La Démongraphie…

Certains d’entre nous avaient déjà initié le débat sur l’une ou l’autre discussion alors je vous propose de la reprendre dans un article spécialement dédié.

Nos dirigeants sont en ce moment en train de faire de l’oeil à la petite sirène pour trouver une solution à notre insatiable besoin énergétique et surtout à ses conséquences sur notre environnement.

Mais voilà avec les données actuelles il est clair que si nous continuons de la même manière une seule terre ne nous suffira jamais.

Certains ont déjà établi qu’il nous faudrait à l’heure actuelle deux planètes aux ressources identiques à la terre pour combler nos besoins, pire si nous nous comportions comme des cow-boys c’est pas moins de 5 planètes que nous pillerions.

Et on continue sur la même lancée, nous étions 1 mds au début du siècle précédant et 6 mds au début de ce siècle.

A ce rythme nous devrions atteindre les 10 mds vers 2050 … Pourrons nous continuer indéfiniment ainsi ?

Cette perspective pour le moins angoissante a déjà eu une ébauche de réponse il y a maintenant 40 ans, cette réponse formulée à travers les travaux de John Calhoun de l’institut de santé mentale à Poolesville (Maryland) est loin d’être rassurante sur l’avenir de notre espèce (notez en passant que ce réflexe est très égoïste).

A travers ces recherches menées sur quatre couples de souris le psychologue John Calhoun a suivi la succession de la natalité et de la mortalité dans un milieu bien protégé, ces souris bénéficiant de nourriture à profusion et ne subissant aucune prédation.

Après un certain temps d’adaptation de 104 jours il put observer l’arrivée du premier souriceau, ensuite les choses accélérèrent et les naissances se sont succédées rapidement pour arriver à une colonie de 2 200 rongeurs en moins de deux ans.

En conséquence de cette explosion démographique, le volume alloué étant resté constant, les moeurs des animaux changèrent radicalement.

On observa ainsi des actes d’agression, de mutilation, d’agression sexuelle, de cannibalisme, … finalement un comportement assez proche de ce que nous voyons tous les jours dans les manchettes de nos journaux.

Pire ces actes ont eu une influence sur l’instinct maternel des femelles qui délaissèrent leurs progénitures.

Il résultat de cet abandon une génération de souris complètement stressée qui une fois l’age adulte atteint ne purent se comporter normalement.

Après un an et demi de croissance ininterrompue la population entra dans une phase de déclin conséquente au taux important de mortalité.

De manière assez frappante les survivants ne purent, une fois adulte, s’accoupler efficacement et quand bien même y parvenaient-ils que le taux de fécondité ayant fortement diminué, passant de 5 à 1 petit par gestation, il n’y eut plus de renouvellement de la population.

Les chercheurs observèrent ainsi que malgré une chute importante de la population il n’y eu pas de retour aux conditions de croissance de départ.

La dernière naissance fut enregistrée après 600 jours et plus aucun acte de reproduction ne fut enregistré après 920 jours.

Face à ce constat il fut mis fin à l’expérience 4 ans après son lancement, il ne restait plus que 122 survivants dont 22 mâles.

Par extrapolation les chercheurs estimèrent que la population aurait du s’éteindre définitivement un an plus tard.

Voilà donc l’expérience d’une population qui n’a pu contrôler ses naissances …

D’après un article de Gilles Goetghebuer.

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