La fusion nucléaire ou le mariage réussi de l’énergie et de l’environnement

La fusion nucléaire, à ne pas confondre avec la fission, est une source d’énergie qui si elle était maitrisée pourrait nous libérer de nos problèmes énergétiques tout en protégeant notre environnement.

C’est justement cette fusion qui fait vivre notre soleil, nous chauffe et nous éclaire.

La fusion, comme son nom l’indique, consiste à fusionner deux noyaux atomiques pour former un noyau plus lourd, ceci s’accompagnant d’une libération d’énergie considérable.

Facile à dire, beaucoup plus difficile à réaliser car les noyaux atomiques ont la propension de se repousser très fortement un (tout petit) peu à l’image de deux aimants dont les pôles se repoussent.

Pour arriver à cette fusion il faut que ces noyaux franchissent ce que l’on appelle la barrière coulombienne qui est la répulsion inhérente à leurs charges positives communes.

Dans le cas décrit dans l’image ci dessus il s’agit de faire s’interpénétrer un noyau de deutérium (hydrogène comprenant un neutron) et un noyau de tritium (hydrogène à deux neutrons) ; la résultante est la production d’un isotope de l’hélium (He) et le dégagement d’énergie.

Simple en apparence et déjà « maitrisée » dans le domaine militaire (Bombe H) l’application civile n’en est encore qu’à ses balbutiement.

Pour pouvoir parvenir au phénomène de fusion et que son rendement devienne positif il faut travailler à des températures supérieures à 100 millions de degrés Celsius et c’est là qu’on comprend le problème majeur.

Il y a peu des chercheurs américains sont parvenus à franchir la barrière de 111 millions de degrés en concentrant pas moins de 192 rayons laser de haute puissance dans un tube pas plus gros qu’un crayon.

Cela vous fait sourire mais c’est un pas de géant qui vient d’être franchi et ce même s’il en reste encore beaucoup avant d’arriver à une maitrise complète du système.

Pour vous faire une idée de la grandeur de ce pas cette énergie produite pendant quelques milliardièmes de secondes a nécessité un dispositif laser occupant la place d’un terrain de football (taille américaine).

L’énergie ainsi produite par ces lasers équivalait à 500 fois celle utilisée aux USA à tout moment et représentait 30 fois ce qu’on avait obtenu jusqu’à présent avec des lasers.

Cela vous laisse un peu sur votre faim ? Et pourtant c’est un véritable succès qui ouvre bien des portes pour transposer cet essais dans les applications civiles.

Il faudra cependant encore être patient car on ne prévoit pas d’exploitation civile avant 2050.

Cette aventure de la fusion est d’ailleurs une extraordinaire histoire de mise en commun des ressources et recherches mondiales.

C’est à cette fin qu’a été développé le projet ITER en 2006 qui représente plus de dix milliards de dollar d’investissement et qui réuni la Chine, Russie, Japon, Inde, Corée du Sud, USA et Union européenne.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet visitez les liens:

Fusion nucléaire

Tokamak

Bombe H

Source France24 via une dépêche AFP

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