Le web, pantagruel électrique ?

Hors donc certain s’inquiète de notre absence (et celui-ci se reconnaissant s’en voit remercié) et de notre silence.

Mais dans un esprit de rationalisation et d’économie énergétique ne vaut il pas mieux s’effacer quelqu’instant pour économiser nos serveurs véritables gouffres énergétiques ?

On entend et on lit qui ci qui là que le web serait un véritable gouffre énergétique nécessitant de pharaonique serveur véritable monstre insatiable d’énergie.

Alors légende urbaine ou réalité sournoise de la modernité ?

Une fois de plus la vérité ne sera pas réellement tranchée même si elle penche plus d’un côté de la balance que de l’autre.

Le web et tout ce qui y est lié, les serveurs bien sûr mais les terminaux aussi, ont de très grands besoins énergétiques néanmoins il faut en faire un bilan circonstancié.

A ce propos une étude démontre que le web consomme ainsi moins de 1% de l’électricité mondiale, à relativiser sachant que rien qu’aux Etats-Unis cette proportion monte à 1,5% de leur production nationale (données 2006).

Il faut cependant tenir compte de l’accroissement exponentiel des besoins ainsi entre 2000 et 2005 les besoins ont été multipliés par deux aussi bien aux USA que dans le reste du monde.

Bien entendu les grands acteurs, Microsoft – Yahoo – Google,  n’ont pas attendu pour se mettre au diapason de l’écologie et bon nombre d’entre eux se sont penchés sur la récupération de l’énergie ainsi dissipée par leurs serveurs.

Il faut savoir que pas loin de 25% de l’énergie consommée ne sert qu’à refroidir ces serveurs et donc  pour restreindre celle-ci certains serveurs ont été placé en Irlande (Microsoft) ou à Buffalo N-Y (Yahoo) pour profiter des courants d’air frais.

Malgré ces efforts il reste beaucoup d’amélioration à effectuer pour réduire autant que faire ce peux ce gaspillage.

En 2005 la facture pour la maintenance de ces serveurs s’est élevée à pas moins de 5 Mds d’Euro.

Donc le Web c’est du gaspillage, du vent ?

Relativisons quelque peu …

Bon nombre d’opérations réalisées en ligne permettent une réduction non négligeable de nos déplacements.

Plus besoin d’aller à la banque ou de parcourir 20 magasins avant de trouver le bon …

Plus besoin de se rendre à tel ou tel endroit pour tel ou tel document …

Les exemples sont foisons malheureusement difficilement quantifiable, donc en conclure que le Web et toutes ces applications sont de véritables gouffres énergétiques revient à prendre une position « à prioriste » !

Il vous restera donc en votre âme et conscience à prendre la décision qui s’impose à vous, sachant que votre action n’aura aucun effet si elle n’est pas concertée avec les millions d’autres surfeurs !

Source : US infrastructure via Naturavox

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