Le vent cet insatiable pourvoyeur d’énergie

L’éolien tout le monde connait, on peut même dire que ça fait partie de nos cahiers d’histoire puisqu’on retrouve les premières traces d’exploitation de l’énergie éolienne au VIIème siècle en Perse.

En Europe il faudra attendre un petit peu puisque ce n’est qu’au XIIème siècle que son apparition se fait, tout d’abord timidement le long du littoral avant de s’imposer dans nos campagnes.

Ceci pour dire que les machins qui tournent au grès du vent et qui transforme cette énergie gratuite et invisible en mouvement rotatif ne datent pas d’hier.

N’aurait-on rien inventé depuis le moyen âge ?

Bien sûr que si, la technique est venue améliorer les rendements et les matériaux modernes ont rendu possible ces moulins gigantesques où l’on va de record de hauteur en record de puissance.

On sait aujourd’hui grâce à ces améliorations orienter de façon optimale les éoliennes pour en optimiser le rendement et ce sans parler de peinture spéciale peau de requin qui facilite l’écoulement et augmente d’autant l’efficacité.

Et quoi de neuf aujourd’hui ?

Une équipe de l’université de Cornell (New-York) vient de développer un prototype permettant de transformer les vibrations du vent en énergie mécanique et électrique.

L’avantage ? Un investissement réduit, un encombrement réduit pour une efficacité et un rendement très appréciable.

Le principe ? Des oscillateurs piézoélectriques au bout desquelles on a placé des carrés de mousse afin de récupérer la vibration du vent.

Du moins dans un premier temps, l’équipe planche actuellement sur le remplacement des transducteurs piézoélectriques par des bobines électromagnétiques.

On le voit on est au début d’une nouvelle aventure même si paradoxalement l’intérêt pour la récupération de  l’énergie de vibration n’est pas nouveau (voir MicroWindBelt) .

Quel serait l’avantage de ce genre d’installation ?

Pas besoin de grand volume libre ne gênant pas le mouvement du vent comme pour l’installation des éoliennes traditionnelles.

Pas besoin non plus de prendre en compte les zone sensibles comme celles proches des aéroports ou sur des couloirs migratoirs.

Enfin l’impact visuel sur le paysage reste marginal par rapport à un mat de 126m de hauteur.

Pour terminer ces installations pourraient être intégrées dans les villes sans perte de rendement.

Source: Cronell Chronicle via Technologies Propres

Faire le plein de sa voiture ? Aussi simple que de tirer la chasse

Le secteur des biocarburants est en ébullition constante et parvient à nous surprendre devant tant d’innovation.

Ainsi il y a peu on entendait parler d’une production de carburant à partir d’algue ou d’autres projets dont l’idée première est de ne pas exploiter les terres agricoles pour nos besoins énergétiques (voir ici, sur le blog ou chez Fermentalg une PME innovante dans ce domaine -> jetez y un oeil rien que pour le design du site web !).

De plus en plus d’équipe s’affaire autour des microbes ou des éléments chimiques et aujourd’hui je vais vous parler de l’équipe de Scott Banta de l’université Columbia.

A l’actualité après avoir remporté une subvention de quelques 543 000$, distribué par l’administration Obama, pour sa recherche d’une bactérie produisant du butanol (alcool à 4 carbones – l’alcool buvable étant à 2 carbones) à partir de l’ammoniaque issu des eaux usées.

Le nom de ce micro génie est Nitrosomas Europeae déjà utilisé dans le traitement des eaux usées et qui devrait considérablement réduire le coût de production du butanol.

Bien que l’éthanol soit économiquement plus intéressant le butanol possède un avantage indéniable, celui de pouvoir s’intégrer facilement dans les moteurs actuels.

L’avantage est évident puisque d’une part on comble nos besoins énergétiques et d’autre part on contribue au nettoyage de nos effluents .

L’utilisation des boues d’effluents n’est pas nouvelle ainsi dans le milieu des années ’90 le japonnais Mitsuyuki Ikeda récupérait les boues des eaux usées (majoritairement nos excréments) afin d’en extraire les protéines et de les recycler dans ce qu’on appelait à l’époque le Caca-Burger.

Ceci est loin d’être une plaisanterie faites quelques recherches sur le net vous verrez … (Article Nouvel Obs)

Avouez que l’utilisation de nos effluents de cette manière est autrement plus sympathique que de réintroduire les protéines dans le circuit alimentaire, non ?

En quelques mots : Today’s wastes are tomorrow’s raw materials ! (les déchêts d’aujourd’hui sont les matières premières de demain)

D’après un article paru sur Naturavox

Grand messe de l’énergie

C’est assez discrètement que se réunissent depuis lundi les principaux acteurs économiques mondiaux à Washington, leur but est de passer autant que faire se peut à une énergie propre.

Bonne nouvelle même si on est loin aujourd’hui d’une déclaration unanime et favorable mais rien que le fait que la conscience collective soit en train de changer est un signe inéluctable de maturité.

Cette grande messe rassemblera pas moins de 21 pays, et ce à l’invitation du président américain, pendant deux jours ; les participants qui représentent 80% du PIB mondial devraient annoncer des initiatives conjointes.

Le directeur de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) Mr. Nobuo Tanaka a annoncé la couleur en déclarant : « Sans changements majeurs dans la façon dont nous produisons et nous utilisons l’énergie, nous allons faire face à d’importants risques pour notre sécurité énergétique commune, et l’avenir de l’environnement »

Le tragique accident de la plate forme d’extraction de BP n ‘est sans doute pas totalement sans rapport avec cette nouvelle prise de position, une piqûre qui fait mal mais qui, espérons le, débouchera sur quelque chose de positif.

Une nouvelle étude commandée par l’AIE a montré que sans l’abandon des énergies fossiles les émissions de CO2 responsable du dérèglement climatique actuel doubleront d’ici 2050.

Bien entendu ces changements coûteront cher, très cher mais l’inertie n’est pas non plus gratuite puisqu’on estime que chaque année de retard engendrera un surcoût de 500 milliards de dollars au coût de l’action.

Et ne rien faire revient purement et simplement à mettre le revolver sur la tempe et à presser la détente.

Le travail sera long et pénible puisqu’il faudra mettre d’accord toutes les parties dont les économies émergentes comme la Chine et l’Inde qui aimerait aussi profiter de la manne céleste.

Les pays qui participeront à ce sommet sont les suivants: Australie, Brésil, Grande-Bretagne, Canada, Chine, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Inde, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Russie, Corée du sud, Espagne, Afrique du Sud, Suède, Emirats arabes unis, Etats-Unis.

L’Union européenne est également présente.

Source: RTBF

Le laser solaire

Les japonnais viennent de prendre de vitesse les européens dans une démonstration d’une nouvelle utilisation de l’énergie solaire : le laser solaire.

Quesako que c’t'affaire là, me direz vous ?

L’idée est de capter le rayonnement solaire à partir de satellites et de transformer l’énergie en un rayonnement laser très puissant vers des récepteurs photovoltaïques terrestres.

Une image valant mieux qu’un long discours voici à quoi cela devrait ressembler :

On peut y voir certains avantages comme le fait de capter l’énergie la nuit pour la redistribuer le jour, être moins dépendant des conditions atmosphériques, …

On peut aussi se demander quel en est le coût et le rendement global, quel est le danger inhérent à l’utilisation d’un laser très puissant ?

Autant de questions qui trouveront, je l’espère, une réponse satisfaisante ; rien ne sert de remplacer un polluant par un autre ou un danger par un autre.

Source: Journal du Développement Durable

Quoi de neuf sous le soleil ?

Question d’actualité s’il en est puisque vous êtes sans doute en train de fluer devant l’écran de votre ordinateur.

Quel dommage de ne pas pouvoir stocker cette chaleur et cette énergie pour pouvoir l’utiliser quand cela s’avère nécessaire… enfin la nature est ainsi faite !

Revenons à ce bon vieux soleil …

En remplacement des cellules photovoltaïques classiques on mise beaucoup aujourd’hui sur les cellules photovoltaïques organique.

Celles ci constituées sur base de polymère ont l’avantage d’être plus fines et plus légères que les traditionnelles cellules anorganiques.

On peut ainsi imaginer de les appliquer sur un auvent, des volets ou sur des stores par exemple.

A ce propos les chercheurs du Centre de recherche en matériaux (FMF) de Fribourg (Bade-Wurtemberg) ont développé en coopération avec l’Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) des cellules atteignant le plus grand facteur de remplissage à ce jour pour des solutions organiques.

Le facteur de remplissage est, à côté du courant de court circuit et de la tension à vide, un important critère de qualité qui définit le rendement de la cellule solaire.

Bien entendu le rendement est un facteur essentiel mais il en est un autre tout aussi important : le prix de revient !

Or cette cellule photovoltaïque organique dispose d’un grand potentiel d’optimisation, en effet les matériaux organiques choisis sont de très bons absorbeurs ce qui signifie que la quantité de matière nécessaire doit être moindre.

De plus elles peuvent être produites par rouleau ce qui augmente d’autant l’intérêt du fait de sa souplesse d’application ; enfin ces cellules n’ont pas besoin d’électrode indium – oxyde d’étain qui est très onéreuse.

Bref on attend beaucoup de ces nouvelles cellules et on comprend aisement l’intérêt suscité par les dernières découvertes.

Source : Bulletins électroniques

En savoir plus : Cellule photovoltaïque organique et sur Enerzine

Subvention solaire aux USA

Le président Barack Obama vient d’annonce qu’il allait libérer deux milliards de dollars dans deux sociétés spécialisées pour développer des projets solaire.

C’est un signe pour l’avenir écologique mais aussi pour le présent économique car cet investissement devrait permettre la création de milliers d’emploi.

L’une des deux sociétés, Abengoa Solar, devrait construire dans l’Arizona une des plus grandes stations solaire au monde.

Cette station nécessitera l’engagement de quelques 1600 travailleurs et permettra d’alimenter quelques 70 000 foyers.

La seconde société, Abound Solar, va implanter dans le Colorado et dans l’Indiana une usine de construction de panneau photovoltaïque.

Source : RTBF