C’est la question que s’est posée l’Ukerc (Centre de recherche sur l’énergie du Royaume Unis) et la réponse est « Avant 2030 » mais la date exacte est sans intérêt.
On parle ici de Peak Oil ou en français de pic pétrolier c’est à dire le moment à partir duquel la production baissera irrémédiablement du fait du tarissement des puits et du non renouvellement par la découverte de nouveaux sites.
Précisons que ce Peak Oil est annoncé depuis des années et que les progrès technologiques et les nouvelles découvertes n’ont eu de cesse que d’en repousser l’apparition (on vous en parlait déjà ici).
Aujourd’hui il faut néanmoins se rendre à l’évidence qu’un jour on viendra à bout des ressources et la difficulté à prévoir cette date réside dans le fait qu’il y a quelques inconnues.
D’abord les réserves de pétrole mondiales sont estimées (et donc non connues précisément) à partir des données fournies par les compagnies pétrolières (qui ont intérêt à gonfler leur stock, leur valorisation boursière en dépendant).
Ensuite les conditions d’exploitation ont évolué tant et si bien que des puits considérés comme taris ont réouvert grâce à l’utilisation de nouvelles technologies d’extraction.
Pour terminer certains sites inexploitables économiquement à un pétrole à 70$ le baril le deviendront lorsque le pétrole gratterra les 100$ ou chatouillera les 200$.
La question est donc : « Mais alors quand ? »
C’est dans un rapport étayé de 500 pages publié ce 8 octobre que l’on peut trouver la réponse à cette question. Lire la suite
Un nouveau choc pétrolier, c’est en réalité ce que craint Jean Pierre Favennec, Directeur expert de l’Institut Français du Pétrole (IFP, une institution très réputée et reconnue dans le domaine). Rien que ça, et pourquoi me direz vous ? Et bien parce qu’avant la crise, le marché de l’offre et de la demande étaient juste à l’équilibre et pourtant certains trouvaient déjà les prix assez élevés. Lorsque la crise se terminera, la demande est sensée repartir de plus belle… Et la production risque de ne pas suivre ! En effet, certaines compagnies ont du revoir à la baisse le nombre de projets d’investissement (il parle d’une réduction de 30% uniquement cette année). De plus, les pays producteurs de pétrole risquent de ne pas vouloir suivre indéfiniment la croissance de la demande.
Certains verront également là le signe qu’on a dépassé le pic du pétrole mondial. Il en profite également pour toucher un mot sur la consommation, prenant l’exemple de la Chine, qui consommerait à elle seule la production mondiale pour son transport si elle se portait au niveau de l’Europe au niveau des équipements
Enfin, je terminerai en vous citant une phrase que j’ai appréciée, au sujet des réserves emprisonnées de l’Arctique qui font rêver certains :
Il y aurait – et je parle au conditionnel – entre 50 et 100 milliards de barils sous l’Arctique. Contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas un eldorado et encore moins la nouvelle Arabie Saoudite. C’est une petite mer du Nord ! Même en tenant compte du potentiel de développement de cette région du monde, le compte n’y est toujours pas
On peut lire à gauche et à droite que grâce à la crise économique que nous traversons les émissions de CO² sont en bernes.
Bravo, alléluia … faisons un feux de joie et bénissons les banquiers !
STOP!
Ne nous y trompons pas, certes ponctuellement les émissions de CO² ont diminué et bien entendu la crise y est pour quelque chose.
Vu le prix des carburants nous mesurons nos déplacements ; le commerce ressent la crise donc il nécessite moins de transport de marchandise.
Qui dit moins de vente dit activité industrielle au ralenti et tout cela bénéficie à la réduction de nos émissions de CO².
Mais attention l’objectif n’est pas ponctuel et quand la machine se remettra en route nos émissions reprendront de plus belle..
Ainsi alors que les prix du pétrole atteignaient des sommets, il y a 18 mois, certains producteurs d’électricité ont investit dans le charbon, moins cher mais surtout plus polluant.
Enfin l’économie d’énergie, la lutte contre la pollution en général et le réchauffement de la planète en particulier nécessitent de lourds investissements et aujourd’hui alors que l’argent manque et que des choix sont à faire les investisseurs se montrent très frileux.
Certains ont d’ailleurs calculé que les investissements nécessaires se chiffraient aux alentours de 5 milliards de dollars et que chaque seconde de retard participait à l’inflation de ce montant.
Alors oui la crise d’aujourd’hui apporte une bouffée d’air frais mais ne chantons pas louange, le réveil risque d’être très douloureux.
Certains économistes voient ainsi une chance unique pour limiter le réchauffement de la planète pour autant que les politiques adéquates soient mises en place rapidement.
Et malheureusement les politiques ont souvent des visions très courtes ne dépassant guère que les prochaines élections.
On vous parlait ici de la réflexion menée en France au sujet des péages urbains. Ce jeudi matin, M. Clerfayt, ministre d’Etat aux finances a déclaré que le péage urbain était également une option pour décongestionner Bruxelles.
Selon lui, 10% d’automobilistes en moins sur les routes de la capitale amélioreraient significativement la fluidité du trafic. Citant également les villes de Londres et Stockholm, il espère ainsi pouvoir diminuer les pertes de temps et le stress des automobilistes. Pour lui, « Cela mérite peut-être que l’on paie quelques euros pour ce résultat ».
L’argent récolté serait bien évidemment réinvestit dans l’entretien des voiries et dans les transports en commun. Vous en pensez quoi ? Ca pourrait marcher en Belgique avec les transports en commun actuels ?
Notre cher Bonfire parlait ici de la question du nucléaire. Je ne peux résister à l’envie de vous suggérer également à mon tour une petite vidéo…
Il s’agit en fait de la vidéo de publicité pour le site belge sur le nucléaire développée par les professionnels du nucléaire. Ils tentent de défendre la mauvaise image que traîne leur énergie, bien souvent due plus à une peur provenant d’un manque d’information voir de désinformation. Après, vous me direz que c’est logique qu’ils défendent leur gagne pain… Et bien pas vraiment, car ils exposent également le mauvais côté du nucléaire, ils vous proposent de voir que tout n’est pas tout rose.
Je vous recommande fortement LEUR SITE, qui est particulièrement clair et complet. Quand vous aurez fait votre petit tour et que vous pensez avoir une opinion sur le sujet, n’oubliez pas de nous en faire part !
Nous parlerons ici de fission nucléaire, le rêve étant un jour de voir des centrales à fusion beaucoup plus puissantes mais surtout pratiquement pas polluantes.
Il est parfois difficile de se faire un avis sur le nucléaire, il y a des avantages indéniables à cette énergie dites décarbonée mais il ne faut pas occulter les problèmes inhérents au traitement des déchets.
Pour vous faire une opinion, un avis, circonstancié je vous invite à regarder le reportage qui sera diffusé sur ARTE le 13 octobre à 20h45.
Le titre est éloquent : « Déchets, le cauchemar du nucléaire » dont voici un court extrait :
Sans vouloir me faire l’avocat du diable il faut reconnaitre qu’à moins de trouver une solution de traitement de nos déchets, nous lèguerons à nos descendants un lourd héritage.
Néanmoins aujourd’hui supprimer simplement ce mode de production d’énergie serait également un suicide.
Il est des choix difficiles à faire entre la peste et le choléra …
Ils avaient déjà les péages autoroutiers, maintenant ils veulent les péages urbains, mais où s’arrêteront-ils ? Trêve de plaisanteries, l’idée des péages urbains, déjà mise en place dans certaines grandes villes comme Londres ou Stockholm, refait surface en France, mais l’idée n’est pas tout à fait la même que pour les autoroutes. Bien sûr, comme pour ces dernières, l’argent récolté servira en partie à l’entretien des voiries, mais ici, l’idée est plus de pouvoir décongestionner les grandes villes engorgées de trafic et de diminuer la pollution à l’intérieur de celles-ci.
L’argent récolté pourrait également servir à l’amélioration des transports en commun. L’idée serait d’appliquer ce système de payement à toutes les villes (qui le désirent évidemment) de plus de 300 000 habitants. Paris serait donc une énième capitale européenne à appliquer ce principe.
Les premières études dans les villes à péage urbain révèle une diminution d’environ 15% du trafic routier, mais on a pas encore le recul nécessaire pour analyser l’impact à long terme. Personnellement, je trouve l’initiative excellente, pour peu qu’elle soit accompagnée des aménagements nécessaires. J’ai en tête un récent voyage à Amsterdam, qui propose sur l’extérieur de la ville des parking P+R (pour Park & Ride), vous déposez votre voiture pour presque rien et le ticket de train+métro pour rejoindre le centre ville est compris dans le prix !
Voilà une des affirmations souvent faites par les opposants aux projets éoliens, ils crient à qui veut bien entendre : “Les éoliennes sont bruyantes !”
Alors réalité ou légende urbaine ?
Pour le vérifier allons sur le site des plus grandes éoliennes du monde situé en France (*) et qui développent une puissance de 3MW chacune.
(*) Pour votre culture sachez que les plus grandes éoliennes au monde sont en cours d’installation à Estinnes ville du Hainaut située à côté de Binche, elles ont une puissance de 6MW chacune. Ce record ne tient que pour les éoliennes terrestres les parcs marins ayant des machines beaucoup plus grandes.
Avant de répondre à la question passons sur le côté gigantesque de ces machines, et comme une image vaut mieux qu’un long discours je vous laisse apprécier les engins.
C’est pour dénoncer le réchauffement climatique et l’impact sur les vignobles français que quelque 700 personnes se sont laissées prendre par l’objectif du photographe américain Spencer Tunick.
Bien entendu rien de frivole là dessous si ce n’est que c’est nu comme une grappe de raisin (bhein quoi vous avez déjà vu une grappe de raisin habillée ?) que les invités ont immortalisé l’instant.
Allez zou photo …
C’est à l’insitiative de Greenpeace qui en matière de communication n’a jamais froid aux yeux que cette manifestation a eu lieu.
Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, a ainsi déclaré : Lire la suite
Des scientifiques viennent d’annoncer une amélioration significative des performances de cellules photovoltaïques au silicium monocristallin. Ils ont en effet obtenu un rendement de 23.4%.
La nouvelle est très intéressante puisque qu’elle provient de la très sérieuse Fraunhofer, dont on vous parlait déjà ici pour des batteries imprimables.
23.4%, c’est considérablement mieux que ce qu’on produit actuellement sur le marché (entre 12 et 17%) mais ce n’est pas le record pour le silicium monocristallin. Le record est en effet de 25% de rendement et est détenu par des chercheurs australiens. Quel est donc la nouveauté me direz-vous ? Et bien en réalité, l’avancée tient dans le fait que cette technologie est beaucoup plus facile à mettre en place et beaucoup moins chère que la détentrice du record, tout en affichant des performances légèrement inférieures mais comparables.
De plus, on travaille avec du silicium monocristallin, c’est à dire qu’on a pas besoin d’éléments totalement nouveaux par rapport à ceux qui sont actuellement utilisé, si ce n’est pour la manière de doper le silicium. Personnellement 23.4%, ça m’enthousiasme déjà beaucoup plus que les performances actuelles.
Reste à savoir l’influence des conditions d’utilisation sur le rendement global de production car c’est ça au final qui intéresse le producteur d’électricité solaire. Enfin, aucune date n’est avancée pour la commercialisation d’une telle technologie.
Vaste débat chez nos voisins entre le coût CO² d’un déplacement en avion comparé à celui d’un déplacement en TGV.
Vaut-il mieux faire Paris-Marseille à bord d’un avion ou dans le train ?
Personnellement en terme de confort j’ai déjà choisi le train … mais mon avis personnel ne vaut pas un pet de CO² !
La réponse semble évidente à tout un chacun et pourtant c’est loin d’être aussi facile à déterminer.
En effet si l’option rail bénéficie d’un transport peu gourmand en énergie, comparé à l’avion, il faut inclure dans le calcul la dépense effectuée pour construire tout l’infrastructure ferroviaire.
Aujourd’hui le RFF (réseau ferré Français), la SNCF et l’ADEME (Agende De Environnement et Maîtrise de l’Energie) ont profité de la construction d’une nouvelle ligne grande vitesse pour calculer le bilan carbone global. Lire la suite
Vous l’avez lu sur le site, vous l’avez entendu par ailleurs, le salon de Francfort fait la part belle aux voitures électriques.
Celles-ci sont qualifiées d’ailleurs de voitures propres ou de voitures zéro émission par certains contructeurs.
Mais quand est il exactement ?
L’électricité est actuellement produite à partir de combustible fossible, d’uranium ou d’énergie renouvelable.
L’engouement dans nos contrées pour les projets solaires et éoliens est tel qu’on se rend difficilement compte que finalement les deux tiers de l’électricité mondiale provient de combustible fossile dont 40% vient du charbon.
Certains pays dépendent même pratiquement exclusivement d’énergie fossile, ainsi en Pologne c’est 98% de l’électricité qui est issu du non renouvelable.
Revenons à notre fée et dans nos proches contrées. Lire la suite
Certains d’entre vous le savent sûrement déjà, Toyota propose depuis la version 3 de sa Prius, des panneaux solaires en option à environ 1500€ sur le toit de cette dernière.
Quel est l’utilité de ces panneaux solaires ? Et bien au début, l’idée semblait extrêmement prometteuse, permettant de recharger la batterie dès qu’il y a du soleil. En plus, on espérait pouvoir disposer d’une puissance d’environ 150 Wc, sachant qu’un mètre carré de panneau installé sur un toit développe 125 Wc.
Un peu de détente aujourd’hui avec un site très sympathique (du moins pour ceux qui aiment la langue de Shakespeare), j’ai nommé « The Animals Save The Planet ».
On retrouve sur ce site une série de vidéos mettant en scène des animaux qui réalisent quelques éco-gestes de tous types pour tenter de nous transmettre le message. C’est réalisé de manière assez fun, j’en veux pour preuve le fond d’écran très sympa qui sert d’illustration à ce billet ! (Pour la traduction, c’est écrit : Aidez à sauver la planète, éteignez ce que vous n’utilisez pas)