures optimistes, 2 personnes par voiture, alors que la moyenne mondiale et de 1,3 d’un parcours de

5 000 milliards de km parcourus par les 500 millions de voiture (dont 236 millions rien que pour les USA).

Et quel est l’économie réalisée par le covoiturage ?

D’après un calcul réalisé par le site Dynamique Covoiturage un trajet de 30 km (aller) par 3 personnes permettrait d’économiser près de 1800€/an.

Bien entendu ce calcul est un cas particulier mais il peut être facilement transposé à chaque cas … dans mon cas c’est près de 4000€ d’économie annuelle (60 km – 4 personnes) et ceci sans compter la possibilité offerte de déductibilité fiscale !

Bref le covoiturage c’est que du bonheur financièrement parlant et socialement parlant.

Et près de votre boîte il y a peut être une autre entreprise dans laquelle votre voisin travaille, pour vous rencontrer rien de plus simple ; il existe en Belgique un site Carpoolplaza qui permet de recenser les disponibilités.

Pour nos voisins français il existe des solutions départementales et nationale (http://www.covoiturage.fr/) .

Il n’y a vraiment aucune excuse aujourd’hui, en dehors de l’égoïsme, pour ne plus covoiturer.

Des fêtes plus vertes qu’il n’y paraît ?

En cette période de fête, on a parfois des remords à voir toutes ces jolies illuminations et autres gaspillages énergétiques pour le plaisir des yeux. On se demande si cette période n’est pas un gouffre énergivore dans nos sociétés occidentales…

Et bien vous pouvez vous rassurer un peu, c’est sûr que la consommation augmente pour ce qui est des illuminations etc, mais globalement, la consommation électrique belge n’est pas affectée car cette augmentation est compensée par le ralentissement de l’activité industrielle lié aux fêtes de fin d’année.

Le porte parole de la VREG explique donc qu’aucun impact significatif n’est observé, sauf peut-être en ce qui concerne les chauffages électriques dans les résidences secondaires.

La question après, c’est de savoir si on s’en moque parce que ça ne change rien à la moyenne, ou de se dire qu’on peut diminuer la consommation par rapport à d’habitude… Je vous laisse seuls juges !

Je terminerai en vous parlant de la polémique née de « l’action » de Noël de Brussels Airlines, qui offre des voyages gratuits pour 3 destinations pour le réveillon de la Saint Sylvestre… Certains y voient là un crime écologique, d’autres un moyen de faire de la pub en comblant des places vides… Et vous ?

L’ironie dans tout ça, c’est que parmi les trois destinations, on retrouve Copenhague ! Elle est pas belle la vie ?

Le top vert des grandes villes européennes

C’est un classement réalisé par le groupe Siemens, dans le but « d’évaluer leur engagement à réduire leur impact sur l’environnement via la mise en œuvre d’initiatives à long terme et la définition d’objectifs ».

Sans surprise, ce sont les villes scandinaves qui squattent le podium, Copenhague en tête (faut-il y voir un espoir pour les négociations qui s’y tiennent en ce moment ?), suivie par Stockholm et Oslo. Bruxelles fait figure de bonne élève vu qu’elle se classe 9ème, juste devant Paris. Bruxelles doit cette place à sa bonne politique environnementale et à sa faible consommation en eau (faible consommation des bruxellois et peu de fuites dans le réseau de distribution). Bruxelles pèche par contre par sa consommation par habitant, la faute aux bâtiments résidentiels, plus énergivores qu’ailleurs, pas la peine donc de jeter la pierre aux immeubles de bureaux… Par contre, peut-être aurait-on du favoriser plus l’isolation que l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, enfin, je dis ça comme ça !

Paris présente les mêmes qualité que Bruxelles, elle partage également son défaut et y ajoute de fortes émissions dues au transport dans la capitale française !

Top 30 Vert européen de Siemens Lire la suite

Le mondial le plus polluant de l’histoire ?

C’est un point qui a peut-être été négligé lors de la sélection du pays accueillant le mondial de football 2010, il s’agit de la pollution liée à l’événement.

Qu’est-ce qui fera de ce mondial un mondial plus polluant que les autres ? Les infrastructures à construire ? Non, il s’agira en grande partie du déplacement des supporters. Le déplacement vers le pays d’accueil, tout d’abord, l’Afrique du Sud étant à l’extrême sud de l’Afrique (waw, ça porte bien son nom en fait comme pays ;-) ) on estime que les 400 000 supporters parcourront 7,1 millions de kilomètres en avion. Ensuite, les déplacements entre les villes assez éloignées les unes des autres, participeront aussi à faire grimper la note.

On estime donc à 2,75 millions de tonnes de CO2 les émissions liées au premier mondial sur le sol africain, soit 9 fois plus que le mondial en Allemagne. Pour comparer cela avec une manifestation plus récente, les JOs de Pékin en 2008 ont émis 1,18 millions de tonnes de CO2.

Je trouve cela assez ironique, le premier mondial organisé sur le continent (habité) le moins polluant sera peut-être le plus polluant de l’histoire…

On en a parlé dans LaLibre.

Le belge et l’environnement : petit état des lieux

Le CRIOC vient de sortir son baromètre de la prévention des déchets, l’occasion pour nous de faire un petit bilan sur la situation belge et plus particulièrement la situation wallonne.

Tout d’abord, l’enquête révèle que l’environnement se place à la dixième position dans le classement des préoccupations des wallons. Le classement étant remporté par le chômage, suivi par l’éclatement de la Belgique. Une dixième position, comment qualifier cela ? Pour ma part, je trouve que ce n’est pas si mal, mais c’est sûrement trop peu étant donné la situation actuelle.

Par contre, certaines actions semblent privilégiées par le wallon : acheter des produits moins emballés et utiliser des sacs de course réutilisables (d’un autre côté, on a de moins en moins de sacs jetables dans les supermarchés, ce qui force un peu la main de certains…). Par contre, le wallon consomme encore trop d’eau en bouteille en plastique (75%), alors que 79% d’entre nous sont d’accord pour dire que l’eau du robinet est d’aussi bonne qualité.

Sur les habitudes difficiles à changer, on notera que l’on a difficile à se défaire des appareils utilisant des piles, à se passer des insecticide ou à éradiquer les déchets dangereux de nos poubelles (15% avouent jeter ce type de produits parfois et 16% souvent).

Enfin, le belge (on parle bien de tous les belges cette fois-ci) produit en moyenne 490 kg de déchets par an, c’est mieux que la moyenne européenne de 522 kg par tête de pipe mais si on regarde uniquement notre pays, c’est un chiffre constamment en hausse. Cette hausse est estimée à 15% sur la période 1995-2010 selon l’agence européenne pour l’environnement.

Je terminerai en vous disant que 67% des wallons déclarent faire un effort pour l’environnement… Et vous ? Que faites vous pour l’environnement ? N’hésitez pas à partager vos petits « trucs » au quotidien ;-)

Le charbonnage tue toujours en Chine

Aujourd’hui, je voudrais vous parler un peu d’un problème chinois, indirectement lié à l’énergie. Il s’agit de la mortalité dans les mines de charbon chinoises.

On le sait, la Chine est une grande consommatrice d’énergie (on ne va pas leur jeter la pierre, c’est logique vu la taille de la population), plus particulièrement de charbon (là c’est à vous de voir si on peut critiquer ce choix) et doit donc trouver un moyen de s’approvisionnement en énormes quantités de charbon.

La Chine possède donc beaucoup de mines. Le problème, c’est la vétusté de ses sites miniers. Alors pourquoi je vous dit tout ça ? Et bien parce que je trouve que ce problème est trop méconnu chez nous. Pourquoi aujourd’hui ? Parce que je réagis à cet article de LaLibre, paru le 22 novembre (oui, j’ai un léger décalage ;-) ). On nous annonce la mort de 87 ouvriers en Chine, limite un petit drame… C’est un peu mesquin de mettre en avant 87 morts (même si pour les proches c’est un réel drame) alors qu’on estime que plus de 6000 ouvriers chinois perdent la vie dans les mines chaque année. Je dis bien estimation car les chiffres officiels font état de 3215 mort l’an dernier.

On peut donc dire qu’on considère comme exacts et réels les chiffres officiels, cela fait tout de même déjà quasi 9 morts par jour. En gros, ce qu’on nous présente est certes une catastrophe, mais représente seulement 10 jours classiques dans le charbonnage chinois. Personnellement, j’ai du mal à m’imaginer ces chiffres !

Et surtout me dire que ça n’a pas l’air d’être parti pour changer, on dirait que finalement, pour eux, c’est quoi 3215 chinois ramené à la population totale ?

CO2, nouvelle vache à lait de nos gouvernements?

Si vous avez suivi l’actualité ce W-E vous n’aurez sans doute pas manqué cette nouvelle idée émise par le gouvernement néerlandais et reprise en chœur par notre Schouppe national, qui vise à introduire une taxe sur les véhicules en fonction du km parcouru.

Derrière cette idée on vient bien entendu vous présenter l’argument écologique qui doit immanquablement titiller positivement votre conscience, d’autant que cette taxe est sensée remplacer toutes les autres y compris la TVA sur l’achat d’un véhicule.

Pour ce point je suis sans conteste très emballé cela permettra de rajeunir considérablement le parc automobile et partant de là réduire la pollution engendrée.

Néanmoins je suis à nouveau consterné de voir qu’on ne vise la diminution du CO2 qu’à travers une série de mesure coercitive alors que par ailleurs rien n’est fait pour favoriser les autres déplacements, que du contraire.

Ajoutons-y que cette nouvelle taxe sera plus difficilement supportable pour les petits revenus que pour les gros, comme vous le verrez à la fin de l’article.

Et pendant ce temps on continue à ignorer les investissements dans les transports publics, jetez donc un oeil sur ce Nessi bruxellois qu’est le RER.

On en parle chaque année ou presque mais finalement le verra-t-on un jour ?
Et si oui avec quelle efficacité ?

Car attention alors qu’en France le RER fonctionne très bien en Belgique on risque d’avoir avec un gros machin totalement inutile ou presque.

Pourquoi ? Tout simplement parce que 4 différents niveaux de pouvoir se disputent le bébé … De Lijn, la STIB, les TEC et la SNCB.

Passons à autre chose… Alors qu’il y a une vingtaine d’année il était encore possible pour les citadins de faire leurs achats au centre ville voilà qu’aujourd’hui dans pratiquement toutes les villes on vous érige des complexes commerciaux impossibles à atteindre sans voiture, même constat avec l’artisanat et la petite industrie, tout est décentralisé.

Et ne parlons pas des bureaux de poste, circulez y a plus rien à voir.

Alors la taxation au km bonne idée ?

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