Article original : Photovoltaïque en wallonie en 2014 : lancement de Qualiwatt au 1er janvier.
Annoncé il y a déjà plusieurs mois, les négociations ont trainé et le secteur commençait à s’impatienter… En effet, en octobre, premier mois au delà du délai de 6 mois octroyé pour installer les derniers contrats signés avant fin mars 2013, les installateurs ont vu le nombre d’installations chuter de manière vertigineuse.
Les grandes lignes de ce nouveau plan ? Un remboursement de l’installation en 8 ans, un label de qualité, une obligation de travailler avec des panneaux assemblés en Europe et un rendement sur 20 ans de 5% grâce au compteur qui tourne toujours à l’envers !
Ce qui me plaît dans ce plan ? Un soutien équilibré axé sur la qualité et surtout : un soutien sur les trois premiers kWc installés, ce qui va calmer la course au surdimensionnement pour augmenter le rendement économique.
Quand ? Dès le premier janvier pour la signature du contrat et pour une installation contrôlée au plus tôt en mars 2014. Entretemps ceux qui préfèrent garder le système transitoire des certificats verts (en connaissant le doute qui plane toujours sur le marché des CVs) peuvent signer un contrat et verser un acompte avant mars 2014 pour une installation sous l’ancien régime transitoire endéans les 6 mois.
Etant donné que le nombre d’installations soutenues sera apparemment limité à 12 000, il ne faudra pas traîner pour ceux qui sont tentés par l’aventure photovoltaïque !
Bref, on va suivre cela de près pour vous !
]]>Article original : [Dossier] Tout savoir sur l’éclairage économique.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel théorique s’impose :
Comment mesure-t-on l’intensité lumineuse ? En candela
Comment mesure-t-on le flux lumineux ? En lumen, c’est le produit de l’intensité lumineuse et de l’angle solide en stéradian. On ne va pas rentrer trop dans les détails techniques mais il s’agit là du produit de l’intensité et de l’angle de diffusion de la lumière.
Dès lors, une ampoule peut présenter un flux lumineux identique et être beaucoup plus directionnelle, c’est le cas d’une lampe de poche par exemple. C’est cette unité qui est utilisée le plus souvent pour comparer les ampoules entre elles.
Qu’est-ce que l’indice de rendu de couleur ? Le pourcentage du spectre lumineux total rendu par l’ampoule. Certaines ampoules ne rendent pas la totalité du spectre de couleurs et on perd donc certaines nuances, cela explique par exemple pourquoi on préfère toujours essayer des vêtements à la lumière du jour avant de les porter, afin de s’assurer qu’on aura pas de mauvaises surprises. Un exemple plus parlant d’ampoules qui ont un très mauvais rendu des couleurs, ce sont les ampoules des autoroutes en Belgique, très performantes en termes d’énergie consommée pour le flux lumineux donné mais il est très difficile sous ces ampoules de déterminer la couleur exacte d’un véhicule.
Enfin qu’est-ce que l’éclairement lumineux ? Il s’agit du flux lumineux par unité de surface soit des Lux = Lumen/Surface qui ne sera pas détaillée ici mais cela tient donc compte de la surface que vous souhaitez éclairer.
Passons maintenant aux choses sérieuses, sur quels éléments se baser lors de l’achat d’une ampoule de substitution ?
Il y a cinq facteurs à observer lors du choix d’une ampoule :
– La forme : évidemment il vous faudra choisir une ampoule dont le culot est identique au vôtre et également une forme qui est identique à celle de l’ancienne ampoule ou du moins convient à votre luminaire. Ce n’est pas un facteur déterminant mais certaines technologies ne proposent pas toutes les formes et donc parfois vous serez limités dans vos choix.
– La température de couleur : on parle de température de couleur pour la lumière pour indiquer la coloration de celle-ci, les températures chaudes sont caractéristiques d’une lumière à reflets jaunes alors que les températures froides sont des lumières bleutées que l’on retrouvait avant dans les premières LEDs. Attention, l’échelle est inversée par rapport à la chaleur car ici plus la température est élevée, plus les couleurs sont froides et inversément.. Les lampes à incandescence sont considérées entre 2400 à 2700 K. Le but des constructeurs était donc d’arriver à produire des lampes de substitution avec cette température de couleur à laquelle nous sommes accoutumés. A l’heure actuelle, ce ne sera pas un facteur déterminant dans le choix d’une ampoule car tous les constructeurs visent cette plage de température. Toute la gamme d’ampoule Philips par exemple possède une température de 2700K. Il faut donc uniquement se méfier à quelques ampoules de première génération mais également de certains constructeur qui proposent des ampoules à 4000 K plus froides (bleutées) qui sont appréciées dans les pays plus au sud pour leur impression de fraîcheur.
– Indice de rendu de couleur : les ampoules à incandescence possédaient un IRC de 100%, néanmoins cette valeur n’est pas nécessaire dans toutes les activités et n’est requise que pour des activités comme le graphisme par exemple. Un IRC de 80% est largement suffisant pour vos activités domestiques, à part p-e lorsque vous choisissez vos vêtements ;-). Là encore beaucoup d’ampoules proposent un IRC suffisant, ce ne sera pas non plus le facteur déterminant.
– Le flux lumineux : Il s’agit là du facteur le plus déterminant ! En effet, le but est d’obtenir un flux lumineux équivalent à votre précédente ampoule. Typiquement pour une ampoule à incandescence de 60W, le flux lumineux est de 600 lumens car il y a un facteur d’environ 10 lumens par watt pour une ampoule à incandescence. Il faut donc chercher une ampoule qui émet au moins 600 lumens pour une consommation la plus faible possible. On renseigne donc souvent sur les packagings «l’équivalent incandescence».Attention néanmoins, il se peut que l’information donnée sur le packaging soit erronnée. En effet, il existe actuellement des standards mais aucun contrôle systématique. Les contrôles sont effectués suite à des plaintes introduites par les concurrents, le régulateur espère donc que les concurrents se surveillent mutuellement.
– Le label énergétique :
On trouve maintenant sur les emballages la classe énergétique des ampoules. Progressivement les ampoules de classe les plus basses disparaissent pour laisser place aux nouvelles classes A+ et A++ introduites en 2013. Attention les classes sont parfois des obligations, une ampoule matte par exemple doit être au minimum de classe A.
On souhaitait avoir l’avis de Philips sur la disparition des ampoules à incandescence car en juillet 2009 nous parlions notamment de propositions novatrices comme les « Philips Lightning’s Halogena Energy Savers », la recherche sur les ampoules à incandescence était donc toujours d’actualité. Voici leur avis :
Philips soutient bien sûr l’obligation de réduction des consommations mais certaines solutions sur l’halogène sont encore intéressantes, surtout pour des applications spécifiques d’autant que les dernière générations d’halogène (Ecohalo de Philips) réduisent la consommation jusqu’à 30%. Ces ampoules ont certains avantages : démarrage instantané, meilleur rendu de couler et dimmables (les CFL ne sont pas dimmables par exemple). Toutes les ampoules spéciales sont exclues de la législation, on parle des ampoules de hotte, frigo etc. et donc il reste intéressant de développer des ampoules moins énergivores pour ces applications.
Passons maintenant à une question fondamentale, quelles sont les différences majeures entre les deux technologies basse consommation : LED et CFL ?
Premièrement, il faut savoir que ces deux technologies sont à peu près équivalentes sur l’économie d’énergie. Le LED présente néanmoins certains avantages : démarrage instantané, durée de vie plus longue, pas d’émission de radiations (UVs et infrarouges) donc pas de chaleur radiative, pas de problème de champ magnétique (même s’ils sont considérés comme non nocifs), résistance aux chocs et aux vibrations, pas de mercure, un nombre d’allumages/extinctions plus élevé. Vous l’aurez compris, avec tous ces avantages, la technologie LED est destinée à dominer le marché par rapport aux CFLs tout en offrant plus de libertés au niveau du design ! Les perspectives indiquent une part de marché de 75% en 2020.
A propos des risques pour la santé dont sont parfois accusées les CFL, évoqués juste avant, voici ce qu’une étude scientifique a conclu :
Ils concernent une exposition à une distance de moins de 20cm, pour des personnes sensibles, risque très limité donc.
On va maintenant s’intéresser aux performances des ampoules LEDs :
– La température de couleur : comme dit précédemment, on arrive maintenant à avoir une température de couleur de 2700K, similaire à l’ampoule à incandescence. Cela peut toutefois être réalisé de deux manières différentes. Soit on utilise une combinaison de LEDs RGB (rouge, vert bleu) pour obtenir la lumière souhaitée, soit on utilise une LED bleue recouverte d’une couche de phosphore. C’est la qualité de la couche de phosphore qui détermine la qualité de la LED, c’est cette solution qui est retenue par Philips pour toutes les ampoules LEDs blanches. Les ampoules à couleur variables sont elles bien entendu une combinaisons de RGB.
– Indice de rendu de couleur : l’IRC des LEDs actuelles est de 80, les LEDs qui seront prochainement sur le marché possèderont un IRC de 85, il reste donc une marge de progression même si comme dit précédemment, ce n’est pas requis par tous les types d’activités.
– Le flux lumineux : un petit «truc» pour savoir si votre LED rendra bien le flux indiqué sur l’emballage, c’est de considérer la performance des LEDs comme entre 50 et 65 lumens par watt, déperdition de l’optique protégeant la LED comprises. Pour une ampoule à incandescence, on était plutôt à 10 lumens par watt. Vous l’aurez donc compris, vous allez pouvoir réduire la consommation par un facteur de 5 à 6,5 en passant d’une ampoule à incandescence vers une LED. Méfiez-vous donc, une ampoule de 6 watts LED ne pourra probablement pas vous offrir le même flux lumineux qu’une ampoule à incandescence de 60 watts dans l’état actuel de la technologie ! Au début des LEDs, certains fabricants trompaient le client en affichant la performance de la LED, sans tenir compte de l’optique autour, sur la LED seule, on peut obtenir un flux jusqu’à environ 100 lumen par watt dans les tests en laboratoire. Pour vous aider à vous repérer, voici un tableau fourni par Philips :
Comme on sait que cela compte pour certains, nous avons demandé où sont fabriquées les ampoules Philips ?
Philips possède des usines un peu partout dans le monde, en Europe et en Asie, les ampoules vendues chez nous viennent principalement de Pologne ou de Chine.
Nous sommes un blog sur l’énergie, mais on s’intéresse beaucoup aux nouvelles technologies. On a remarqué que sur internet, on parle beaucoup des ampoules Hue, encore méconnue par chez nous car absente en magasin, vendues principalement en ligne. Est-ce que ce type de produit rencontre un grand succès ? Pensez-vous que ce type d’éclairage connecté va se généraliser, se démocratiser ?
Le marché des ampoules passe de simples produits à une solution complète. Ce type d’éclairage présente plusieurs avantages : changement de couleur, utilisation à distance, timers, dimmables. On pourrait donc imaginer programmer un réveil en douceur via l’éclairage comme le font les wake-ups light.
Voilà, c’était tout ce qu’on voulait vous communiquer pour les ampoules économiques, comme d’habitude on attend vos commentaires/suggestions/questions sur notre article afin de faire évoluer celui-ci et on vous laisse également découvrir une petite vidéo sur les ampoules Philips.
]]>Article original : Dossier : La différence entre l’isolation et l’inertie thermique.
L’isolation d’une paroi, c’est la résistance qu’oppose une paroi à un flux de chaleur qui tente de la traverser. Ce flux de chaleur est provoqué par un déséquilibre des températures de chaque côté de la paroi. Concrètement, l’isolation est la résistance thermique, l’inverse de la conductivité thermique.
L’inertie thermique d’une paroi, c’est la capacité d’une paroi à emmagasiner de l’énergie et donc à la rendre sur temps plus grand.
Une paroi en pierre par exemple, a une très grande inertie thermique mais une très faible résistance thermique. Il est donc faux de croire qu’un mur épais de 60 cm de pierre va bien isoler votre habitation. 1.5 cm de laine de roche présente une meilleure isolation qu’un mur de 60 cm de pierre, on a en moyenne une résistance thermique au moins 40 fois plus grande pour la laine minérale ! Un double vitrage haute performances est également plus isolant que ce type de mur.
Si on observe les évolutions de température extérieure sur une journée, où la température augmente lors du lever du soleil et diminue progressivement avec le coucher de celui-ci, l’isolation et l’inertie de l’habitation vont avoir tous les deux des effets différents. L’isolation va atténuer le phénomène de chauffe/refroidissement de l’extérieur tandis que l’inertie va simplement décaler ce moment. Les deux effets ont leur intérêt.
L’isolation permet de garder la chaleur à l’intérieur en hiver mais également de garder la fraîcheur en été en réduisant les échanges à travers les parois opaques. Attention le ças des parois vitrées est particulier car elles laissent pénétrer les rayons du soleil et donc la chaleur transmise par rayonnement. Une maison fortement isolée et vitrée peut se transformer en serre, on en reparlera dans un autre article.
L’inertie va décaler les pics de température (sans atténuation), elle va par exemple permettre à une maison d’accumuler l’énergie solaire en été sans la rendre à l’intérieur de la maison pour ensuite la dissiper lorsque la température extérieure aura baisser, la nuit. C’est pour cette raison que les vieilles bâtisses en pierre sont toujours fraîches en été (et aussi parce qu’elles possèdent parfois peu de parois vitrées.
Voilà, j’espère que ce dossier vous a éclairé sur la différence entre l’isolation et l’inertie thermique !
]]>Article original : Dossier : Quel avenir pour le photovoltaïque en 2013 en Wallonie ?.
Pour les pressés, voici un résumé : les certificats verts risquent de disparaître au profit d’un mécanisme de soutien moins intéressant mais simplifié. Le photovoltaïque restera un investissement rentable mais moins qu’actuellement. Dès lors, n’hésitez pas à vous renseigner avant le 31 mars, notamment en demandant ici votre devis personnalisé gratuit et sans engagement. N’hésitez pas à poser vos questions sur le forum.
Pour ceux qui sont intéressés du pourquoi du comment, voici en détails : L’avenir est incertain pour la fin de l’année uniquement car en effet, jusqu’au 31 mars 2012, vous êtes assurés de recevoir encore des certificats verts selon un système dégressif. La première année, vous recevez 8 certificats verts par MWh produit, ensuite 7 CV la deuxième et la troisième, 6 la quatrième, 5 la cinquième et la sixième, 4 la septième, 3 la huitième et la neuvième pour finir à 2 la dixième et dernière année. Soit en résumé un système 8-7-7-6-5-5-4-3-3-2.
Mais au delà du 31/03/2013, que va-t-il se passer ? Et bien beaucoup aimeraient que la Cwape cesse d’octroyer des certificats verts aux petits producteurs photovoltaïques et opte pour un autre système.
Mais alors, pourquoi ?
1) Le système de certificats verts touchent tous les domaines du renouvelable, pour rappel, il s’agit d’un marché autour de la réduction des émissions de CO2, en bref, un marché du carbone. Les petits producteurs représentent environ 28% des CV sur ce marché, par contre, cela représente plusieurs milliers de producteurs, alors que les 72% restants sont partagés en une centaine d’entreprises, quelques centaines tout au plus. La charge administrative due à ces 28% est donc colossale et disproportionnée.
2) Le photovoltaïque est encore trop rentable, en effet, les subsides sont encore trop élevés et beaucoup pense que la filière continuerait à survivre avec des subsides moins importants.
3) Le marché du photovoltaïque est toujours au plus bas, malgré l’augmentation des quotas !
4) Le photovoltaïque est au final financé par le consommateur d’électricité qui n’a pas d’installation photovoltaïque car les fournisseurs d’électricité répercutent directement les coûts sur le consommateur.
Tout cela va dans le sens d’un changement du système d’aide à la production photovoltaïque. La conclusion est donc qu’on va probablement également vers une diminution de la rentabilité de l’investissement. Par contre, il restera rentable et l’avantage écologique (surtout en termes d’énergie) restera toujours pour moi un plus donc si vous ne pouvez faire l’investissement avant le 31 mars 2013, gardez votre idée bien au chaud pour plus tard. Par contre, si vous souhaitez investir, ne traînez plus, demandez par exemple un devis personnalisé gratuit et sans engagement via notre formulaire. Vous serez contacté par plusieurs professionnels du domaine et vous pourrez alors faire votre choix parmi plusieurs offres, cette solution nous permet de rester neutres tout en vous offrant la possibilité de comparer entre plusieurs professionnels du secteur, ce qui reste pour nous la meilleure démarche pour ce type d’investissement.
N’hésitez pas à poser vos questions dans notre forum !
]]>Article original : Dossier : Tout sur le photovoltaïque en Wallonie pour 2012.
Autre nouveauté : La version 2013 de notre dossier photovoltaïque.
Il n’est pas toujours facile de trouver des informations sur l’installation de solaire photovoltaïque en Belgique, c’est pourquoi nous avons décidé de vous proposer un petit dossier regroupant toutes les informations nécessaires il y a de cela bientôt 3 ans. Ce dossier comporte les aides et primes octroyées en Belgique et a connu un grand succès et est toujours très visité aujourd’hui, preuve qu’il existe une demande pour ce genre d’information.
Je voulais donc présenter une version actualisée de ce dossier pour l’année 2012. Au vu des visites et de leur provenance, je décrirai dans ce dossier uniquement les primes octroyées en Région Wallonne, la région celle qui à l’heure actuelle présente le plus gros potentiel de développement en Belgique.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vais tenter de rappeler l’intérêt du photovoltaïque aujourd’hui pour le particulier :
– Tout d’abord, pour le geste écologique
– Ensuite, pour la rentabilité économique (grâce aux certificats verts qui soutiennent la production verte)
Pour ces deux raisons, il faut envisager l’investissement dans le photovoltaïque sans pour autant négliger les autres solutions comme les réductions de consommation de chauffage par l’isolation ou un système de production différent.
Afin d’être sûr qu’on se comprend bien, voici quelques notions techniques importantes à connaître :
– Quel type de panneau choisir ? Généralement, outre quelques panneaux à composition exotique, on rencontre trois types de panneaux, tous à base de silicium. Le mono-cristallin, le polycristallin et le silicium amorphe. Cela dépend vraiment des obstacles à l’ensoleillement de votre toitures. Le silicium mon-cristallin et le polycristallins ne tolère pas d’ombrage ou très difficilement. Pour le cas du mono-cristallin, il s’agit de galettes de silicium mono-cristallin branchées en séries, si une galette n’est pas exposée et ne produit pas, cela va handicaper la production de tout le panneau, voire de toute la rangée de panneaux. Alors pourquoi ne pas installer de l’amorphe partout me direz vous, il est en plus moins cher ! Parce que pour une même surface, sans obstacle, l’amorphe produira en moyenne 2 fois moins que les autres, pour des installations particulière, où la surface est limitée, on préférera donc maximiser la production. Pour la petite anecdote, on reconnaît facilement les trois types de silicium, le monocristallin est constitué de carrés dont on aurait « cassé » les coins (les galettes dont je parlais avant), le polycristallin présente des cristaux à orientations différentes et donc des reflets différents et enfin le silicium amorphe est une surface qui semble uniforme et assez sombre. Les rendements vont de 9% pour l’amorphe à 15% pour le monocristallin. Généralement les panneaux sont garantis 25 ans à 80% de leur rendement. Enfin je terminerai en disant que l’origine du panneau à l’heure actuelle est un sujet discuté et controversé car le silicium vient en très grande majorité de Chine. Les panneaux européens sont des panneaux assemblés en Europe mais dont les composants viennent bien souvent de Chine et d’autres pays d’Asie. Il n’y a pas (à ma connaissance) à proprement parlé de panneaux 100% européens.
– Qu’est-ce qu’un kilowatt-crête ou kilowatt-pic ? Vous pouvez tout d’abord consulter notre dossier ici la notion de puissance (kW) et d’énergie (kWh) essentielles pour appréhender des problème liés à la consommation énergétique, je vais maintenant tenter d’expliquer ce qu’est un kilowatt-crête, noté kWc. Commençons par le plus simple, 1 kWc = 1000 Wc, jusque là, tout le monde suit. C’est en fait une unité pour mesurer l’efficacité d’un panneau solaire lorsqu’il reçoit un rayonnement d’une puissance de 1000W/m2, à une température de 25°C. Donc notre installation a une puissance de 2 kWc, cela signifie qu’on délivrera une puissance de 2 kW si l’ensoleillement est de 1000W/m2 et la température de 25°C, quelle que soit la surface de panneaux dont nous disposons ! Pourquoi spécifier la température ? Car la production des panneaux photovoltaïques est influencée par la température. Si elle augmente, le rendement et la production diminuent. Le jour le plus ensoleillé de l’été ne sera donc pas forcément le plus productif car s’il fait également très chaud ce jour là, le rendement sera plus bas. C’est pour cette raison qu’on laisse un espace d’environ 7-9 cm entre la toiture et le panneau photovoltaïque, de manière à laisser circuler l’air sous le panneau pour refroidir celui-ci. Comme dit plus haut, cette puissance est définie qu’elle que soit la surface installée. Il y a des panneaux avec une production plus dense que d’autres. Par exemple, pour du panneau de silicium mono-cristallin, on aura besoin d’environ 8 mètres carrés de panneaux pour une puissance d’1 kWc alors qu’il en faudra environ 16 mètres carrés pour avoir la même puissance en silicium amorphe.
– Qu’est-ce qu’un certificat vert ? Un certificat vert est une aide aux énergies renouvelables. Pour chaque MWh produit, vous recevez un certain nombre de certificats verts que vous pouvez revendre sur le marché des certificats verts. Les entreprises émettrices de CO2 sont obligées d’en présenter un certain nombre au régulateur (sous peine d’amende) et il y a donc un marché de l’offre et la demande. On reviendra plus tard sur les CVs car leur réglementation régionale est amenée à évoluer au fil du temps (le calendrier wallon est fixé jusque 2013).
– Comment dimensionner une installation ? Si vous le faites pour la planète, il faut recouvrir le maximum de surface de sa toiture en ayant bien sûr laissé une place pour des panneaux solaires thermiques ;-). Plus généralement, on dimensionne par rapport à sa consommation car en tant que particulier, vous pouvez diminuer votre facture de consommation d’électricité, par contre vous ne pourrez pas revendre votre surplus de production, l’électricité est à ce moment là offerte à votre fournisseur d’énergie ! Illogique ? Pas vraiment car lorsqu’il diminue votre facture, c’est comme s’il vous rachetait ce que vous produisez la journée au prix final, soit environ 18 c€ alors qu’il pourrait vous vendre à ce prix là et racheter votre production à 8 c€ par exemple. Pourquoi je parle de vente et d’achat ? Car vous ne consommez que très rarement ce que vous produisez. En effet, vous allez produire en journée et consommer majoritairement le soir, le réseau joue donc le rôle de tampon, vous injectez de l’électricité en journée et en consommez le soir.
– Quelle est la production annuelle d’un panneau solaire ? On considère qu’en Belgique une bonne estimation (pas trop optimiste donc) de la production serait de 850 kWh/kWc/an. Tout cela n’est pas gravé dans le marbre, ce sont des statistiques, chaque installation est un cas particulier, dépendant de l’orientation de votre toit, de l’inclinaison, des ombrages temporaires, etc. La base pour la comparaison de plusieurs offres doit donc toujours se faire sur la puissance installée en Wc car la différence de production de plusieurs offres vient uniquement des hypothèses faites par l’installateur, optimiste ou pessimiste, il ne vous garantira jamais la production ! Afin d’avoir une idée de ce que représentent 850kWh/an, un ménage moyen belge consomme entre 3000 et 6000 kWh/an.
Maintenant qu’on a bien révisé nos bases techniques, passons à la partie économique :
Les primes :
– Régionales : Plus aucune prime depuis un petit temps déjà, ce qui n’a pas empêché le marché de se développer, preuve qu’il était assez mûr pour s’en passer.
– Fédérales : Plus aucune non plus depuis le début de cette année. Le marché a l’air de bien s’en sortir car l’investissement est toujours rentabilisé sur une courte période (entre 4 et 7 ans)
– Communale : Certaines communes octroient toujours des primes mais cela devient rare. Certaines ont préféré opter pour l’organisation de groupement d’achat ou de groupement de revente des certificats verts. Renseignez-vous auprès de votre commune, vous n’avez rien à y perdre ;-).
Les certificats verts :
– En Région Wallonne, le gouvernement oblige le gestionnaire de réseau à vous racheter votre certificat à un prix plancher de 65€ dans le cas où le prix du marché venait à s’effondrer, chose qu’il a fait en janvier de cette année. Ne vous inquiétez pas, la Région Wallonne a pris des mesures et le marché est en train de se redresser.
– Combien de certificats vers ? Ce point là évolue sans arrêt, voici les système prévus actuellement : Depuis le premier avril jusqu’au 31 août 2012, un nouveau système dégressif a été mis en place. La première année vous recevrez 10 CV/MWh produit, la seconde année 9 CV et ainsi de suite (sauf pour la 6ème année sans réduction) pour terminer par 2CV par MWh la dernière année. On reçoit donc progressivement 10-9-8-7-6-6-5-4-3-2 CV par MWh par an. Ce système changera au premier septembre 2012 et jusqu’au 31 mars 2013. Le système dégressif sera adapté pour commencer à 8CV par MWh la première année, 7 pour la deuxième et troisième année, 6 pour la quatrième, 5 pour la cinquième et la sixième, 4 pour la septième, 3 pour la huitième et la neuvième pour terminer par 2 la dixième année. On reçoit donc progressivement 8-7-7-6-5-5-4-3-3-2. Au delà du 31 mars 2013, on ne sait pas encore quel système sera d’application.
– Validité des CV ? Ils sont valables 5 ans donc comme pour le moment le marché est bas, vous pouvez choisir d’attendre.
Maintenant, comme dans l’ancien article, une petite simulation s’impose avec des chiffres qui se veulent généraux, à adapter à votre situation, en tenant compte de la législation en vigueur jusque septembre 2012 :
Je consomme 4250 kWh/an, ce qui est déjà pas mal, on va donc dimensionner mon installation pour égaler cette consommation. Si on prend la moyenne de 850KWh/kWc/an, il me faudra exactement 5 kWc installés (chouette, ça tombe rond, comme par magie). Cette installation me coûtera environ 15 500€ HTVA, soit environ 16 500€ avec la TVA à 6% pour les bâtiments de plus de 5 ans.
La première année, je vais donc gagner 4.250 * 10 CV soit 42.5 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 3527.5 € en prenant le CV à 65€ soit son prix plancher.
Il me restera alors à rembourser environ 13 000€.
La seconde année, je vais donc gagner 4.250 * 9CV soit 38.25 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 3251.25 €, soit encore 9750€ à rembourser.
La troisième année, je vais donc gagner 4.250 * 8CV soit 34 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 2975 €, soit encore 6750€ à rembourser.
La quatrième année, je vais donc gagner 4.250 * 7CV soit 29.75 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 2698.75 €, soit encore 4050€ à rembourser.
La cinquième année, je vais donc gagner 4.250 * 6CV soit 25.5 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 2422.5 €, soit encore 1650€ à rembourser.
La sixième année, je vais donc gagner 4.250 * 6CV soit 25.5 CV plus 4250 * 18c€ sur ma facture d’électricité soit 2422.5 €, soit un gain d’environ 800€.
Mon installation est donc remboursée après un peu plus de 5 ans et demi, il me reste alors des certificats vers pendant un peu plus de 4 ans et de l’électricité gratuite pendant 19 ans !
Attention, je n’ai pas pris en compte dans ce rapide calcul la décroissance de production du panneau mais je n’ai pas non plus fait varier le prix de l’électricité qui va probablement augmenter sur cette période. L’un dans l’autre, ce calcul grossier nous donne une bonne approximation !
Voilà, j’espère que ce dossier aura autant de succès que le précédent qui a tout de même été vu plus de 40 000 fois, merci à vous pour votre fidélité au blog !
N’hésitez pas à faire vos remarques et posez vos questions, pour cela, on vous conseille plutôt le forum que les commentaires, mais on vous répondra sur les deux ;-).
Envie d’avoir une idée plus précise pour votre projet photovoltaïque ? Nous vous proposons de laisser vos coordonnées à travers d’un formulaire sur cette page ainsi plusieurs professionnels prendront contact avec vous et vous ferons des devis personnalisés que vous pourrez comparer entre eux afin de choisir la meilleure offre, tout cela sans engagement bien sûr !
]]>Article original : La fin des primes fédérales pour les voitures propres.
Concrètement, si vous avez acheté une voiture et avez peur de ne pas être livré en 2011, deux cas de figure pour avoir les 15% :
Pour les voitures commandées avant le 28 novembre 2011, mais non livrées avant le 31 décembre 2011, la réduction sur facture peut encore être demandée sur base des deux conditions suivantes:
– qu’une facture d’acompte d’un montant au moins égal au double de la réduction sur facture ait été délivrée
– qu’un bon de commande ait été introduit auprès de l’administration avant le 15/12/2011.
Article original : [Dossier] L’avenir des certificats verts pour le photovoltaïque en Wallonie.
A l’heure actuelle et pour toute commande (avec acompte de 20% ou octroi d’un prêt vert équivalent à 50% de l’installation) passée avant le 30 novembre 2011, vous bénéficierez de l’octroi de 7CV par MWh produit et ce pendant 15 ans pour les 5 premiers kWc installés. Si votre installation fait plus de 5kWc installés, les 5kWc suivants vous donneront droit à 5CV par MWh produit.
A partir du premier décembre 2011 et jusqu’au 31 mars 2012, vous recevrez toujours le même nombre de CV mais ceux ci ne seront plus distribués que pendant 10 ans !
Du premier avril jusqu’au 31 août 2012, un nouveau système dégressif sera mis en place. La première année vous recevrez 10 CV/MWh produit, la seconde année 9 CV et ainsi de suite (sauf pour la 6ème année sans réduction) pour terminer par 2CV par MWh la dernière année. On reçoit donc progressivement 10-9-8-7-6-6-5-4-3-2 CV par MWh par an.
Enfin du premier septembre 2012 au 31 mars 2013, le système dégressif sera adapté pour commencer à 8CV par MWh la première année, 7 pour la deuxième et troisième année, 6 pour la quatrième, 5 pour la cinquième et la sixième, 4 pour la septième, 3 pour la huitième et la neuvième pour terminer par 2 la dixième année. On reçoit donc progressivement 8-7-7-6-5-5-4-3-3-2.
Prenons une installation en exemple. Admettons que l’installation fasse 4kWc, à prix de l’électricité égale, seuls les CV feront la différence de gain. Pour une telle installation, disons que nous allons produire 3.4 MWh/an, quels sont les revenus de chaque système ?
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Ils justifient que cette mise en place n’aura aucune influence car les prix de vente de panneaux PV vont diminuer… La diminution a intérêt à être rapide pour suivre la diminution des certificats verts ;-).
En conclusion, vous l’aurez compris, ne traînez pas si vous êtes décidé à installer des panneaux photovoltaïques sur votre toit !
Enfin, j’ajouterai que cela ne remet pas en cause l’avance de 40 certificats verts pour ne pas devoir débourser une grosse somme au moment de l’installation. Les 40% de prime fédérale sont également toujours en place !
]]>Article original : Le certificat PEB, quésaco ?.
En réalité, ce certificat répond à une demande de l’Europe, qui oblige chaque pays européen à mettre en place une classification énergétique des bâtiments.
Qui est touché par cette directive européenne ? Dans un premier temps, uniquement les bâtiments résidentiels, les autres secteurs devraient suivre dans les années à venir. En Belgique, comme on fait toujours les choses simplement, le gouvernement a décidé de s’en remettre aux régions pour l’application de la directive. Les trois régions ont décidé de créer un certificat PEB, légèrement différent dans chaque région et avec des dates d’entrée en vigueur différentes.
Le certificat PEB est donc une évaluation théorique de la consommation spécifique du bâtiment. Décortiquons cette phrase qui peut sembler obscure après une première lecture
:
-Évaluation théorique : le certificat est réalisé sur base de données relevées et constatées pour des conditions standards. On ne regardera pas la consommation réelle car certains peuvent vivre dans une maison chauffée à 17°C toute l’année quand d’autres préféreront se balader en t-shirt dans une maison à 23°C. En procédant de la sorte, toutes les habitations sont comparées sur la même base et non sur les habitudes des occupants.
-Consommation spécifique : on parle donc de la consommation ramenée au mètre carré habitable. Il est évident qu’une maison bien isolée de 400 mètres carrés habitables risque de consommer plus qu’un appartement très mal isolé de 50 mètres carrés.
Quand a-t-on dès lors besoin d’un certificat PEB ? Et bien pour le moment, en Wallonie, vous avez besoin d’un certificat PEB dès que vous souhaitez vendre un bâtiment résidentiel existant de type maison unifamiliale et ce depuis le 1er janvier 2011. Si vous n’en possédez pas, l’acte notarial de vente est nul et non-avenu et vous êtes passibles d’une amende. A partir du premier juin 2011, vous serez également obligé d’en possédez un pour la location et la vente de tout bâtiment résidentiel (appartement, immeuble, maison,etc…). Seuls les bâtiments de l’horeca et quelques exceptions seront épargnées. Les certificats PEB sont valables 10 ans. Lorsque vous faites construire, un responsable PEB suivra votre chantier et vous remettra un document qui aura valeur de certificat PEB pendant 10 ans.
Quel est l’intérêt d’un tel certificat ? Le résidentiel est une grande partie de la consommation énergétique d’un ménage. Ainsi, les gens achèteront ou loueront un bien en bonne connaissance de cause et cela les incitera je l’espère à se diriger vers des biens moins énergivores ou à réaliser des transformations après l’achat d’un bien. Le certificat aura donc probablement à l’avenir une influence sur le prix d’un bien ou le montant de la location de celui-ci. Cela permet également à chaque pays membre de dresser un bilan de son secteur résidentiel.
Comment obtenir ce certificat ? Vous devez faire appel à un certificateur agréé par la Région Wallonne. Cet article n’est pas sans intérêt car votre dévoué serviteur (;-)) est récemment devenu certificateur PEB pour les bâtiments résidentiels existants. Si vous avez besoin de faire certifier un bien, vous pouvez me contacter en envoyant un mail à certificat@energethique.be en attendant qu’une partie plus développée sur les certificats énergétiques n’apparaissent sur le blog. Comme vous avez du vous en rendre compte, je suis assez concerné par les problèmes énergétiques actuels et c’est avec plaisir que je répondrai à vos questions sur la consommation des bâtiments, comment améliorer l’isolation, faut-il inverstir dans du solaire,… donc n’hésitez pas à me contacter, ne serait-ce que pour un renseignement ! Vos questions permettront également de faire évoluer cet article.
]]>Article original : Demain, c’est aussi la rentrée pour l’écologie !.
Je ne vous parlerai (malheureusement) pas du prix de la bière qui augmente (malheureusement) encore ou d’autres nouveautés du système judiciaires, non non, je vais me concentrer comme d’habitude sur ce qui concerne l’écologie !
Tout d’abord, on vous avait parlé de la fin des ampoules incandescentes programmées par l’Union Européenne, et bien ce premier septembre, nous franchiront une étape de ce programme de bannissement. En effet, après le 1er septembre de cette année, la vente des ampoules à incandescence de 75W sera tout simplement interdite (peut-être pourront-ils brader les derniers stocks…). Il faudra alors se diriger vers les alternatives dites plus vertes qu’on ne présente plus sur le blog ;-).
A noter que la fin des ampoules 60W, les plus courantes, sera pour l’année prochaine, le premier septembre 2011 donc. Il ne restera plus alors qu’à bannir les ampoules 25 et 40W en septembre 2012 pour respecter la décision européenne !
Enfin second changement majeur pour l’écologie belge, ce sont les nouvelles primes éco bonus de la région wallonne pour l’achat d’une voiture peu polluante.
La prime chute considérablement de 1200€ à 600€ par an avec simultanément un abaissement du seuil pour l’obtenir, auparavant fixé à 125grCO2/km, il est maintenant réduit à 99grCO/km. Autant dire que peu de voitures actuellement respectent ce seuil alors que beaucoup permettaient d’obtenir l’ancienne prime !
Budget conséquent, surcharge administrative et délais de payements allongés auront fini d’agacer le gouvernement wallon et ses contribuables ! Bref, la prime devrait devenir beaucoup moins fréquente et cela arrange bien la RW…
Dommage pour l’écologie… J’aurais trouvé plus intéressant de joindre une augmentation de la prime à cette diminution du seuil pour inciter à acheter vert, je ne vois pas l’intérêt de cette double diminution, mis à part comme je l’ai dit, un budget et de la paperasse moindres pour l’administration wallonne !
Le dossier concerné sera mis à jour rapidement.
Sur ce, bonne rentrée verte quand même 
Article original : Dossier : Les éoliennes, un sujet bruyant ?.
Alors réalité ou légende urbaine ?
Pour le vérifier allons sur le site des plus grandes éoliennes du monde situé en France (*) et qui développent une puissance de 3MW chacune.
Avant de répondre à la question passons sur le côté gigantesque de ces machines, et comme une image vaut mieux qu’un long discours je vous laisse apprécier les engins.

Passons aux chiffres, cette éolienne est munie de trois pales de 12T chacune et atteint la hauteur de 140 m, la superficie balayée peut comme vous le voyez contenir un Airbus A380 ; la nacelle perchée à 90 m pèse pas moins de 150 tonnes.
Au pied de ce titan dont le profil aérodynamique a été entièrement repensé et dont la vitesse de rotation a été réduite on ne perçoit pas le moindre bruit de rotation.
Le bruit dégagé par la pale, atteignant une vitesse tangentielle de 300km/h (soit environ 16 RPM), ne dérange absolument pas une conversation tenue au pied de l’éolienne ; un avion commercial croisant à une altitude de 10 000 m est d’avantage perceptible.
Il faut quand même avouer que les éoliennes étant situées sur des sites venteux le souffle du vent vient occulter le bruit de rotation des pales.
Donc une éolienne peut être faire du bruit mais le bruit du vent qui dès 3 m/s meut les pales vient couvrir celui des pales.
D’ailleurs une étude menée par The Wind Power montre que même les vieilles versions d’éoliennes sont moins bruyantes qu’une maison calme.
En conclusion dire qu’une éolienne n’émet aucun son est une exagération tout comme prétendre qu’elles sont assourdissantes.
Le niveau développé est très très faible (45dB) et peu dérangeant comparé au bruit du vent lui même.
Lors de l’implantation d’un nouveau parc il est d’ailleurs tenu compte de ces données, une étude acoustique étant menée selon la norme internationale IEC 61400-11 (règlementation en région wallonne).
Et quid des infra-sons ?
Les infra sons sont des bruits imperceptibles à l’oreille humaine émis dans la bande de fréquence inférieure à 20Hz.
Tout d’abord sachez que nous sommes entourés d’infra-son que par définition nous n’entendons pas et qu’ils ont été étudiés depuis très longtemps.
Les conclusions de ces études démontrent leur innocuité.
[…]aux intensités auxquelles on les retrouve dans les sites industriels les plus bruyants, les infrasons n’ont aucun impact pathologique prouvé sur l’homme[…]
Et les opposants continuent : et les effets stroboscopiques ? et les effets électromagnétiques ? et le danger des flash (savez les lumières situées à la pointe de la nacelle)?
Vous trouverez toutes ces réponses sur le site Eolien.be.
Dans un prochain article nous traiterons des risques pour la faune qui n’est malheureusement pas une légende urbaine.
Via DDMagazine
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