Faire le plein de sa voiture ? Aussi simple que de tirer la chasse

Le secteur des biocarburants est en ébullition constante et parvient à nous surprendre devant tant d’innovation.

Ainsi il y a peu on entendait parler d’une production de carburant à partir d’algue ou d’autres projets dont l’idée première est de ne pas exploiter les terres agricoles pour nos besoins énergétiques (voir ici, sur le blog ou chez Fermentalg une PME innovante dans ce domaine -> jetez y un oeil rien que pour le design du site web !).

De plus en plus d’équipe s’affaire autour des microbes ou des éléments chimiques et aujourd’hui je vais vous parler de l’équipe de Scott Banta de l’université Columbia.

A l’actualité après avoir remporté une subvention de quelques 543 000$, distribué par l’administration Obama, pour sa recherche d’une bactérie produisant du butanol (alcool à 4 carbones – l’alcool buvable étant à 2 carbones) à partir de l’ammoniaque issu des eaux usées.

Le nom de ce micro génie est Nitrosomas Europeae déjà utilisé dans le traitement des eaux usées et qui devrait considérablement réduire le coût de production du butanol.

Bien que l’éthanol soit économiquement plus intéressant le butanol possède un avantage indéniable, celui de pouvoir s’intégrer facilement dans les moteurs actuels.

L’avantage est évident puisque d’une part on comble nos besoins énergétiques et d’autre part on contribue au nettoyage de nos effluents .

L’utilisation des boues d’effluents n’est pas nouvelle ainsi dans le milieu des années ’90 le japonnais Mitsuyuki Ikeda récupérait les boues des eaux usées (majoritairement nos excréments) afin d’en extraire les protéines et de les recycler dans ce qu’on appelait à l’époque le Caca-Burger.

Ceci est loin d’être une plaisanterie faites quelques recherches sur le net vous verrez … (Article Nouvel Obs)

Avouez que l’utilisation de nos effluents de cette manière est autrement plus sympathique que de réintroduire les protéines dans le circuit alimentaire, non ?

En quelques mots : Today’s wastes are tomorrow’s raw materials ! (les déchêts d’aujourd’hui sont les matières premières de demain)

D’après un article paru sur Naturavox

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