1 nov
Vivez un Noël solidaire et responsable
Pour bien terminer le week-end, je vais vous parler d’une action que je trouve très intéressante, il s’agit de l’opération « Mon Noël responsable et solidaire ».
Alors plutôt que de tenter d’expliquer l’opération, je préfère laisser les organisateurs du projet le décrire eux mêmes :
Il y a une question universelle que se posent des millions de personnes en préparant noël : « Qu’est-ce que je vais lui offrir ? »
Dans la course aux achats, nous passons des heures à faire les boutiques et à parcourir la toile en quête de ce qui pourrait faire plaisir… mais parfois sans succès.
Et si à noël vous trouviez enfin ce cadeau original et utile, un cadeau qui ait du sens et qui révèle l’esprit de cette fête… Okambawa et Hugo vont vous aider à trouver ce que vous rêvez d’offrir depuis si longtemps mais d’abord, je vais vous les présenter.
Okambawa et Hugo sont deux enfants au sourire plus contagieux que toutes les grippes du monde, l’un vient de Haute-Savoie et l’autre d’Afrique. Ensembles, ils ont décidé de vous faire vivre un noël écologique au goût de solidarité.
Ambassadeurs de l’opération Mon Noël Responsable, ils vous proposent d’offrir un noël climatiquement neutre à ceux que vous aimez grâce à leurs cartes de compensation carbone.
La carte individuelle permet de compenser les émissions générées par une personne au cours du 24 et du 25 Décembre (trajets, repas, cadeaux, décoration…) et la carte familiale vous permettra de compenser le noël de toute la famille.
En offrant l’une de ces cartes, vous prenez part au projet de compensation carbone Mon Noël Responsable qui se déroule au Bénin, dans la région de Natitingou.
Pourquoi compenser ailleurs ?
A noël on mange, on chante, on boit, on rit… et c’est inévitable, on émet du CO2. Nous pouvons réduire nos émissions jusqu’à un certain point, mais certaines resteront incompressibles.
Quel que soit le lieu d’émission, le CO2 aura toujours le même impact sur la planète. La compensation volontaire utilise ce principe de globalité pour compenser ailleurs des émissions équivalentes aux siennes… et vivre un Noël compensé.
La vocation des cartes de compensation Mon Noël Responsable est d’offrir un second levier d’action pour appréhender les changements climatiques au niveau mondial.
Au sein des communautés rurales Béninoises, les familles cuisinent sur des foyers rudimentaires « trois pierres » caractérisés par un feu à faible rendement. Le but de l’opération est d’améliorer ces performances énergétiques en développant des cuiseurs à bois économes.
Leur optimisation permettra aux populations locales de réduire leurs émissions de CO2 et de freiner la déforestation préoccupante de la région de Natitingou. Ce projet aura également des répercutions sur le pouvoir d’achat puisque le budget familiale destiné à acheter du bois sera allégé, et la qualité de vie des familles améliorée.
A noël, visez l’excellence carbone et jouez la carte solidarité en compensant vos émissions de CO2 : offrez un cadeau pour les générations futures !
Retrouvez les cartes de compensation individuelles et familiales ainsi que le détail de l’opération sur le site www.mon-noel-responsable.fr
Prix des cartes Mon Noël Responsable
- carte individuelle : 6,90 € (carte + enveloppe cadeau) l’équivalent des GES générés par l’un de vos proche sera compensé (déplacements, repas du réveillon et du 25 décembre, et cadeaux).
- carte famille : 29,90 € (carte + enveloppe cadeau + marques places) l’équivalent des GES générés par votre famille sera compensé (déplacements, repas du réveillon, décoration, déchets et chauffage).
Autant vous dire que l’on a apprécié l’initiative et que le site web a été ajouté à la page des EnergéSites.





Rédigé par Tweets that mention Vivez un Noël solidaire et responsable | Energethique -- Topsy.com, le 02.11.09 à 09:53
[...] This post was mentioned on Twitter by Blog Energethique and Blog Energethique, Gizmo_ben. Gizmo_ben said: RT @Energethique:Vivez un Noël solidaire et responsable http://bit.ly/29WZxo RT please [...]
Rédigé par iryx, le 02.11.09 à 17:05
L’idée est intéressante, ça a au moins le mérite de proposer une alternative. Ceci dit, deux remarques quand-même.
La première c’est que même moi, recevant ça, je me sentirai un peu frustré je pense. Même si après réflexion, ça passerait sûrement, sur le moment ce serait mon ressenti… En fait, personnellement, si je décidais de compenser, j’en tirerai un certain plaisir pour la bonne et simple raison que je serai persuadé que c’est la chose à faire. C’est précisément mon choix de consacrer du temps ou de l’argent à une action bienveillante qui me procure une satisfaction personnelle. Et donc à partir du moment où ce choix, ce n’est plus moi mais celui qui m’offre le cadeau qui le fait, c’est une partie du plaisir qui s’évapore… Et si on retourne la façon de voir les choses, est-ce qu’offrir une compensation, ce n’est pas une forme d’égoïsme puisque, dans l’histoire, c’est celui qui offre qui aura été à la base de cette bonne initiative?
Ma seconde réflexion est plus générale et elle vaut pour tout ce qui touche au principe de la compensation, à savoir que c’est en partie vicieux parce-que ça instille l’idée que, tant qu’on compense, on peut se permettre de polluer. Qu’il suffit de payer pour se débarasser de ce qui serait autrement générateur de culpabilité. Bien sûr, c’est faux. Et on sait également que les actions mise en place aujourd’hui ne compenseront que beaucoup plus tard la pollution d’aujourd’hui. C’est une forme de crédit sur l’environnement!
Bref, visons d’abord l’efficacité immédiate plutôt que d’alimenter un business. Aussi bien intentionné soit-il, il reste moins efficace…
Et puis, on dira que je vois le mal partout, mais on pourrait presque résumé le concept comme ceci « Toi, tu es occidental, tu as de l’argent, ne changes rien à tes habitudes, gaves toi comme un porc pendant la période des fêtes! Mais comme tu es un peu éco-conscient, paye pour compenser. Grâce à toi, dans le tiers-monde, des gens feront ce que dont tu ne semble plus capable, à savoir gaspiller moins d’énergie. Et l’un dans l’autre, tout est bien qui finit bien! » Inutile de rappeler à quel point notre monde est fait d’inégalités…
Rédigé par Mickael, le 03.11.09 à 10:52
@Gizmo, merci pour l’article.
@iryx, on s’attendait à ce genre de réaction en proposant l’opération.
Je comprends ton point de vu dans le sens ou avant de me lancer dans la compensation carbone j’avais le même à priori que je résumerais par : payer pour pouvoir polluer l’esprit tranquille.
Aujourd’hui j’ai compris en quoi la compensation volontaire n’était pas un remède pour soulager sa conscience mais un acte engagé dans la continuité des efforts entrepris pour réduire ses émissions de CO2.
Le fait est qu’on émet toujours du CO2, même le plus féru des écolos. L’idée est de réduire ailleurs des émissions équivalentes à ces émissions incompressibles.
Pour le côté égoïste du « je te fais un cadeau, mais c’est moi qui prend du plaisir » ça me fait penser au cadeau qu’on offre à sa femme genre de la lingerie, un nouveau fer à repasser… ou une perceuse pour monsieur.
Citation : « à partir du moment où ce choix, ce n’est plus moi mais celui qui m’offre le cadeau qui le fait, c’est une partie du plaisir qui s’évapore »
Je crois que c’est le même principe pour tous les cadeaux non… dès le moment ou ce n’est pas toi qui choisit mais quelqu’un d’autre ?
Ce qui peut déranger c’est l’aspect non matériel du cadeau. Bien qu’il y ait une carte, sa valeur reste subjective (comme une carte cadeau pour acheter de la hi-fi ou des vêtements).
Le sens du touché est remplacé par un sens plus subtil et plus profond aussi… après ça reste une question d’appréciation personnelle.
Au troisième point évoqué entre occident et orient, je répondrais sur ce que j’ai appris d’important vis à vis de la compensation carbone.
Si il n’y a aucune aide apportée envers les pays en voie de développement, ils se développeront (normal pour des pays en voie de développement tu me diras) sur le même modèle que le notre. C’est à dire qu’ils adopterons les mêmes façons de consommer que nous nous employons à changer dans notre quotidien.
Prenons un exemple simple, celui de la Chine. Ce pays se développe à vitesse grand V et le pouvoir d’achat des habitants augmente. Le chinois moyen va tôt ou tard avoir envie de gagner en confort et d’acheter une voiture pour se rendre au travail. Seulement, je te laisse imaginer les conséquences si les constructeurs ne trouvent pas de nouvelles solutions rapidement pour des véhicules moins polluants.
Ce qu’on entreprend au Bénin, c’est de créer des cuiseurs qui consomment moins pour freiner le déboisement de la région de Natitingou.
Le « principe de globalité » dont nous parlons s’explique de la façon suivante : ce que nous faisons ici a aussi un impact à l’autre bout du globe. L’inverse est aussi possible, et pourquoi se priver d’améliorer les conditions de vie d’une population au passage ?
Les changements climatiques ne sont pas que l’affaire d’une élite écolo, c’est l’affaire de tous… ici et ailleurs.
Think global !
Rédigé par Gizmo, le 03.11.09 à 12:28
Merci pour cette réponse on ne peut plus complète
Rédigé par iryx, le 04.11.09 à 15:28
D’abord, merci de venir motiver votre projet et donner votre vision des choses!
Le débat est intéressant, je me dois de réagir sur pas mal de trucs!
D’abord, sur l’idée de freiner la déforestation au Bénin en créant des cuiseurs qui consomment moins de bois, je suis évidemment plus que pour! Mais moi, ce qui me dérange, c’est plus le contexte et le rapport entre cette initiative positive et la façon de la présenter et de la financer.
Pour ce qui concerne le côté pervers du système de compensation, je n’avais pas pris le temps de développer mais évidemment, je suis d’accord, il n’y a pas qu’une seule raison de compenser. Certains le feront parce-qu’ils sont conscients que c’est nécessaire, mais ne faut-il pas admettre que d’autres ne le feront que parce-qu’ils en ont les moyens et que ça leur permettra de déculpabiliser?
Du coup, je me permettrai de rester critique et de garder mon à priori sur la compensation carbone. D’autant plus que ça tourne parfois au business. Et là, ce n’est en aucun cas une attaque envers votre projet mais j’ai parfois vu d’autres démarches qui m’ont fait penser ceci: Pourquoi compenser en passant par des sociétés qui se sucreront (budget marketing, communications ou administratif trop lourds) un peu au passage et ne pas essayer de viser l’efficacité en allant au plus direct, par un don direct à une association ou un projet précis? Preuve que je ne vous visait pas, votre démarche est plus proche de la seconde option.
De la même manière, on s’accorde bien pour dire qu’il faut penser au plus global possible (le fameux Think Globally, Act Locally) mais rappelons que d’un point de vue empreinte écologique, le Bénin a un solde créditeur: 0,4 hectare par habitant.
Sa biocapacité s’amenuise de manière inquiétante d’où la nette pertinence de votre projet! Mais parallèlement à cette excellente idée d’améliorer leur efficience énergétique, si nous regardions d’abord un peu où nous en sommes?
En Belgique, il faut tenir compte du fait que la densité de population est élevée mais toujours est-il qu’on est largement débiteur avec un déficit d’environ 4 hectares par personne! Dès lors, et je sais que Noël est sacré pour beaucoup de gens, mais ne faudrait-t’il pas avant tout être efficaces chez nous? Ou au minimum, en prendre conscience?
Le risque, c’est vraiment que des gens se disent « C’est bon, avec cette carte je peux me permettre de faire la fête! » C’est un peu comme avec le greenwashing: si les entreprises osent ce mensonge, c’est parce-qu’elles savent que même si elles ne convaincront pas les gens qui s’intéressent vraiment aux thématiques environnementales, globalement, sur l’ensemble de la population ciblée par leur message, ça aura un impact positif! Il y a un énorme travail d’éducation à faire!
Ensuite, tu dis (Je me permets, hein!
) « Si il n’y a aucune aide apportée envers les pays en voie de développement, ils se développeront (normal pour des pays en voie de développement tu me diras) sur le même modèle que le notre. » Je rejoins l’exemple et toute l’argumentation qui suit mais j’ai du mal avec ce postulat de départ. Il y a aide au développement et aide au développement. Je suis bien loin d’être un expert mais, souvent, nos projets occidentaux d’aide au développement me semblent profondément impregnée de nos valeurs, y compris donc croissancistes, etc. Ca n’est d’ailleurs pas anodin si on parle de pays « sous-développés ». C’est selon notre appréciation, notre culture. Alors, bien sur qu’il faut tout faire pour réduire les émissions de carbone de tout le monde. Et puisqu’on a fais beaucoup de progrès en médecine, il serait profondément humain (les mauvaises langues diront « utopique ») que d’en faire profiter tout ce qui en ont besoin. De la même manière, avec parfois peu de moyens, on peut faire une nette différence, comme en travaillant sur l’accès à l’eau!
Pour les pays émergents, c’est encore différent. La Chine me semble en parfaite capacité de se développer sans notre aide et selon une voie à peu près semblable à celle qui fût la notre. Mais c’est précisement ce qu’il faut éviter puisque ça n’est tout simplement pas soutenable et donc là, le rôle des pays développés serait de faire un maximum de coopération et de transferts technologiques leur éviter de refaire les mêmes erreurs que nous (tout à l’auto, consumérisme, …). Et autant dire qu’on ne peut pas décemment leur demander de calmer leurs envies d’adopter notre mode de vie sans nous même en changer. Qu’on le veuille ou non, la décroissance conviviale me semble la seule issue…
Enfin, revenons à un polémique plus légère, celle du cadeau!
C’est vrai que c’est valable pour tous les types de cadeau et que consciemment ou non, on projette dans ce qu’on décide d’offrir à l’autre une part de ce qu’on l’on aimerait se voir offrir soi-même. Ou alors, dans l’exemple que tu cites, un moyen de parvenir à nos fins. Le reproche peut donc clairement être généralisé à tous les cadeaux. Je n’ai pas de solution à ce problème. J’ai envie de dire, faisons moins de cadeau mais faisons les bien. Et avec l’argent non-dépensé en babioles inutiles, faisons une donation à une oeuvre qui nous tient à coeur… Ah, c’est beau de rêver!
Rédigé par isidore, le 04.12.09 à 17:55
Encore une belle arnaque..!
Voilà comment dédouaner et déresponsabiliser les pays du nord face à l’impact de leur comportements….Nous nous achetons une bonne conscience avec des cartes !
Mesdames, Messieurs les occidentaux, continuez à consommer, polluer, détruire comme depuis ces 50 dernières années, et offrez une carte pour compenser tout ça !
Simplement scandaleux !
Il n’y a pas 36 solutions pour renverser la vapeur quant aux enjeux climatiques, ils nous faut consommer MOINS !!!! (nous les occidentaux!!!)
Mais ça, bien sûr, il y en a quelqu’uns à qui cela ne plairait pas…cela même qui inventent des cartes de compensations carbones ! A bon entendeur !
Isidore