Des solutions pour le CO2

L’école polytechnique fédérale de Lausanne vient de créer une chaire dédiée à l’étude du stockage souterrain et à long terme du CO2 .

Ce poste, rattaché à la Faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (ENAC), a été créé grâce à un financement de 2,5 millions de la société Petrosvibri SA.

«C’est un domaine émergent, où beaucoup de questions scientifiques se posent encore», explique Lyesse Laloui, professeur de géo-ingénierie, directeur du Laboratoire de mécanique des sols à l’EPFL.

Mieux connaître les interactions entre ce gaz et les roches hôtes de la séquestration sera l’une des priorités du nouveau professeur.

Il s’agira notamment d’en étudier les réactions dans une variété de milieux géologiques, de conditions de températures, de profondeurs ou encore de mouvements tectoniques.

Le financement de la société Petrosvibri n’est pas totalement désintéressé.

Les forages qu’elle mène sous le lac Léman devrait vérifier la présence d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans ce sous-sol, les probabilités sont de l’ordre de 15% de chance de voir aboutir.

Dans le meilleur des cas cela représenterait l’équivalant de la consommation Suisse en gaz pendant une vingtaine d’année et dans le pire des cas le forage permettrait d’étudier la structure géologique pour vérifier son utilisation comme un emplacement pour séquestrer du CO2 et être ainsi intégrée dans un réseau mondial de stockage de ce gaz.

Le stockage sous terrain n’est pas vraiment une nouvelle idée, les risques liés à une fuite sont loin d’être nul sauf si le CO2 peut être assimilé par les roches.

15 réponses à cet article.

  1. Tweets that mention Des solutions pour le CO2 | Energethique — Topsy.com's Gravatar

    [...] This post was mentioned on Twitter by Blog Energethique, Blog Energethique. Blog Energethique said: Des solutions pour le CO2 http://bit.ly/aIp6Xj RT please [...]

  2. Vinch's Gravatar

    Rédigé par Vinch, le 17.05.10 à 07:07

    J’ai lu quelque part qu’on pouvait récupérer une grande partie du CO2 d’une centrale en cultivant des algues avec. Comme expliqué dans un autre article d’energethique, on peut se servir de ces algues pour faire un biocarburant ré-injectable dans la centrale, laquelle fonctionne alors en boucle (circuit fermé dans le cas d’un système parfait), fonctionnant principalement à l’énergie solaire.

    Est-ce que cette idée n’est pas moins dangereuse, moins chère, plus durable et plus simple que d’essayer de stocker du gaz sous pression à des kilomètres sous terre?

  3. Bonfire's Gravatar

    Rédigé par Bonfire, le 17.05.10 à 07:20

    A priori cela semble plus intéressant mais il faudrait voir quel est le volume de CO2 que l’on pourrait ainsi recycler.

  4. Gizmo's Gravatar

    Rédigé par Gizmo, le 17.05.10 à 10:21

    Le problème souvent avec les processus biologiques c’est qu’ils sont plus lents que les processus thermiques…

    Si on me dit que les algues produisent de la biomasse aussi rapidement que la chaudière ne réalise une combustion, alors là je suis d’accord pour envisager une telle intégration, mais j’avoue que je n’y connais rien en algues !

  5. Vinch's Gravatar

    Rédigé par Vinch, le 17.05.10 à 17:16

    Pardon Gizmo, mais c’est un peu absurde de raisonner comme ça. La vitesse de combustion n’est jamais du même ordre de grandeur que la production de combustible.

    La capacité d’absorption de CO2 et de renouvellement de combustible de ton système à algue dépend en grande partie de sa taille : à grande centrale, grand aquarium.

    Pour la proportion de gaz récupérée, je suppose qu’on peut atteindre virtuellement 100% en circuit fermé complet, mais j’ai entendu le chiffre de 80% avec des « filtres à algues ». En fait, j’y connais rien.

    L’intérêt de ces biocarburants ci, je trouve c’est d’avoir une emprise au sol pratiquement nulle. La productivité, en eau concentrée en CO2, est à l’hectare de 30 à 200 fois meilleure que celle d’un champ de colza. En plus, ces systèmes n’ont pas besoin de sol fertile ni d’eau douce et peuvent être installés dans le désert ou sur la mer.

    Y a déjà des applications qui se mettent en route, notamment aux states.

  6. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 17.05.10 à 17:19

    1 kg d’algues produit = 2 kg CO2 capturé
    Pour un ordre d’idée:
    1,5 m3 = 1 tonne de CO2 capturé par an
    Sources: http://carolyne-home.over-blog.com/article-fermentalg-une-entreprise-innovante-a-libourne-40248802.html

    Cela dépend de la quantité d’algues, du type d’algues, des conditions de production et de la météo (si elle a besoin de soleil ce qui n’est pas le cas ici).

  7. Gizmo's Gravatar

    Rédigé par Gizmo, le 17.05.10 à 17:25

    Euh, suis pas biologiste, donc probablement absurde, mais pour moi, même grand aquarium => grand débit et production égale si tu ne veux pas vider un « stock ».

    Si tu veux avoir assez de biomasse produite et que les procédés sont lents, il te faut un tampon énorme, qui dépend du temps nécessaire et du volume de biomasse à produire !!! C’est quasiment impensable à grande échelle à l’heure actuelle… J’ai vu l’installation nécessaire pour la biométhanisation servant à une chaudière de faible puissance et je peux te dire qu’on est loin du compte…

    Par contre, je sais qu’on développe des procédés biologiques d’abattement des gaz qui travaillent en instantané, aussi rapide qu’un procédé chimique ! Je peux demander les infos si ça t’intéresse !

    Pour les rendements 200 fois supérieurs, lors de mes cours sur la biomasse donné par un agro (et oui je l’écoutais) il disait que pour lui ces chiffres étaient à prendre plus qu’avec des pincettes… Déjà le 30 fois, il n’avait pas l’air d’y croire plus que ça !

    Apparemment le secteur des algues annonce tout et n’importe quoi et c’est difficile de dépatouiller le vrai du faux !

  8. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 17.05.10 à 17:28

    La société australienne MBD Energy a développé une algue qui fait cela, mais ils restent très discrets. Ce que l’on sait, à partir de 2 tonnes de CO2 données à consommer à cette algue, ils ont obtenu 500 litres de fioul et près d’une tonne de protéines à bestiaux.

  9. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 17.05.10 à 17:38

  10. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 17.05.10 à 17:48

    Salut Gizmo,
    J’ai pas entendu parlé de cela et je ne vois pas trop le principe.
    Difficile de se faire une idée avec tout ces marchands d’algues qui veulent séduire les actionnaires!
    Je n’ai pris que ce que j’ai pu trouver sur le net…

  11. Vinch's Gravatar

    Rédigé par Vinch, le 18.05.10 à 04:16

    La société MBD est un exemple parmi d’autres. Il y a plein d’autres nouvelles boites en train d’être montées à partir de ce principe, un peu comme si tout le monde s’était dit que c’était con de pas y avoir pensé avant! :) L’Europe commence à s’y mettre aussi, et la plupart des articles que j’ai lu estimaient l’arrivée d’applications industrielles à moins de 10 ans.

    Le sujet mérite qu’on s’y intéresse de près. Guizmo, je veux bien tes documents! J’ai un pote qui va faire un mémoire sur le sujet à l’UCL et je vais sans doute également essayer d’approfondir. Si j’ai des infos fiables inch allah, je viendrai les poster, promis!

  12. Gizmo's Gravatar

    Rédigé par Gizmo, le 18.05.10 à 09:08

    Je te les transmets dès que je les reçois ! ;-)

  13. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 25.05.10 à 19:34

    Gizmo, j’ai vu ce truc sur le net concernant la récupération de CO2.
    http://www.ef4.be/documents/conf191109polluantsatmo/05HeyenUlg.pdf
    En page 10, je lis:
    Coût actuel :
    50-60 $/tonne CO2 => 20$/tonne CO2
    - Consommation d’énergie thermique actuelle :
    4 GJ/tonne CO2 => 1-2 GJ/tonne CO2

    Pour les algues on avait trouvé 1,5 m3 = 1 tonne de CO2 capturé par an.
    Je pense qu’un aquarium de 1,5 est déjà bien plus cher que 20§
    1GJ=1Gjoule?=1×10^9watt/sec
    1000 000 000/3600 W=278KW/tonne CO2???
    Si c’est cela ça consomme un max! non?

  14. JDD's Gravatar

    Rédigé par JDD, le 25.05.10 à 19:43

    D’un côté on a une tonne de CO2 traitée à l’année et de l’autre une tonne à l’heure, je sais mais bon je reste septique en voyons la photo de l’installation nécessaire pour traiter une tonne/h (page 7).

  15. Piège à CO2 un autre héritage pour les générations futures | Energethique's Gravatar

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