Les terres avoisinant le site de Tchernobyl sont-elles cultivables ?

Les terres avoisinant le site de Tchernobyl sont-elles cultivables ? Des chercheurs slovaques et ukrainiens se sont penchés sur la question

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69105.htm

La centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé en avril 1986, laissant s’échapper un nuage de particules radioactives et contaminant ainsi l’air et les sols environnants. En dépit de cette catastrophe de grande ampleur, des plantes continuent de prospérer sur ce domaine et se sont semble-t-il bien adaptées aux nouvelles conditions et aux sols contaminés.

Une équipe de chercheurs slovaques et ukrainiens, sous la direction de Martin Hajduch, directeur de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie de l’Académie slovaque des sciences [1], s’est penchée sur cet étrange phénomène. « Si vous vous rendez dans la région de Tchernobyl, vous ne pouvez imaginer ce qui s’y est passé » explique Martin Hajduch. « Les plantes ont été parfaitement capables de s’adapter à la radioactivité et nous avons voulu comprendre comment, quel type de changement moléculaire avait eu lieu. »

Les premiers résultats de cette étude, qui ont été publiés dans la revue Environmental Science and Technology [2] et relayés par le New York Times, permettent d’émettre l’hypothèse que c’est le taux de protéine dans les plantes qui a été légèrement ajusté et a permis leur adaptabilité. En effet, Martin Hajduch et ses collègues ont cultivé des graines de lin dans des sols contaminés de la région de Tchernobyl et les ont comparées avec des graines de lin cultivées dans un sol non irradié. Ils n’ont trouvé que très peu de disparités entre les plantes, hormis leurs taux de protéines différents de 5%, et en ont conclu que ces changements dans le taux des protéines pourraient être un mécanisme de défense des plantes contre les radiations.

« Les plantes qui poussent sur un sol radioactif semblent être en bonne santé. Je ne dirais pas que tout ce qui pousse sur un sol contaminé est comestible mais ce n’est pas déficient pour autant. Nous nous sommes rendu compte que la radioactivité du sol était effectivement entièrement absorbée par la plante mais qu’elle n’atteignait que très peu les graines. Ainsi, même si la plante est radioactive, ses graines le sont très peu. Et dans le lin encore moins que dans la soie. Il est, bien sûr, absurde de cultiver dans de telles zones mais il est important de savoir que c’est éventuellement possible de le faire si cela devenait une nécessité. »

Les résultats publiés à ce jour portent sur la comparaison de cultures de première génération et les chercheurs de l’équipe de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie ont également l’intention de publier les résultats de recherche sur les deuxièmes et troisièmes générations.

- [1] Site de l’Institut de génétique des plantes et de biotechnologie de la SAS (EN) : http://pribina.savba.sk/ugbr/
- [2] Site de la Revue Environmental Science and Technology (EN) : http://pubs.acs.org/journal/esthag

Sources :

Article de presse généraliste – SME (SK) : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/3LtSk

Rédacteurs :

Chloé Mugler – chloe.mugler@diplomatie.gouv.fr

Origine :

BE Slovaquie numéro 23 (13/02/2012) – Ambassade de France en Slovaquie / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69105.ht

Le Lobby des climatosceptiques

Vous trouverez ci après un article très intéressant issu du blog du journal Le Monde mettant en lumière les actions des climatosceptiques pour influencer les politiques.
A la lecture de cet article je ne peux que conclure que, s’il y avait encore un doute, le fait que certains s’acharnent à masquer la vérité à coup de $ ou € suffit à faire apparaître la vérité.

« Après le « Climate gate », c’est une petite revanche pour les climatologues : une fuite de documents confidentiels de l’institut Heartland, un cercle de réflexion libertarien basé à Chicago, met en lumière les efforts – et les montagnes de dollars – déployés dans le but de saper le travail des scientifiques établissant le réchauffement climatique. A la différence qu’ici, il ne s’agit pas de piratage informatique mais, semble-t-il, d’une « trahison » interne.

Pour mémoire, le « Climate gate » renvoie au hacking des serveurs de scientifiques de l’unité de recherche climatique d’une université britannique en 2009. Les pirates avaient alors dérobé et mis en ligne de nombreux documents – dont plus de treize années d’archives de courriers électroniques – censés prouver, pour la blogosphère climato-sceptique, les tricheries des climatologues. Ces derniers avaient finalement été blanchis, mais l’affaire avait semé la pagaille à la veille de la conférence de Copenhague sur le climat. Bref, un bel exemple du travail que peut entreprendre le lobby climato-sceptique, qui s’applique à influer sur les politiques par divers moyens – prestigieuses conférences, pseudo-études, articles dans la presse (voir la note Big Browser sur une récente tribune dans le Wall Street journal signée, entre autres, Claude Allègre).

Les documents de l’institut Heartland, révélés par DeSmogBlog et relayés par The Guardian, « fournissent un aperçu intrigant des collectes de fonds et des priorités politiques de l’un des groupes les plus puissants et influents, travaillant à discréditer la science établie dans le domaine du changement climatique et à bloquer tout espoir de politique de réduction de la pollution responsable du changement climatique », résume le quotidien.

On y apprend ainsi que l’institut s’attend à lever 5,8 millions d’euros en 2012, soit une hausse de 70 % de ses collectes de fonds par rapport à l’année précédente. Une coquette somme, levée grâce à l’aide de riches personnes et sociétés, comme les milliardaires David et Charles Koch, qui ont fait fortune dans l’industrie pétrolière et se montrent très actifs dans le mouvement du Tea Party. Plus étonnant, les soutiens de Microsoft ou de RJR Tobacco, qui produit notamment les cigarettes Camel ou Winston. Ou encore l’existence d’un mystérieux donateur anonyme qui a fourni 20 % du budget du think-tank grâce à un don de 765 000 euros en 2011, et jusqu’à 3,5 millions d’euros en 2008.

Cet argent est savamment redistribué, par exemple pour financer une équipe d’ »experts » à hauteur de 230 000 euros, dont la mission est de démonter les recherches de la branche climat de l’ONU. Autre projet : proposer 76 000 euros à un ex-employé du département américain de l’énergie pour écrire un programme scolaire alternatif qui immisce des doutes sur le réchauffement climatique. L’institut a également payé quelques milliers d’euros par mois l’éminent universitaire Fred Singer (3 800 euros par mois), le fondateur du Centre d’étude du dioxyde de carbone et du changement global Craig Idso (8 800 euros par mois), et envisage enfin d’offrir cette année 67 000 euros au blogueur de renom Anthony Watts. »

Source: Blog Le Monde

Actualité éco(lo)nomique

Vous avez remarqué que ces derniers temps nos doigts, sans doute engourdi par le froid engendré par le réchauffement climatique, ont été moins habiles et que l’actualité du blog s’est un peu « refroidie » …
Il faut aussi faire la part des choses et avouer que la crise économique que nous traversons, certains diront depuis 2008, n’est pas propice aux investissements favorisant les économies d’énergie.
Aujourd’hui chacun se bat pour conserver tant bien que mal son pouvoir d’achat.

Heureusement derrière les mauvaises nouvelles il y a encore quelques grands projets qui sortent de terre, comme SolVin (une coentreprise des groupes Solvay & BASF) qui vient d’inaugurer la première pile à combustile de 1MW (voir actu sur l’Echo).
Ca n’a peut être l’air de rien mais on parle d’une production électrique équivalente à celle de près de 1400 foyers et surtout on est, cocorico, en train de vivre une première mondiale !!!

D’un autre côté pour les particuliers les primes étant tombées comme la neige en ce début d’année beaucoup se demandent s’il convient encore d’investir dans l’énergie verte ?
Ceux dont les comptes épargnes débordes ne devraient pas résister longtemps l’investissement étant souvent plus rentable que le rendement du meilleur des plans d’épargne, par contre pour le commun des mortels il convient d’y réfléchir longuement.
Certaines communes (dont la mienne) fournissent encore un coup de pouce en offrant un prêt vert à 0% d’intérêt … chez nous on offre maximum 10 000€ sans conditions aucune si ce n’est de démontrer la possibilité de remboursement (fiche de salaire, domiciliation, emprunt, …).
Et voilà que j’apprends que la Wallonie va mettre en oeuvre dès le 1er mars (tient comme par hasard Batibouw n’est pas loin) un écopack (voir l’article sur Le Vif) qui permet de bénéficier d’un prêt à 0 % d’intérêt.
Ce prêt de maximum 30 000€ permettra de couvrir les investissements suivants : chauffe eau solaire, panneaux photovoltaïques, isolation, Pompe à chaleur, … bien entendu ceci sera, comme le note Le Vif, sans effet démultiplicateur de la déduction fiscale.

Bref comme vous le voyez l’actualité éco(lo)nomique est un peu engourdie mais pas totalement absente.

Manger ou conduire il faudra choisir …

Les ambitieux objectifs de l’Union européenne en matière de biocarburants vont représenter un surcoût de 10 à 18 milliards d’euros par an pour les automobilistes d’ici 2020, selon une étude publiée jeudi par les ONG Action Aid et Les Amis de la terre.

L’UE s’est fixée comme objectif de parvenir à 10% d’énergies renouvelables dans les transports, une proportion qui ne sera pratiquement réalisée que grâce à un recours accru aux biocarburants, selon cette étude. En 2020, le litre de bioéthanol devrait coûter 19 à 41 centimes de plus par rapport au litre de carburant classique, et le biodiesel 35 à 50 centimes en plus, affirme l’étude. En réalité, le surcoût sera même encore plus élevé, car un recours accru aux biocarburants nécessitera des adaptations de moteurs et de l’infrastructure de distribution du carburant. L’étude a été réalisée sur la base de l’exemple de l’Allemagne et du Royaume Uni, « deux des plus gros consommateurs d’agro-carburants » de l’UE.

Actuellement, les biocarburants représentent 4,7% de l’énergie utilisée dans les transports en Europe. Les ONG dénoncent leur inefficacité en matière de réduction d’émissions de CO2 et leur responsabilité dans l’enchérissement des prix des matières premières agricoles. Pour Laura Sullivan, d’Action Aid, « les décideurs européens doivent revenir sur leurs objectifs et les subventions aux biocarburants, et investir dans des solutions efficace pour réduire le carbone », car « les biocarburants européens ne réduisent pas les émissions et conduisent davantage de gens à la famine ».

« Ce sont les automobilistes et l’environnement qui vont porter le fardeau de ces objectifs mal conçus en matière de biocarburants, avec des prix plus élevés et des émissions de CO2 plus élevées », dénonce de son côté Robbie Blake, des Amis de la Terre. La Commission européenne conteste en bloc ces arguments en assurant que le recours aux biocarburants dans l’UE « permettra de réduire de 21% les émissions de gaz à effet de serre en 2020″.

Quant à l’effet des biocarburants sur les prix de l’alimentation, il ne serait que « limité », affirme la Commission, pour laquelle l’objectif de 10% d’énergies renouvelables en 2020 devrait se traduire par des hausses « modérées », de l’ordre de 3 à 6% pour les céréales et de 8 à 10% pour le colza par rapport à 2006. (afp)